Gerard Bayo
Gerard Bayo
Avec Vies, Gérard Bayo, prix Artaud 1976, nous donne son septième recueil de poèmes. Comment les mots qui sont ici faits d'attention et de douceur, peuvent-ils se révéler en même temps aussi décapants ? Il semble que la musique de la vie en nous, mystérieusement claire et grave, soit en certaines heures (en permanence peut-être, à notre insu) déchirée ou magnifiée par une sorte de « vraie vie » 1 - à la fois autre et vigilante présence en elle - vie plurielle, intimement nôtre et qui porte pourtant, parfois de façon très explicite, le destin de toute une génération.
Au cœur de la nuit poétique, Au sommet de la nuit de Gérard Bayo invite à une méditation intense sur l'absence, la mémoire et la lumière qui perce l'obscurité.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Le vent s'est éloigné. Peut-être est-il sur la mer à présent. Et l'arbre, dont la branche s'était perdue, renonce à ses tourments. Au soir, le merle recommence à chanter et dit que l'univers n'a forme ni frontières. On dirait que, dans l'arbre, jamais la branche n'a manqué.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
« Il faut écouter ce poète à rebrousse-conscience. » Alain Bosquet (Le Monde) « Au silence, Gérard Bayo oppose la douloureuse attente, sans lieu ni date, d'un voyageur sans bagages fixant l'immobilité d'un papier peint. » Patrice Delbourg (Les Nouvelles Littéraires) « Gérard Bayo veille sur la flamme de notre inquiétude. » Françoise Han (Europe) « Adossé à la nuit, Gérard Bayo répand la paille des images sur un feu d'inquiétude pour trouver la douceur exacte d'aimer, le geste sûr du désir. » Jean-Michel Maulpoix (Vagabondages) « De quelle calcination verbale résultent ces mots de chaux destinés aussi bien, semble-t-il, à brûler de lyrisme au fond de l'oeil qu'à « blanchir » l'imaginaire... Sous l'apparente débâcle de cet univers poétique (voici) l'une des voix les plus rigoureuses d'aujourd'hui, notamment par l'âpre aplomb qu'elle sait établir entre cohérence et disparité. » Didier Pobel (La Nouvelle Revue Française, 2/1982)
Cet essai renouvelle la lecture des textes d'A. Rimbaud. « Copyright Electre »