Jean-Baptiste-Joseph Champagnac
Jean-Baptiste-Joseph Champagnac
FABLE.UNE abeille, jeune, étourdie, Pour composer un miel parfait, Se réglait sur sa fantaisie,,Et croyait chaque fleur utile à cet effet.Modérez-vous, disait sa mère : Pourquoi tant de vivacité ?Triez vos fleurs. - Non, non, laissez-moi faire ;Vous verrez ma capacité,Lui répliquait la jeune abeille.Notre indocile, au milieu de l'été, Dit à sa mère : Enfin, j'ai fait merveille :Venez, voyez, goûtez mon miel ; Il est comme on n'en trouve guère.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Manoir royal de Nogent. - Caractères de Berthe et de Théodoric. - Leur éducation par Gozlin. - On annonce l'arrivée des Normands.A l'extrémité de l'antique bois de Vincennes, non loin de l'endroit où la Marne vient mêler ses eaux aux eaux verdâtres de la Seine, au sein de charmantes îles aujourd'hui couvertes de riantes maisons de campagne, mais longtemps désertes et abandonnées aux heureux caprices de la nature, on jouit d'une ravissante perspective qu'offre une plaine immense arrosée par la Marne.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
OSOROTH régnait sur l'Égypte. Un peu avant de monter sur le trône, il avait épousé la princesse Nephté, fille du roi de This, dont les États étaient situés entre Memphis et Thèbes, à l'occident du fleuve du Nil. Il eut de cette princesse trois enfants, dont l'aîné se nommait Aménophis. La naissance de ce premier-né avait comblé de joie tout le royaume, par l'amour que les peuples avaient pour le roi et surtout pour la reine, qui, bien que dans une grande jeunesse, gouvernait l'État avec une sagesse et une bonté dignes d'admiration ; car Osoroth, qui n'était parvenu à la couronne qu'à l'âge de cinquante ans, et qui avait toujours vécu étranger aux affaires, avait cru devoir confier à la reine les soins du gouvernement.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.