Guillard
Guillard
Retrouvez Valentine, parfait exemple de la jeune célibataire désabusée et cynique, au style tranchant et aux couleurs acidulées !Bientôt l'été, et Valentine est toujours à la recherche de l'amour, mais là ça urge, parce que le mariage de son ex et de sa meilleure amie approche. Heureusement elle est brillamment secondée dans sa glorieuse quête par son psy, reconverti en marabout et sa copine Bérénice, shootée à l'optimisme. Pourtant c'est avec son chien qu'elle part finalement à Venise retrouver Jennifer, Illario et les anciennes du lycée Claire-Chazal. Un cocktail de retrouvailles, de réjouissances et de romantisme avec des vrais morceaux de jalousie dedans et une Valentine toujours aussi malchanceuse. Parfait exemple de la jeune célibataire désabusée et cynique, digne héritière des héroïnes de Bretecher, Valentine nous entraîne dans son monde déjanté aux critiques acerbes et aux traits d'humours farouches. Avec sa parodie désopilante des magazines féminins, Anne Guillard confirme son talent, imposant à sa vision déjantée et novatrice un dessin fraîchement contemporain. Avis aux consommatrices !
Au lendemain des élections législatives, les généraux algériens constatent avec effroi que les islamistes (FIS) et les démocrates (FLN, FFS) sont d'accord pour fonder ensemble le parlement dans le cadre de la démocratie, que la société s'émancipe, que le pouvoir s'échappe de leurs griffes. Le 11 janvier 1992, ils se ruent sur les urnes, lacèrent la constitution, proclament la loi de la jungle. La nuit visite l'Algérie. Dépositaires de la légitimité nationale, les islamistes engagent la résistance. Le guide spirituel de l'islamisme, qui est aussi l'homme le plus populaire d'Algérie, est depuis trois ans prisonnier d'opinion : Ali Belhadj dispose seul du crédit moral qui lui permette d'obtenir le cessez-le-feu, à seulement lever l'index droit. Il demande le dialogue, mais les généraux ne veulent surtout pas l'entendre. Non parce qu'il est islamiste, mais parce qu'il énonce que les peuples musulmans ne peuvent plus tourner le dos à la modernité, et doivent intégrer à leur civilisation un concept tout neuf : le suffrage universel.