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Jacques Derrida

Jacques Derrida

Jacques Derrida (1930-2004) est l'un des philosophes les plus influents du XXe siècle, fondateur de la **déconstruction**. Son œuvre, marquée par une réflexion radicale sur le langage, l'écriture et la métaphysique, a profondément renouvelé la philosophie, la critique littéraire et les sciences humaines. Publié dans la collection *Tel Quel* aux éditions du Seuil, *L'Écriture et la Différence* reste l'un de ses textes les plus célèbres, aux côtés d'autres ouvrages majeurs comme *De la grammatologie* ou *Marges – de la philosophie*.
35 livres
Couverture ebook de Déplier Ponge, de Jacques Derrida
Presses Universitaires du Septentrion | 21 novembre 2020

PONGE, DERRIDA : voilà les interlocuteurs d'une rencontre exceptionnelle. Jacques Derrida n'a eu de cesse de montrer que la philosophie, comme la littérature, est au travail dans la langue. La littérature vient, depuis toujours, inquiéter la philosophie en l'invitant à quitter sa position de surplomb. Peut-être est-ce l'une des raisons de la fascination de cette dernière pour l'oeuvre de Ponge, de Bernard Groethuysen à Henri Maldiney, en passant par Jean-Paul Sartre et Jacques Derrida. Ce dernier lui a consacré un livre, Signéponge, dont cet entretien est en quelque sorte le post-scriptum. Jacques Derrida se retourne sur son commentaire, l'explicite et le prolonge. Des questions aussi diverses que celles de la signature, de l'idiome, de la chose, de la métaphore, de la mise en abyme ou encore de l'éthique y sont posées. En matière d'écriture, Ponge et Derrida nous l'ont appris, il n'y a pas de point final.

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Couverture ebook de Manifeste pour l'hospitalité : autour de Jacques Derrida, de Jacques Derrida
FeniXX réédition numérique (Paroles d'aube) | 31 mars 2016

Notre fin de siècle étant caractérisée par une entropie généralisée, nous en sommes venus à oublier, dans notre usage du quotidien, que l'hospitalité revient à user, avant les mots et les codes sociaux, une éthique de l'Autre. L'Autre en face de moi n'est pas une figurine destinée à disparaître dès que la rencontre aura cessé. À partir d'une démarche active, la présence de Jacques Derrida et la participation de Michel Wieviorka, nous avons tenté de montrer comment dans la recherche d'une hospitalité s'opère la recherche de l'équilibre social : Une hospitalité sans condition appelle à une réinvention de l'hospitalité, une hospitalité inventive, dont les textes ici réunis montrent qu'elle n'est pas seulement un droit à l'hospitalité mais l'éthique même de l'hospitalité : la paix. L'aube c'est l'instant où se lève la parole et avec elle toute lumière. Dehors il fait froid. On ouvre la fenêtre, on jette du sel aux anges, quelques questions aux écrivains. Ils y répondent avec cette voix qui n'est plus celle de la vie courante, pas encore celle de l'écriture, avec cette voix faible - courante sous la cendre ; tremblante sous la page.

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Couverture ebook de La voix et le phénomène : Introduction au problème du signe dans la phénoménologie de Husserl, de Jacques Derrida
PUF | 20 mai 2026

Publié en 1967, la même année que De la grammatologie et L'écriture et la différence, La voix et le phénomène est l'un des trois ouvrages fondateurs qui érigent le concept phare de la philosophie derridienne : la « déconstruction ». Reprenant rigoureusement la théorie de Husserl de la voix intérieure comme lieu de la conscience, Derrida montre que le sens n'est en réalité jamais immédiatement présent à la conscience car il dépend toujours d'une forme de médiation. Il y a impossibilité d'une présence pure, la trace précédant le signe. On trouve dans cette oeuvre les prémices du concept à venir de « différance ». Préface de Catherine Malabou.

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Couverture ebook de Force de loi, Voyous, Fichus, de Jacques Derrida
Seuil | 28 mai 2026

Au tournant des années 1990, alors que la chute du mur de Berlin et l’essor de la mondialisation transforment les équilibres internationaux, Derrida prononce sa célèbre conférence : « Du droit à la justice ». Celle-ci ouvre Force de loi, livre essentiel devenu indisponible, auquel il était urgent de donner un nouvel accès. Y associer Voyous ainsi que Fichus, son discours de remerciement tenu lors de la réception du prix Adorno en 2001, permet d’élargir le regard porté sur ce texte classique. On y suit le fil d’une pensée politique qui n’a cessé de se confronter aux bouleversements du monde, en formulant l’exigence même qui a poussé Derrida à s’exposer aux événements : répondre à l’appel de la justice, tel qu’il s'énonce, là, maintenant. Au cœur de ces pages se dessine une inquiétude qui résonne avec une force particulière aujourd’hui : celle d’un effondrement toujours possible du droit et de la justice, emportés dans un mouvement d’autodestruction des démocraties et de l’héritage des Lumières. Ces trois titres sont précédés d’une préface de la philosophe Marie Goupy, qui propose une mise en perspective depuis les enjeux du présent. Ils sont suivis d’une lettre de Walter Benjamin à Gretel Adorno, ainsi que de la traduction inédite en français du discours de laudation de Derrida prononcé par Bernhard Waldenfels à l'occasion de la remise du prix Adorno. Né en Algérie en 1930, philosophe majeur du xxe siècle et initiateur de la « déconstruction », Jacques Derrida est l’auteur d’une œuvre considérable, lue dans le monde entier. Il meurt à Paris fin 2004.

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Couverture ebook de La Chose, de Jacques Derrida
Seuil | 28 mai 2026

Entre 1975 et 1977, Jacques Derrida s’engage dans un séminaire énigmatique, voire obscur au premier abord, intitulé La Chose. Ce séminaire se révèle pourtant l’un des plus fascinants de son œuvre : il se situe au carrefour de plusieurs de ses textes les plus audacieux, La Dissémination, Glas, La Vérité en peinture et La Carte postale. Déjà, il mobilise la lecture des corpus philosophiques, littéraires et psychanalytiques que Derrida ne cessera d’approfondir dans les décennies suivantes. Chaque année d’enseignement est consacrée à une analyse à la fois parallèle et alternée où le philosophe fait se croiser l’œuvre de Heidegger avec celles de Ponge (1975), de Blanchot (1976) et de Freud (1977). La Chose permet ainsi de redécouvrir ces textes en montrant toute l’attention que le philosophe accorde à cette chose non humaine – un apport philosophique essentiel pour les grandes questions d’écologie, de matérialisme et d’éthique qui sont les nôtres aujourd’hui. Derrida avait un jour formulé le souhait de réunir ces séminaires et ses notes sur la thématique de « Donner le temps » (1977-1978). Ce vœu est maintenant exaucé en publiant dans ce volume la sixième séance inédite de Donner le temps II, où il soulignait le lien étroit reliant la chose et le don car, selon Derrida, « le don est peut-être l’affaire de la chose, la chose affaire du don ». Édition établie par Philippe Lynes.

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Couverture ebook de Témoigner, de Jacques Derrida
Seuil | 20 novembre 2025

Des fantômes hantent ces pages, les fantômes de témoins disparus. Leur passage est annoncé par un propos du poète Paul Celan : « Nul ne témoigne pour le témoin. » C'est à partir de ces vers que Jacques Derrida demande ce que « témoigner » veut dire dans un séminaire de l'année 1992-1993. Poursuivant la problématique ouverte l'année précédente ayant pour motif l'affaire du « secret », le philosophe questionne ici l'expérience de ce qui est pour lui l'acte le plus quotidien des êtres parlants - car « chaque fois que je parle je témoigne dans la mesure où tout énoncé implique "je te dis la vérité, je te dis ce que je pense, je témoigne devant toi" ». Témoigner devant un tribunal ne serait donc qu'un cas particulier de ce principe de fiabilité ou de crédibilité, d'engagement envers l'autre fondé sur la foi en l'autre, sur la structure du serment, que le nom de Dieu soit prononcé ou non, que cela ait lieu dans une situation judiciaire ou dans un engagement passionnel, voire une banale conversation. Le principe sera testé dans des circonstances diverses qui vont du grand paradigme qu'est la Shoah (représenté tant par la poésie de Celan que par le film de Claude Lanzmann) au procès de Rodney King (qui avait lieu à Los Angeles à l'époque), de l'énoncé « je t'aime » à des discussions sur Descartes, Husserl, Heidegger et Blanchot. Au coeur de ces recherches se trouvent la distinction entre témoigner et prouver, la possibilité « nécessaire » du parjure, et le dilemme d'un moment unique que le témoin doit éprouver puis répéter en le racontant, dilemme retrouvé dans le témoignage vidéo et d'autres médiations modernes qui ne cessent de démontrer la contemporanéité et la pérennité des enjeux abondants du volume.Édition établie par Peggy Kamuf et David Wills.

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Couverture ebook de Legs de Freud, de Jacques Derrida
Flammarion | 9 septembre 2025

Comment une écriture autobiographique, dans l'abîme d'une auto-analyse non terminée, peut-elle donner sa naissance à une institution mondiale ? La naissance de qui ? De quoi ?

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Couverture ebook de Legs de Freud, de Jacques Derrida
Flammarion | 9 septembre 2025

Comment une écriture autobiographique, dans l'abîme d'une auto-analyse non terminée, peut-elle donner sa naissance à une institution mondiale ? La naissance de qui ? De quoi ?

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Couverture ebook de Psychanalyse et critique littéraire, de Jacques Derrida
Seuil | 24 avril 2025

Durant l’année universitaire 1969-1970, Jacques Derrida consacre un séminaire au problème des rapports entre la psychanalyse et la critique littéraire. Ce séminaire, l’un des rares à traiter de l’esthétique freudienne, est l’occasion pour Derrida d’analyser ce qu’il appelle la « première doctrine » de Freud, à savoir sa théorie marquée par la toute-puissance du plaisir. Or, avec l’introduction par Freud de la catégorie du double et ses spéculations sur la pulsion de mort, tout change ou aurait dû changer, d’après Derrida. La remise en question de la toute-puissance du principe de plaisir dans Au-delà du principe de plaisir (1920) aurait dû conduire à une refonte, à une réorganisation, à un déplacement de la « poétique » psychanalytique. Pourtant il n’en est rien : d’où, selon Derrida, un certain boitement de la théorie freudienne de l’art et de la littérature et de tout ce qui en dépend ou y fait retour. Ce boitement va se répéter dans la critique littéraire d’inspiration psychanalytique. Qu’il s’agisse de la psychanalyse de l’imagination matérielle de Bachelard, la psychanalyse existentielle de Sartre ou la méthode psychocritique de Mauron, Derrida constate que rien n’a changé. C’est seulement avec Lacan, à la toute fin du séminaire, que se produit un tournant décisif, la psychanalyse reconnaissant l’instance proprement signifiante du texte littéraire, qu’elle avait largement négligée jusqu’ici. Psychanalyse et critique littéraire propose ainsi un contexte (littéraire) fascinant et déterminant pour le travail ultérieur de Derrida sur la psychanalyse.

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Couverture ebook de Du même à l'autre, de Jacques Derrida
Seuil | 7 novembre 2024

En 1963, Jacques Derrida consacre deux cours à Husserl dans le cadre de son enseignement à la Sorbonne : « Phénoménologie, téléologie, théologie : le Dieu de Husserl » et « La cinquième des Méditations cartésiennes de Husserl ». Chacun de ces deux textes soigneusement rédigés a les dimensions d’un cours, mené avec une clarté et une maîtrise singulières, mais surtout l’ampleur d’une recherche. Derrida ne se contente pas d’y exposer les principes fondamentaux de la phénoménologie husserlienne, mais s’interroge sur deux cas-limites – Dieu et autrui – qui risquent de poser un problème à la phénoménologie. Si celle-ci constitue un « retour aux choses mêmes » et n’autorise à parler que de ce qui fait l’objet d’une présentation à la conscience, il n’est pas évident de voir comment elle peut parler de quelque chose comme un alter ego ou un Dieu. L’examen de ces deux questions permet à Derrida d’éprouver les capacités de la méthode phénoménologique, de souligner sa force, et de montrer jusqu’où elle peut nous mener. Il est aussi l’occasion de montrer l’importance de notre rapport au langage : pour poser différemment certains problèmes métaphysiques traditionnels, et notamment pour comprendre vraiment notre rapport à l’autre (ou à l’Autre), la philosophie doit se mettre à parler autrement qu’elle ne l’a longtemps fait. Par leur densité philosophique et leur valeur de témoignage dans la trajectoire d’éloignement progressif de Derrida vis-à-vis de la phénoménologie, ces deux cours dessinent l’identité philosophique de Derrida, à partir de son point de départ husserlien. Édition établie par Raphaël Authier et Édouard Mehl.

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Couverture ebook de Répondre - Du secret, de Jacques Derrida
Seuil | 8 février 2024

«Le secret, dit-on, c’est ce qui ne se dit pas » : c’est sur cette phrase que s’ouvre le séminaire Répondre – du secret, le tout premier de la série « Questions de responsabilité » que Jacques Derrida donnera à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de 1991 à 2003. Ce cycle de recherches portant sur les enjeux actuels du concept de responsabilité (philosophique, littéraire, éthique, juridique, psychanalytique, politique) privilégie d’entrée de jeu le thème du secret puis celui du témoignage, qui sera déployé de 1992 à 1995. Qu’est-ce qu’un secret et comment se lie-t-il à un appel à la responsabilité ? Pour répondre à ces questions, Jacques Derrida examine d’abord la sémantique du secret à travers divers registres (scientifique, technique, social, politique et religieux), où le secret trouble l’opposition entre le privé et le public. Suivant la généalogie du cryptique ou de l’hermétique dans différentes familles de langues (grecque, latine, allemande), il explore l’histoire et les valeurs culturelles qui lui sont associées (secret d’État ou militaire, secret professionnel, société secrète), analyse la thématique et les « effets » de secret dans certaines œuvre littéraires (notamment celles de Melville, de Baudelaire, de James et de Poe), puis élabore une problématique de la « curiosité » et du « souci » à partir de textes de Freud et de Heidegger. Explorant trois « logiques » entrelacées du secret (le cogito cartésiano-kantien, le sujet de l’inconscient freudien, l’être-caché de la dissimulation heideggérienne comme vérité), Jacques Derrida s’engage ensuite dans une lecture approfondie du secret abrahamique dans les Essais hérétiques… de Patočka et Crainte et Tremblement de Kierkegaard, où se découvre la figure par excellence du secret comme mort donnée. Il poursuit également le « dialogue fictif », amorcé en 1975-1976 dans son séminaire La Vie la mort, entre Freud et Heidegger au sujet du concept de l’Unheimlichkeit, tout en interrogeant les effets de la pulsion secrétariale à l'œuvre dans son propre enseignement. Le texte de ce séminaire a été établi par Ginette Michaud et Nicholas Cotton.

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Couverture ebook de De la grammatologie, de Jacques Derrida
Minuit | 7 janvier 2015

« Les langues sont faites pour être parlées, l'écriture ne sert que de supplément à la parole... L'écriture n'est que la représentation de la parole, il est bizarre qu'on donne plus de soin à déterminer l'image que l'objet. » (Rousseau) Ce livre est donc voué à la bizarrerie. Mais c'est qu'à accorder tout son soin à l'écriture, il la soumet à une réévaluation radicale. Et les voies sont nécessairement extravagantes lorsqu'il importe d'excéder, pour en penser la possibilité, ce qui se donne pour la logique elle-même : celle qui doit déterminer les rapports de la parole et de l'écriture en se rassurant dans l'évidence du sens commun, dans les catégories de « représentation » ou d'« image », dans l'opposition du dedans et du dehors, du plus et du moins, de l'essence et de l'apparence, de l'originaire et du dérivé. Analysant les investissements dont notre culture a chargé le signe écrit, Jacques Derrida en démontre aussi les effets les plus actuels et parfois les plus inaperçus. Cela n'est possible que par un déplacement systématique des concepts : on ne saurait en effet répondre à la question « qu'est-ce que l'écriture ? » par un appel de style « phénoménologique » à quelque expérience sauvage, immédiate, spontanée. L'interprétation occidentale de l'écriture commande tous les champs de l'expérience, de la pratique et du savoir, et jusqu'à la forme ultime de la question (« qu'est-ce que ? ») qu'on croit pouvoir libérer de cette prise. L'histoire de cette interprétation n'est pas celle d'un préjugé déterminé, d'une erreur localisée, d'une limite accidentelle. Elle forme une structure finie mais nécessaire dans le mouvement qui se trouve ici reconnu sous le nom de différance. De la grammatologie est paru en 1967.

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Couverture ebook de De l'hospitalité, de Jacques Derrida, Anne Dufourmantelle
Calmann-Lévy | 12 novembre 1997

   De l'hospitalité fut à l'origine de cet échange, et d'abord un oui à l'invitation.    Anne Dufourmantelle assiste au séminaire de Jacques Derrida. Il y traite de l'hospitalité, justement, mais aussi de l'hostilité, de l'autre et de l'étranger, comme de tout ce qui aujourd'hui arrive aux frontières. Sensible à l'actualité des thèmes, à la force et à la limpidité du langage, Anne Dufourmantelle invite le philosophe à lui confier deux séances datées. On pourra suivre ainsi le rythme insolite, tour à tour patient ou précipité, d'un enseignement gardé intact.    Sont médités, comme en aparté, de page en page, des griefs, des plaintes et des souffrances de notre temps. Le séminaire leur donne quelques noms : Antigone en 1996 ou le deuil impossible, oedipe à Colone et les « télétechnologies », E-mail ou Internet, le procès de Socrate et les funérailles de Mitterrand à la télévision, la guerre et le marché des langues, les butées de la citoyenneté, la machine policière, l'interruption du chant, l'interception de la parole.

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Couverture ebook de Spectres de Marx, de Jacques Derrida
Seuil | 7 novembre 2024

The time is out of joint.« Parole théâtrale, parole de Hamlet devant le théâtre du monde, de l'histoire et de la politique. L'époque est hors de ses gonds. Tout, à commencer par le temps, paraît déréglé, injuste ou désajusté. Le monde va très mal, il s'use à mesure qu'il prend de l'âge. » En 1993, quatre ans après la chute du mur de Berlin, et en plein triomphe de la démocratie libérale, Jacques Derrida écrit un livre intempestif sur l'héritage de Marx. Il n'est pas question d'un ralliement tardif au marxisme mais d'un retour de Marx et de tous ceux qui l'ont habité sous forme de spectres dans le nouvel ordre du monde. Il s'agit d'une déconstruction, fidèle à un certain esprit du marxisme, du moins à l'un d'entre eux car il y en a plus d'un. La réconciliation est possible entre une idée devenue spectrale et un apprendre à vivre enfin, entre un temps disjoint et un temps de longue durée. Pour veiller à l'avenir et penser ce qu'il peut encore advenir, il faut laisser ou rendre la parole aux fantômes ; ils nous rappelleront toujours à notre responsabilité. Prise de position, geste politique, propos de résistance à l'État mondial, déconstruction du droit international. Tout y est. Lire Spectres de Marx trente ans après sa parution, c'est aussi s'entretenir avec le spectre de Jacques Derrida, saisir l'idée d'une possible révolution à venir. Cette nouvelle édition est augmentée d'un débat inédit avec Étienne Balibar, tenu le 1er février 1994 au Collège international de Philosophie, de corrections in-texte de Jacques Derrida, et d'extraits de correspondances.Né en Algérie en 1930, Jacques Derrida est l'auteur d'une oeuvre monumentale, au centre de laquelle se trouve le concept de « déconstruction ». Devenu le philosophe français le plus étudié dans le monde, il meurt à Paris fin 2004.

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Couverture ebook de Positions, de Jacques Derrida
Minuit | 24 février 2016

« Ces trois entretiens, les seuls auxquels j'aie jamais pris part, concernent des publications en cours. Ils forment sans doute, de la part de mes interlocuteurs comme de la mienne, le geste d'une interprétation active. Déterminée, datée, c'est la lecture d'un travail dans lequel je me trouve engagé : qui ne m'est donc pas plus propre qu'il ne demeure ici arrêté. Telle situation se donne aussi à lire. Elle a commandé ces échanges dans leur fait, dans leur contenu et la forme de leurs énoncés. Aucune modification ne devrait donc y être apportée. » J. D., mai 1972

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Couverture ebook de Hospitalité, de Jacques Derrida
Seuil | 3 novembre 2022

Jacques Derrida poursuivit pendant plusieurs années un cycle de recherches sur les enjeux actuels (philosophique, éthique, juridique ou politique) du concept de responsabilité. Après avoir privilégié, à titre de fil conducteur, les thèmes du secret et du témoignage, il a élaboré une problématique de l’étranger. Qu’appelle-t-on « un étranger » ? Comment l’accueille-t-on ? Comment le refoule-t-on ? Quelle différence entre un autre et un étranger ? Qu’est-ce qu’une invitation, une visite, une « visitation » ? Ces questions et d’autres semblables ont conduit Jacques Derrida dans cette deuxième année de son séminaire sur l’hospitalité à cheminer assez longuement dans une problématique judaïque de l’hospitalité, se laissant alors guider par des textes bibliques, parfois interprétés par Emmanuel Levinas, puis dans une problématique arabomusulmane sur le seuil de laquelle il étudie l’oeuvre de Louis Massignon et son discours sur la tradition de l’hospitalité abrahamique. La lecture de ces deux grands corpus se rassemble à un moment donné autour du concept et du mot de « substitution ». La « substitution » occupe au centre de ces deux pensées une place décisive et énigmatique, justement quant à l’accueil et à l’hospitalité. Jacques Derrida en étudie à la fois les filiations et la « logique ». Le texte de ce séminaire a été établi par Pascale-Anne Brault et Peggy Kamuf.

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Couverture ebook de La vie la mort - Séminaire (1975-1976), de Jacques Derrida
Seuil | 10 avril 2019

La vie la mort est l'un des séminaires les plus féconds de Jacques Derrida. En jeu : penser la vie et la mort en vertu d'une logique qui ne poserait pas la mort comme l'opposé de la vie. La pureté de la vie n'est-elle pas, par essence, contaminée par la possibilité même de la mort puisque seul un vivant peut mourir ? interroge d'emblée le philosophe. En renversant la perspective classique, Derrida entreprend d'enseigner à ses étudiants que c'est la mort, au contraire, qui rend la vie possible. En quatorze séances érudites et palpitantes délivrées au cours de l'année 1975-1976, Derrida déconstruit l'opposition traditionnelle entre la vie et la mort à travers des lectures multiples et délibérément pluridisciplinaires, élaborant sa pensée aussi bien au contact de la philosophie (Hegel, Nietzsche, Heidegger) et de l'épistémologie des sciences (Georges Canguilhem), que dans la confrontation à la génétique contemporaine (François Jacob) et à la psychanalyse (catégories freudiennes de pulsions de vie et de mort). L'édition de ce séminaire inédit a été établie par Pascale-Anne Brault et Peggy Kamuf.

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Couverture ebook de Le Parjure et le pardon, de Jacques Derrida
Seuil | 6 novembre 2019

Jacques Derrida déploie ici les éléments d'une réflexion profondément originale sur l'inconditionnalité du pardon, une notion qui ne saurait être confondue avec l'excuse, l'amnistie, la prescription ou la grâce. Si le pardon est hérité de diverses traditions (judéo-chrétienne, coranique et grecque), il ne leur est pas réductible : il excède par exemple les modalités du " comprendre ", de la mémoire et de l'oubli, d'un certain travail de deuil aussi. Hétérogène à la phénoménalité, à la théâtralisation, voire au langage verbal lui-même, il suspend, comme une " violente tempête " (Benjamin), l'histoire, le droit et le politique. Inconditionnel, le pardon fait l'épreuve de l'impossible : c'est pourquoi il doit rester exceptionnel, sans calcul ni finalité, à l'écart de tout échange et de toute transaction. La trajectoire ainsi dessinée par Derrida tout au long de ce passionnant séminaire passe par la lecture des ouvrages de Jankélévitch sur le pardon et l'imprescriptibilité, de Kant sur le droit de grâce, des textes bibliques et grecs, d'œuvres littéraires (Shakespeare, Kierkegaard, Baudelaire, Kafka, Rousseau et Augustin), ainsi que par l'analyse de scènes d'aveu et de repentir telles qu'elles se sont multipliées dans l'espace public, en France et ailleurs, à la fin des années quatre-vingt-dix (procès de Maurice Papon, fin de l'Apartheid en Afrique du Sud, excuse publique du président de la République allemande à propos du massacre de Guernica, etc.). Ginette Michaud et Nicholas Cotton ont assuré l'établissement du texte. Ce premier volume du Séminaire Le Parjure et le Pardon s'inscrit dans la série " Questions de responsabilité " donnée par Jacques Derrida à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de 1991 à 2003. Après les thèmes du secret, du témoignage et de l'hospitalité, Derrida aborde en 1997-1998 la notion du parjure en liant cette expérience du reniement et du mal à celle du pardon.

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Couverture ebook de Hospitalité, de Jacques Derrida
Seuil | 3 novembre 2021

Qu’appelle-t-on un étranger ? Comment l’accueille-t-on ? Comment le refoule-t-on ? Quelle différence entre un autre et un étranger ? Qu’est-ce qu'une invitation, une visite, une visitation ? Comment la notion de l’étranger s’inscrit-elle dans la langue ? Quelle est son histoire européenne, et d’abord grecque ou latine ? Comment se distribue-t-elle dans les espaces de la parenté, de l’ethnie, de la Cité, de l’État, de la nation ? Comment analyser aujourd’hui, notamment en France et en Europe, la pertinence et les enjeux de l’opposition ami/ennemi ? Compte tenu de mutations technologiques (par exemple dans la structure et la vitesse de la communication), qu’en est-il des frontières, de la citoyenneté, des droits dits du sol ou du sang, des populations déplacées ou déportées, de l’immigration, de l’exil ou de l’asile, de l’intégration ou de l’assimilation (républicaine ou démocratique), de la xénophobie ou du racisme ? Ces questions sont travaillées par Jacques Derrida à travers des lectures croisées de grands textes classiques (de la Bible, de Sophocle ou de Platon ­– et surtout du fameux article de Kant sur le droit cosmopolitique à l’hospitalité universelle dans Vers la paix perpétuelle) et modernes (de Heidegger, de Benveniste sur l’ipséité ou sur le rapport hospes/hostis, d’Arendt sur le déclin de l’État-nation, de Roberte ce soir de Klossowski), mais aussi à propos de débats en cours au sujet de l’immigration ou du droit d’asile en France et en Europe. La réflexion préliminaire de Derrida dans cette première année de son séminaire « Hospitalité » est structurée par la distinction rigoureuse, quoique sans opposition, entre deux logiques hétérogènes qui risquent toujours de se pervertir l’une l’autre : celle d’une hospitalité stricte et conventionnelle (toujours finie, conditionnelle et subordonnée à la maîtrise du chez soi ou de l’ipséité) et l’idée d’une hospitalité inconditionnellement ouverte à l’arrivant. Séminaire établi par Pascale-Anne Brault et Peggy Kamuf.

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Couverture ebook de Le Parjure et le Pardon, de Jacques Derrida
Seuil | 4 novembre 2020

Jacques Derrida poursuit dans le second volume de son séminaire sa réflexion sur l’inconditionnalité du pardon, une notion qui ne saurait être confondue avec l’excuse, l’amnistie, la prescription ou la grâce. Si le pardon est hérité de diverses traditions (judéo-chrétienne, coranique et grecque), il ne leur est pas réductible : il excède les modalités du « comprendre », de la mémoire et de l’oubli, d’un certain travail de deuil aussi. Hétérogène à la phénoménalité, à la théâtralisation, voire au langage verbal lui-même, il suspend, comme une « violente tempête », l’histoire, le droit et le politique. Inconditionnel, le pardon fait l’épreuve de l’impossible : c’est pourquoi il doit rester exceptionnel, sans calcul ni finalité, à l’écart de tout échange et de toute transaction. Se déplaçant du contexte européen d’après-guerre à l’Afrique du Sud et aux États-Unis, la dimension politique du pardon prend, au cours de cette seconde année du séminaire, un relief particulier alors que Jacques Derrida analyse la théâtralité des scènes de repentance en faisant comparaître successivement Hegel, Nelson Mandela, Desmond Tutu et Bill Clinton – sans oublier la portée singulière de la parole des femmes. La trajectoire esquissée en 1998-1999 passe ainsi par la lecture de La Cité de Dieu de saint Augustin, des textes de Hegel sur le pardon, de certaines Lectures talmudiques de Levinas, de différents écrits de Mandela et de Tutu au sujet de la Commission Vérité et Réconciliation, notamment, ainsi que par l’analyse de scènes d’actualité – d’aveu ou de repentir – telles qu’elles se sont multipliées dans l’espace public, en France, en Afrique du Sud, au Chili et aux États-Unis, en particulier sous la présidence de Bill Clinton au sujet de l’esclavage, de la politique américaine en Amérique latine, ou encore du « Monicagate ». Le texte de ce séminaire a été établi par Ginette Michaud, Nicholas Cotton et Rodrigo Therezo.

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Couverture ebook de Donner le temps II, de Jacques Derrida
Seuil | 21 avril 2021

« Donner, est-ce possible ? » C'est la question que pose Jacques Derrida dans Donner le temps. 1. La fausse monnaie (1991). Un don ne peut jamais s'annoncer comme tel. Dès lors qu'il engage dans le cercle de l'échange économique et de la dette, le don semble s'annuler dans l'équivalence symbolique qui l'aura toujours réduit à l'objet d'un calcul, d'une ruse qui prétend donner généreusement mais non sans attendre quelque récompense en retour. Un don, s'il y en a, ne peut jamais se faire présent, c'est-à-dire qu'il ne peut jamais se présenter ni pour le donataire ni pour le donateur. Pour donner - si une telle chose est possible - il faudrait, peut-être, renoncer au présent. Indiqué comme un premier tome, Donner le temps en promettait clairement un second à venir. Le présent volume fournit les éléments de cette pièce manquante en donnant à lire les neuf dernières séances du séminaire donné par Jacques Derrida à l'École normale supérieure en 1978-1979 sous le titre « Donner - le temps ». Après être passé par des lectures de Baudelaire, Mauss, Benveniste, Lévi-Strauss et Lacan, Jacques Derrida tourne son attention vers la présence subtile mais décisive du don chez Heidegger, lisant des textes qui sont parmi les plus riches et les plus énigmatiques de son corpus, dont L'Origine de l'oeuvre d'art, La Chose, Être et Temps et, surtout, Temps et Être. Suivant la trace de l'expression allemande « es gibt » (« il y a », plus littéralement « ça donne ») dans la pensée heideggérienne, Derrida donne à penser quelque « chose » qui n'est pas (une chose) mais qu'il y a, ainsi qu'un donner encore plus originaire que le temps et l'être. Édition établie par Laura Odello, Peter Szendy et Rodrigo Therezo. Préface de Rodrigo Therezo.

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Couverture ebook de L'Autre cap, de Jacques Derrida
Minuit | 15 août 2018

Quelle imminence ? Quelque chose d'unique est en cours en Europe, dans ce qui s'appelle encore l'Europe même si on ne sait plus très bien ce qui s'appelle ainsi. À quel concept, en effet, à quel individu réel, à quelle entité singulière assigner ce nom aujourd'hui ? Qui en dessinera les frontières ? Se refusant aussi bien à l'analogie qu'à l'anticipation, ce qui s'annonce ainsi paraît sans précédent. Expérience angoissée de l'imminence, traversée de deux certitudes contradictoires : le très vieux sujet de l'identité culturelle en général (avant la guerre, on aurait peut-être parlé de l'identité « spirituelle »), le très vieux sujet de l'identité européenne a certes l'antiquité vénérable d'un thème épuisé. Mais ce « sujet » garde peut-être un corps vierge. Son nom ne masquerait-il pas quelque chose qui n'a pas encore de visage ? Ce livre est paru en 1991.

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Couverture ebook de La Carte postale. De Socrate à Freud et au-delà, de Jacques Derrida
Flammarion | 30 septembre 2014

« Vous pourriez lire ces envois comme la préface d'un livre que je n'ai pas écrit. Il aurait traité de ce qui va des postes, des postes en tous genres, à la psychanalyse. Moins pour tenter une psychanalyse de l'effet postal que pour renvoyer d'un singulier événement, la psycha¬nalyse freudienne, à une histoire et à une technologie du courrier, à quelque théorie générale de l'envoi et de tout ce qui par quelque télécommunication prétend se destiner. » J.D. Le 2 juin 1977, Derrida tombe en arrêt devant une carte postale représentant Socrate et Platon, extraite d'un livre de cartomancie du xiiie siècle. Cette image, qui lui fait l'effet d'une révélation, va nourrir, par le biais d'une longue correspondance amoureuse, une réflexion sur les relations de la parole et de l'écriture, qui prendra la forme d'« Envois », avant d'introduire trois autres chapitres du volume, et inspirera ce commentaire à Philippe Boyer : « Dans la littérature comme dans l'agriculture, les grands principes veulent que chacun reste chez soi pour que les vaches soient bien gardées. Aux romanciers les romans, aux gastronomes les livres de cuisine, aux philosophes la philosophie... Mais que se passe-t-il lorsque soudain Jacques Derrida s'avise de prendre la littérature à bras-le-corps et d'accoucher d'un roman d'amour là où on attendait une somme théorique ? » (Libération) © Flammarion, 1980. © Flammarion, 2014, pour la présente édition.

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Couverture ebook de La Carte postale. De Socrate à Freud et au-delà, de Jacques Derrida
Flammarion | 30 septembre 2014

« Vous pourriez lire ces envois comme la préface d'un livre que je n'ai pas écrit. Il aurait traité de ce qui va des postes, des postes en tous genres, à la psychanalyse. Moins pour tenter une psychanalyse de l'effet postal que pour renvoyer d'un singulier événement, la psycha¬nalyse freudienne, à une histoire et à une technologie du courrier, à quelque théorie générale de l'envoi et de tout ce qui par quelque télécommunication prétend se destiner. » J.D. Le 2 juin 1977, Derrida tombe en arrêt devant une carte postale représentant Socrate et Platon, extraite d'un livre de cartomancie du xiiie siècle. Cette image, qui lui fait l'effet d'une révélation, va nourrir, par le biais d'une longue correspondance amoureuse, une réflexion sur les relations de la parole et de l'écriture, qui prendra la forme d'« Envois », avant d'introduire trois autres chapitres du volume, et inspirera ce commentaire à Philippe Boyer : « Dans la littérature comme dans l'agriculture, les grands principes veulent que chacun reste chez soi pour que les vaches soient bien gardées. Aux romanciers les romans, aux gastronomes les livres de cuisine, aux philosophes la philosophie... Mais que se passe-t-il lorsque soudain Jacques Derrida s'avise de prendre la littérature à bras-le-corps et d'accoucher d'un roman d'amour là où on attendait une somme théorique ? » (Libération) © Flammarion, 1980. © Flammarion, 2014, pour la présente édition.

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Couverture ebook de Le Calcul des langues, de Jacques Derrida
Seuil | 17 juin 2020

Texte énigmatique et entièrement inédit, Le Calcul des langues marque la première tentative de Jacques Derrida d’écrire un livre en deux colonnes. Annoncé comme « à paraître » sur la quatrième de couverture de l’Archéologie du frivole (1973) mais jamais publié du vivant de l’auteur, le tapuscrit de ce projet inachevé fut retrouvé chez Derrida après son décès. La publication posthume de ce texte fort original met au jour un véritable laboratoire typographique où, avant l’écriture de l’un de ses textes les plus célèbres, Glas (1974), Derrida ose couper la page en deux en vue de repenser la relation entre philosophie et écriture. Poursuivant une réflexion sur les sciences du langage au XVIIIe siècle entamée avec De la grammatologie (1967), Derrida propose ici une lecture en partie double de L’Art d’écrire de Condillac. Mais à la différence de Glas, dont les deux colonnes confrontent un philosophe (Hegel) à un auteur littéraire (Genet), Le Calcul des langues confronte Condillac à lui-même. Si la colonne de gauche propose une exégèse plutôt conventionnelle et méthodologique de L’Art d’écrire, celle de droite divague sans cesse, multipliant les digressions en direction de Freud et d’autres penseurs, à la recherche d’un plaisir de l’écriture qui échapperait à la philosophie. Lecture de Condillac en deux colonnes, donc, mais aussi en « deux styles » comme l’indique le sous-titre (« Distyle »), cet ouvrage tout à fait singulier dans le corpus derridien donne à lire l’une des plus belles expérimentations de l’écriture déconstructrice. Le texte a été établi par Geoffrey Bennington et Katie Chenoweth.

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Couverture ebook de Geschlecht III - Sexe, race, nation, humanité, de Jacques Derrida
Seuil | 3 octobre 2018

Geschlecht : ce mot allemand, qui a donné son titre générique à une série de quatre études consacrées par Jacques Derrida à la philosophie de Martin Heidegger, est proprement intraduisible en français. C'est que le mot a partie liée tout à la fois avec " sexe ", " race ", " nation ", " humanité ". Or, telles sont bien les catégories que Derrida entend explorer dans l'œuvre de Heidegger. Dans ce troisième volume de la série, c'est avant tout la dimension politico-sexuelle et la notion de patrie qui sont au cœur de l'enquête. Occasion, pour Derrida, de penser une sexualité plus radicale que la binaire, occasion aussi pour lui de dénoncer un nationalisme de nature troublante chez Heidegger – une approche pour le moins ambiguë par rapport à celle du nazisme dont elle prétend pourtant s'écarter. Cette édition donne à lire une étude qui paraissait perdue à jamais. L'équipe de chercheurs qui en a établi le texte fait donc œuvre intellectuelle et éditoriale majeure. Ce volume III prend désormais place dans la série des Geschlecht : I. Différence sexuelle, différence ontologique (in Psyché, Inventions de l'autre, Galilée, 1987) ; II. La Main de Heidegger (ibid.) ; IV. L'Oreille de Heidegger : philopolémologie (in Politiques de l'amitié, Galilée, 1994). Édition établie par Geoffrey Bennington, Katie Chenoweth et Rodrigo Therezo. Préface par Rodrigo Therezo.

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Couverture ebook de Le Rapport bleu, de Jacques Derrida, Jean-Pierre Faye, François Châtelet
Presses universitaires de Paris Nanterre | 5 septembre 2021

Le « Rapport bleu » est le texte fondateur du Collège international de philosophie. Commandité par Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de la Recherche et de l'Industrie, et remis en septembre 1982 par ses quatre cosignataires, François Châtelet, Jacques Derrida, Jean-Pierre Faye et Dominique Lecourt, il a jeté les bases du Collège international de philosophie fondé en 1983. Composé d'une partie collective et d'une contribution en nom propre de chacun de ses auteurs, il est non seulement un document historique mais également un texte philosophique qui a fait date. Le Collège international de philosophie est une institution singulière et pionnière qui reconnaît à chacun et chacune un droit à la philosophie. Local et international, il est un lieu d'enseignement, d'expérimentation, de création, ouvert à tous et toutes, où la philosophie s'expose à la réalité du monde et s'ouvre aux pratiques et aux théories en provenance d'autres champs pour transmettre des savoirs, penser et transformer le contemporain.

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Couverture audiobook de Circonfession, de Jacques Derrida
Des femmes-Antoinette Fouque | 6 septembre 2020

Jacques Derrida couche ce texte sur le papier de janvier 1989 à avril 1990, alors que sa mère se meurt. Il a alors 59 ans. 59 bandes d'écriture composent ce tissu verbal, chacune constituée d'une seule phrase, pour une année de vie. « Circonfession » - hybridation de « confession » et « circoncision » - est nourri d'éléments biographiques. Mais la confession est à la fois possible et impossible, dit l'auteur, qui ne sait pas qui parle, qui prie dans ce texte, ni ce qui se dit en secret. « Peut-on nommer son propre sang ? Et décrire la première blessure, ce moment où, paraissant au jour, le sang se refuse encore à la vie ? À supposer qu'on se rappelle sa circoncision, pourquoi cet acte de mémoire serait-il une confession ? L'aveu de quoi, au juste ? Et de qui ? À qui ? Rôdant autour de ces questions, essayant, comme au clavier, une voix juste au-dedans de moi, je tente de dire de longues [...] phrases, et de les murmurer au plus près de l'autre qui pourtant les aspire, soupire, expire, les dicte même. Cette diction est aussi une dictée. Plusieurs voix résonnent en une, dès lors, elles se croisent, elles se disputent même une parole finalement torsadée. » J. D.

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Couverture ebook de Altérités, de Jacques Derrida
FeniXX réédition numérique (Osiris) | 24 mars 2020

L'autre et les autres... Différence et différance... Altérité et altération... L'Autre comme Autre et la relation... Logique de la rupture (ou de l'interruption) et logique de la médiation... C'est autour de ces thèmes - et d'autres connexes - que le Centre Sèvres a voulu organiser un colloque auquel participèrent, sur invitation, une trentaine de personnes. La qualité des échanges que cette rencontre permit, nous a incités à en proposer l'essentiel à un public plus large, dans l'espoir de contribuer, d'originale façon, à ce qui est sans doute l'un des débats majeurs de la modernité philosophique. On trouvera ici, accompagnés des questions immédiates qu'ils soulevèrent de la part des participants, les exposés de Francis Guibal et de Stanislas Breton sur le thème de l'altérité, tel qu'il se trouve traité d'une part dans l'oeuvre de Jacques Derrida, et de l'autre dans un ouvrage récent de Pierre-Jean Labarrière, "Le discours de l'altérité". Ces deux premières parties, avec - en contrepoint - les remarques des deux auteurs, trouvent leur justification dernière dans le débat approfondi qu'elles permirent d'engager ; nous reprenons, en troisième partie de ce petit ouvrage, l'essentiel des arguments qui firent l'objet de cet échange.

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La Découverte (réédition numérique FeniXX) | 7 octobre 2019

« C'est au printemps 1982 que les responsables du Monde Dimanche (le supplément de fin de semaine du Monde) m'ont demandé de les aider à coordonner la réalisation d'un projet qui paraissait a priori difficile à mettre en place : offrir aux lecteurs du journal douze "leçons de philosophie", rédigées par des philosophes français contemporains et destinées à s'échelonner sur les douze dimanches de l'été suivant, de juillet à septembre. « Que ce projet ait pu finalement être mené à bien et qu'il ait rencontré la faveur du public, le lecteur en a la preuve dans le fait qu'après avoir été réunies en brochure dans la série Dossiers et documents du Monde, brochure rapidement épuisée, ces douze leçons font aujourd'hui l'objet d'une réédition sous forme de livre. « L'ordre des thèmes retenus reflète plus ou moins l'esprit du programme de philosophie de ce qu'on appelle en France la classe Terminale, cette classe étrange et ambiguë située à la charnière de l'enseignement secondaire et de l'enseignement supérieur. Ce programme, comme on sait, va de la conscience vers la société, du psychologique vers le collectif, du pulsionnel vers l'institutionnel ; en un mot, du "subjectif" vers "l'objectif". De même, notre table des matières, reflet de l'ordre chronologique de publication des textes, exprime un mouvement du soi vers l'autre ou des réalités individuelles vers les phénomènes collectifs. »

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Couverture ebook de L'Ecriture et la Différence, de Derrida Jacques
Seuil | 28 août 2019

Explorez L'Écriture et la Différence, l'œuvre fondatrice de Jacques Derrida qui a révolutionné la philosophie et la critique littéraire. Ce recueil d'essais interroge le langage, la déconstruction et les limites de la pensée occidentale.

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Couverture audiobook de Feu la cendre, de Jacques Derrida
Des femmes-Antoinette Fouque | 12 septembre 2016

« Il y a plus de quinze ans, une phrase m'est venue, comme malgré moi, revenue, plutôt, singulière, singulièrement brève, presque muette : Il y a là cendre. Là s'écrivait avec un accent grave : là, il y a cendre. Il y a, là, cendre. Mais l'accent, s'il se lit à l'oeil, ne s'entend pas : il y a là cendre. À l'écoute, l'article défini, la, risque d'effacer le lieu, la mention ou la mémoire du lieu, l'adverbe là... Mais à la lecture muette, c'est l'inverse, là efface la, la s'efface : lui-même, elle-même, deux fois plutôt qu'une. Cette tension risquée entre l'écriture et la parole, cette vibration entre la grammaire et la voix, c'est aussi l'un des thèmes du polylogue. Celui-ci était fait pour l'oeil ou pour une voix intérieure, une voix absolument basse. Mais par là même il donnait à lire, peut-être à analyser ce qu'une mise en voix pouvait appeler et à la fois menacer de perdre, une profération impossible et des tonalités introuvables. » J.D.

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