Jean Aron
Jean Aron
Entre poésie et épure, Phares de graminées invite à une méditation sur la lumière et le silence. Jean Aron, proche d’Eugène Guillevic, y déploie une écriture où chaque mot devient un phare dans la brume des émotions.
Napoléon était-il un Européen de la première heure ou un génial guerrier avide de pouvoir. Pouvait-il il y a presque 200 ans réaliser par la force ce que nous tentons aujourd'hui de réunir pacifiquement ? Nombreux sont les Vosgiens qui ont suivi Napoléon dans ses campagnes. C'est une tradition pour nous de répondre favorablement aux grands desseins nationaux. Jean-Paul Claudel s'est attaché à étudier l'influence de cette période troublée sur le département des Vosges dans la vie politique, quotidienne, économique et culturelle. Suite logique de « Les Vosges sous la Révolution », cet ouvrage apporte des éléments importants sur l'histoire de notre département.
La poésie de Jean Aron s'exhale des brûlures du regard. Elle dégage avec minutie les ruines affectives. Son écriture est une affiche inlassablement collée sur tout fossile dont il ne peut oublier qu'il fut la Vie, sur tout outil de métal ou de pierre sur lequel il reconnaît les traces d'une main. Jean Aron va, dévorant de son acuité les trames essentielles d'une lumière déroulée entre nuit et brouillard, jaillie d'une sépulture de siècles et métamorphosant la roche en étoile. Il nous donne à lire chacune de ses blessures comme, ailleurs, on partage le pain et le vin.
« Jean Aron, poète de la finesse et du ciselé, a su voir « au-delà » de l'univers et de l'homme cosmique des peintures de Chardin. Il a su se mettre à l'écoute de la Métamorphose. Il a su aimer l'oeuvre du peintre et de la meilleure et la plus intelligente façon qui soit : en très attentive émotion. »