Jean Borella
Jean Borella
Ce livre inédit est issu des réflexions de l'auteur à partir de René Guénon et de Frihjof Schuon sur les carences supposées de la théologie et de la métaphysique chrétienne, mais aussi sur la tendance inverse des théologiens contemporains à dévaluer le discours doctrinal au profit d'une foi purement existentielle et antidoctrinale qui ne peut plus s'investir que dans la morale. C'est pourquoi il reprend le problème général des rapports de la métaphysique sacrée et de la religion. S'il n'y a pas d'autre réponse au criticisme théologique que l'intellectualité sacrée, mais à quelles conditions le risque qu'elle dévie vers l'abstraction peut-il être évité ?
Lors de l'immédiat "après-concile", théologiens et hommes d'Eglise mettent en question certains dogmes fondamentaux de la foi chrétienne, au nom de l'amour de l'humanité. Cet ouvrage montre qu'il y avait au coeur de la passion d'amour qui animait une Eglise en révolution, une illusion et une perversion de la charité, dans sa nature même. D'où la nécessité de présenter une conception, nouvelle dans sa forme, qui offre à la foi le terreau où elle peut s'enraciner.
Dans ce recueil de textes, Jean Borella offre des aperçus passionnants et pour la plupart inédits sur l'essentiel des problématiques qui ont alimenté sa réflexion, celle d'un philosophe fondamentalement métaphysicien. Pour cela il interroge trois domaines d'une importance décisive. D'abord, le symbolisme sacré dans ses rapports avec la métaphysique et la liturgie, conclu par un dernier chapitre admirable, dont le titre dit tout : « La beauté est la nourriture de l'âme. » Ensuite, les sciences modernes, lesquelles donnent lieu, entre autres, à une analyse critique et inattendue de l'influence des sciences humaines sur les experts du concile Vatican II. Enfin, la logique, si rébarbative pour tant d'étudiants en philosophie. L'auteur se penche, en particulier, sur le principe de non-contradiction et les variations de la notion de possible. Pour couronner le tout, il aborde la question de l'« assomption métaphysique de l'être » à travers une réflexion sur les notions de dualisme et de non-dualisme, qui illustre et résume les enjeux intellectuels d'une métaphysique chrétienne qui va jusqu'au bout d'elle-même.
Ce livre n'est pas un traité de théologie dont les parties s'enchaînent suivant la nature des thèmes abordés. C'est plutôt un ensemble rhapsodique qui témoigne de la nécessité de résister à un processus de dissolution dont les manifestations se multiplient. S'y font entendre les réactions - parfois vives - de l'auteur à divers événements ecclésiaux, éditoriaux ou médiatiques qui ont marqué le catholicisme contemporain. D'où la grande variété de leurs sujets. Ces événements sont évalués au regard de la philosophie et jugés en fonction des exigences de la foi, ce qui conduit à des conclusions parfois inattendues... L'auteur a rédigé ces pages dans l'espoir que le lecteur y retrouve bien des richesses métaphysiques et spirituelles trop souvent méconnues de la grande Tradition catholique.
Jean Borella répond à ses détracteurs et rétablit certaines données de l'histoire des idées religieuses, qui attestent le fondement scripturaire et la rigoureuse orthodoxie de ce que S. Paul lui-même appelle la gnose, une gnose cependant dégagée du gnosticisme qui en a usurpé le nom. Ce livre vient à son heure, au moment où le pape Benoît XVI rappelle que "la gnose authentique est un développement de la foi, suscité par Jésus-Christ dans l'âme qui est unie à lui".
Venant du fond des âges et de toutes les régions du monde, les contes de fées fourmillent d'indications historiques ou ethnographiques. Ne délivrent-ils pas, secrétement, un enseignement sur le devenir spirituel de tout être humain ? Cet ouvrage, après un panorama sur leur histoire et leurs interprétations, propose le commentaire de trois contes : Le Petit Poucet, La Jeune Fille aux mains coupées, et Ce que fait le Vieux est toujours bien fait.
Cet ebook est la version numérique du guide sans interactivité additionnelle. Nouvelle mise à jour du Routard, le guide de voyage n°1 en France ! Riche, énergique, créative, bouillonnante, ensoleillée à longueur d'année : la Cité des Anges continue de porter le rêve américain à bout de bras ! Et d'incarner l'esprit côté ouest, de l'usine à rêves de Hollywood aux plages de surf en passant par le roller, le skate, le body-building, l'art et la mode. Dans Le Routard Los Angeles, mis à jour par nos spécialistes, vous trouverez :Une première partie en couleurs pour découvrir la destination à l'aide de photos et de cartes illustrant les coups de coeur de nos auteurs ;des itinéraires thématiques et géographiques, avec toutes les infos et astuces dont vous avez besoin pour réussir et profiter pleinement de votre voyage ;des activités (la découverte de la réserve naturelle de Joshua Tree National Park, du surf à Huntington Beach), des visites (déambulez le long du Walk of Fame à Hollywood Boulevard, visitez The Broad, musée d'art contemporain emblématique), à partager en famille, entre amis ou en solo ;un plan avec toutes les bonnes adresses du Routard positionnées ;et, bien sûr, le meilleur de la destination et des pas de côté pour découvrir Los Angeles hors des sentiers battus...Merci à tous les Routards qui sont solidaires de nos convictions depuis 50 ans : liberté et indépendance d'esprit ; découverte et partage ; sincérité, tolérance et respect des autres.
Ce livre est considéré comme le texte fondateur d'une nouvelle épistémologie. On y trouvera, en introduction à La crise du symbolisme religieux, une théorie du symbole qui entend renouer intelligiblement, par-delà les déconstructions contemporaines, avec les doctrines anciennes d'Orient et d'Occident. Point nodal du discours métaphysique, le signe symbolique est le lieu où nature et culture se convertissent l'une à l'autre, c'est-à-dire où, sans se confondre, être et sens sont réconciliés.
Dans cette troisième édition revue et augmentée du Sens du surnaturel, jean Borella tente de répondre à la question chère au pape Benoît XVI : comment concilier foi et raison, grâce et liberté ? Or, depuis trois siècles, théologiens et philosophes se refusent d'établir une continuité entre le naturel et le surnaturel. Un bref essai, initialement publié à part, complète l'essai et rend compte brièvement de ce qui a guidé l'auteur dans sa réflexion de toute une vie sur le symbolisme sacré.
L'actualité est tout autant celle, parfois navrante, du spectacle du monde et celle, sacrée, des temps liturgiques. D'ailleurs, ces actualités se superposent. À travers chacune d'entre elles, comment, pour un chrétien de notre époque, demeurer « le sel de la Terre » ? Au seuil du nouveau millénaire, voici donc quelques grains de sel ajoutés sur des thèmes bien connus : l'Homme et sa liberté, l'expérience du Beau, l'effondrement du communisme, la miraculeuse alliance du surnaturel et de l'historique, pour n'en citer que quelques-uns. Toutefois, en eux se cachent parfois des difficultés aussi redoutables qu'inaperçues. Puissent donc ces grains de sel aider à réveiller en nos âmes la saveur unique de la vérité chrétienne.
Ce livre ne procède pas à une condamnation en règle de la méthode historico-critique de l'exégèse moderne. Dans la mesure où cette exégèse vise à préciser les significations bibliques, elle est aujourd'hui nécessaire et souvent éclairante. Cette méthode n'est d'ailleurs pas exclusivement moderne. Ce qui est en question, ce sont les conclusions herméneutiques qu'une partie de l'Église a cru pouvoir tirer de cette exégèse sur le sens de l'Écriture. Ces conclusions sont fondées sur une argumentation « philosophique » d'une extrême faiblesse ; elles conduisent au rejet des certitudes de la foi. Et le peuple chrétien, soumis aux autorités, ignore ces bouleversements.
Lorsqu'un physicien et un métaphysicien se joignent pour traiter philosophiquement de la science, on peut s'attendre à l'effet d'une bombe. On ne sera pas déçu. C'est que les récents faits et démonstrations scientifiques mettent un terme objectif à quelques siècles d'illusions relativistes et d'idéologie scientiste. La philosophie, celle qu'exerce l'homme de science comme celle que déroule le métaphysicien, retrouve ses droits pleins et entiers et peut proposer, à côté d'une science restituée, sa compréhension du monde et de l'homme. Que la restauration de la vision du monde permettre le recentrage de l'homme, nul n'en sera surpris. (Bruno Bérard)
La présence de femmes-prêtres est attestée dans beaucoup de religions, sauf dans le judaïsme et le christianisme (catholique et orthodoxe). S'agit-il d'une survivance ? Est-elle encore admissible aujourd'hui, alors que des scientifiques mettent en cause la notion même de " genre ", masculin ou féminin ? Jean Borella prend la question par l'autre bout : en quoi le sacerdoce christique disconvient-il, relativement, à l'être féminin-sans que l'être masculin y soit, pour autant, nécessairement destiné par nature ?
Ce livre n'est pas un récit autobiographique. L'auteur y a principalement rassemblé les textes que deux événements l'ont amené à rédiger. Le premier est la rencontre avec les oeuvres de René Guénon et de Frithjof Schuon. Le second événement qui le frappa brutalement dans sa fidélité à la tradition de la foi catholique, fut le concile Vatican II et la crise de l'Eglise qui s'y révéla quasi officiellement. Ces textes sont la mémoire et les témoins d'une méditation continue qu'une seule interrogation a orientée : qu'a voulu nous faire entendre Dieu en nous les donnant à connaître et à vivre au cours du dramatique XXe siècle ?