Jean-Baptiste Botul
Jean-Baptiste Botul
" En 1938, Botul, chauffeur de taxi à Rome, met au point une thérapie révolutionnaire : la taxi-analyse. Son premier client est un médecin viennois. Il s'appelle Sigmund Freud. " En trente séances, et autant de courses à travers la capitale italienne, Botul se penche sur le cas de son illustre patient, atteint du cancer de la mâchoire qui l'emportera l'année suivante. Autrement dit, les deux hommes font de la psychanalyse à l'envers : le thérapeute cause, le client se tait. De quoi est-il question ? Essentiellement de la vie et de la mort - Botul pointe les inconvénients de l'existence et digresse dans son style caractéristique. Si l'érudition le dispute à la drôlerie, à la fin, c'est la lucidité qui triomphe : " La ruine est notre destin, la poussière notre élément, l'éboulis notre bilan. " En quoi Jean-Baptiste Botul est grand.
" L'essentiel est de nous débarrasser du principe de non-contradiction, en posant qu'on peut à la fois penser au trou et au non-trou, voire au trou dans le trou. C'est-à-dire au trou percé. " J.-B. Botul
Philosophe méconnu du XXe siècle, esprit inclassable en marge de toutes les écoles, Jean-Baptiste Botul (1896-1947), auteur de tradition orale, traverse en 1938 une crise profonde mais féconde. Considérant que la philosophie des « choses mêmes » ne s'est pas assez intéressée aux choses molles, Botul crée et explore le concept de mouité. Il en tire des idées étonnantes, qui bouleversent la phénoménologie ambiante, sur l'Être, le néant, la charcuterie, le fromage, les seins des femmes, le transport des valises et les années trente.
Comment peut-on être à la fois un grand séducteur et l'un des plus grands criminels du xxe siècle ? Jusqu'à la découverte de cette correspondance, tout n'était que spéculation. Au fil de cet échange épistolaire, le philosophe Botul, auteur de La Vie sexuelle d'Emmanuel Kant, conduit Landru à se dévoiler... Ces lettres nous offrent enfin un témoignage direct du monstre de Gambais, celui d'un Landru voulant remédier à la triste condition des femmes...