Georges Richardot
Georges Richardot
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
« En ce qui concerne EZISTEZISTEPA, qui me paraît résumer l'essence de « l'inexistentialisme », bravo ! Vous y faites éclater les structures de la pensée, dans l'esprit et dans la lettre. A vous suivre aux quatre vents de l'absurde et de l'anarchie littéraire, je me suis bien amusé comme vous avez dû vous-même le faire à l'écrire, et je gage que Raymond Queneau et, pourquoi pas, Bobby Lapointe y auraient trouvé leur bonheur. » René Reouven, Alias René Sussan Grand prix de littérature policière, Grand-prix de la Science-Fiction française, Grand prix de l'imaginaire... À PROPOS DE L'AUTEUR Georges Richardot, consommateur attentif d'huile d'olive vierge (en l'occurrence, non impliquée dans quelque martyrat autre que celui de la langue française) naquit dans la zone d'influence de l'imagerie Pellerin d'Epinal, il y a des lustres, lesquels, dit la légende, sur son passage, tour à tour s'allumaient puis s'éteignaient. Il décida à Vence à une date non encore décédée, prenant toute sa place d'Inexistant dans l'emblématique Vie des saints, suivie d'une méditation pour chaque jour de l'année du Père Jean-Etienne Grossez, tenue à jour à cette seule intention par la succession de S. J. chargés du suivi. (A mon fils.)
Plus qu'un roman ; une analyse des rapports de l'auteur avec les personnages qui le hantent. « J'ai attendu d'avoir une plage complètement libre dans mes loisirs pour m'y plonger. Personnellement, j'ai été fasciné par ce que vous appelez roman et qui est bien autre chose : une analyse passionnante des rapports de l'auteur avec les personnages qui le hantent, jeu de miroirs, mise en abyme comme on dit maintenant, et surtout conflits ambigus entre imagination et réalité, entre père (littéraire) et enfants du même bois. Il ne m'a fallu que quelques heures pour dévorer votre manuscrit. Quel auteur normalement constitué résisterait à ce tourbillon de fantaisie littéraire ? » René Sussan, alias René Reouven, romancier (Policiers, fantastique, science-fiction - Grand prix de la littérature policière.) `Taches de rousseur derrière devant Petite soeur le diable est au couvent' Découvrez un texte unique et authentique, un genre qui n'existe nulle part ailleurs, un style d'une grande fantaisie littéraire. EXTRAIT Plus tard. Disons après dîner... La mine studieuse, Élise tient sur ses genoux un gros répertoire à la couverture racornie. Tapote d'un crayon sa lèvre inférieure. - De quelle couleur tu le vois ? - Je vois quoi ? - Notre roman - La couverture ? - Non, stupid man, la tonalité générale, l'ambiance. Noir ? - Noir ? Pourquoi pas ? Pas noir pur et dur, quand même. - Gris, alors ? - Foutre non, pas de grisaille ! Suffit du quotidien ! - De grâce, épargne-moi le rose bonbon, je sors d'en prendre chez Arlequin. Les promenades main dans la main, à trois et demi à l'heure autour de l'étang, foulant les pitoyables feuilles mortes, girolles, myosotis, fourmis et autres gastéropodes ayant le tort de se trouver sous nos escarpins dorés. Rien que d'y penser, je bâille ! (Main sur la bouche, elle démontre, à en craquer-croquer.) Poursuivons ! Rouge, peut-être ? - Rouge ? Le pourpre grand tralala ? (Sur l'écran de mon esprit, se projette une vaste fresque historique, cardinaux, Richelieu ou moindre acabit, intrigues de cour, amours obérées par la mésalliance, mal vénitien, saignées et lavements, moult chevauchées, pas moins de duels. Sans oublier, vus du petit bout de la lorgnette, de fastidieux séjours de documentation à la Bibliothèque Municipale. Grosse fatigue !) Non, non, foin du pourpre ! À PROPOS DE L'AUTEUR "Un texte, je le reprendrai, dans quelques mois, quelques années, quand il aura cessé d'être à vif, dès lors engourdi d'une anesthésie naturelle propice à la chirurgie. Et puis d'autres fois, d'autres fois, jusqu'au Jugement Dernier..." Né il y a quelques lustres (sic) à Épinal (Vosges), Georges Richardot est établi à Vence (Alpes-Maritimes).
Autobiographie, fiction et auto-fiction se mêlent inlassablement pour former ce roman atypique et original. Autobiographique ? On pourrait le penser. En vérité, l'auteur est formel, pas la moindre relation !... Encore que... telle ou telle anecdote... À condition de faire dans la nichée un tri sévère, d'intervertir le gris et le rouquin, de débarbouiller le cheptel sans lésiner sur le shampooing, une chatte y retrouverait quelques-uns de ses petits... Pauvres minous, attendrissants de véracité, égarés, ballottés dans un monde embrouillé à plaisir ! Ces « limborigènes » (sous leur désinvolture, probables manipulateurs du guignol dans sa globalité), ces rejetons surdoués cannibalesques, ces éditeurs sans foi ni loi, ces traîtresses de femmes : pures fictions ? On veut encore l'espérer ! Un ouvrage à l'écriture unique et reconnaissable entre mille, Le bébé requin ne cessera de vous surprendre. EXTRAIT « Échec et mat ! »... Se relâchant dans son fauteuil imaginaire, Jean-Jacques soupira d'aise. Comme chaque fois qu'il jouait contre lui-même, la partie avait été rude, d'autant plus tonique. Désormais, il se sentait en mesure de faire face aux aspects les plus ingrats de la situation. Pour se le prouver, il émit un rot en adéquation parfaite avec le personnage embryonnaire qu'il pouvait maintenant réendosser dans des conditions psychologiques satisfaisantes. L'orgue s'était arrêté sans qu'accaparé par le jeu, il y prît garde. Tendant l'oreille vers le souffle de sa mère, il eut un moment d'inquiétude : il avait cessé de l'entendre. Dégringolant de sa couche malcommode, il courut aussi vite que le lui permettaient ses courtes jambes vers le lit, qu'il escalada. Paisiblement, elle dormait. Rassuré, attendri, il la contempla. Elle se superposait à l'image qu'il portait en lui. Bien jolie, nonobstant les traces de lassitude, de désenchantement qui avec des survivances de fraîcheur virginale se partageaient son visage. À PROPOS DE L'AUTEUR "Un texte, je le reprendrai, dans quelques mois, quelques années, quand il aura cessé d'être à vif, dès lors engourdi d'une anesthésie naturelle propice à la chirurgie. Et puis d'autres fois, d'autres fois, jusqu'au Jugement Dernier..." Né il y a quelques lustres (sic) à Épinal (Vosges), Georges Richardot est établi à Vence (Alpes-Maritimes).
La poésie comme l'expression artistique d'une multitude de sentiments profonds. Transversale de courts recueils portant en commun le projet de capter l'oreille par des échos peut-être singuliers, de nourrir l'oeil d'images peut-être magiques, d'inspirer peut-être des rêves fantasques, transfuges de l'inconscient... Ample tribut payé à la pataphysique, au sensualisme, sans oublier la dérision voire l'invective... Aux antipodes de l'angélisme, une poésie polymorphe, jubilatoire, volontiers baroque, sachant parfois aussi, au service de l'image, se dépouiller jusqu'au prosaïsme. Laissez-vous transporter par la plume de Georges Richardot, poète d'une certaine forme de l'existence physique et métaphysique. EXTRAIT DE Nuit Blanche Sous la lune Luit Une flaque blanche : C'est l'amertume D'un Pierrot éconduit Qui pleurait Colombine. Accroupie Dans l'ombre La couventine Le guettait. Ventre nu Elle patine Ses émois incompris. Au bord D'un Mont de Vénus Un oiseau d'or S'est posé Il picore Un phallus Nécrosé. À PROPOS DE L'AUTEUR Né il y a quelques lustres (sic) à Épinal (Vosges), Georges Richardot est aujourd'hui établi à Vence (Alpes-Maritimes). Il fut guidé dans ses débuts par Raymond Queneau (poésie et roman).
Roman de la création artistique; littéraire et picturale. Un Minotaure erre dans le dédale de sa toile et tente de dire la difficulté d'être, le mal que l'on éprouve pour accéder à l'existence. À pas furtifs et sur un autre mode, le modèle qui gravit les marches conduisant à l'appartement du peintre exprime le même trouble, mais sur un simple palier d'immeuble, palier improbable, chaque jour réinventé. La trame paraît simple, mais les variations sont infinies, lancinantes et vertigineuses. Sous l'eau étale des personnages éponymes rugit la déferlante de la création littéraire. Elle emporte dans ses rouleaux une intrigue qui tente en permanence de reprendre son souffle, qui cherche l'air et la dilatation des bronches. Le style est symphonique et procède par mouvements sonores, la phrase se crispe, se dilate puis semble s'étendre à n'en plus finir, sinon au bord du vide, puis elle se contracte de nouveau. À ce style fait de trilles et de volutes répond une construction polyphonique, ainsi conçue jusqu'aux limites du vertige. Car le texte se creuse et, d'étage en étage, nous conduit vers le coeur nucléaire de l'acte fondateur. Un acte qui ne serait pas "inspiration", mais travail, donc respiration. Pierre Boudot (1981, Préface de "Le Peintre et son Modèle " Extrait) Tel est ce roman, immense par son sujet, écrit par Richardot dans un style halluciné d'où surgit, subtile et conquérante, évanescente et séductrice, l'androgyne silhouette botticellienne. EXTRAIT Se penchant par la fenêtre ; scrutant les cercles rouges apposés sur la toile, les habitant d'un vide intense ; soit encore, comme à l'instant, tombé au creux du fauteuil, caressant en esprit la foucade d'un jour allumer la pipe, déplacer les pièces sur l'échiquier, le Peintre attend le Modèle. Tournant le dos à la porte, il ne verra pas son entrée. Ayant sacrifié aux minces préliminaires édictés par leur tacite protocole, elle gagne sa place, s'y niche sobrement, d'emblée reprise par l'impératif de redonner à leur tête-à-tête son austère neutralité. Se réinstallent le mutisme, la prudence de l'air clos, docilement confondu au volume de la pièce. Le Peintre se pénètre de la richesse de qui, déclinant ce beau processus de jeunesse, alternativement, avec une égale constance, angélise, érotise, dépersonnalise l'immobilité hiératique, statut d'élection que la jeune fille se sera prêtée à rencogner jusqu'à ce mimétisme microcosmique, cette présence apparemment passive, moins élémentaire qu'il y paraît, arrière-goût remâché du désir, de l'inspiration suprême, ou, à l'opposé, tubercule du renoncement, vignette collée sur la façade du néant comme sur une vitre à signaler. À PROPOS DE L'AUTEUR Georges Richardot - Né à Epinal (Vosges), en l'an... (là, tout en bas du menu déroulant). De longue date a élu résidence à Vence (Alpes-Maritimes). Parrainé dans ses débuts (roman, poésie) par Raymond Queneau.
Un récit haut en couleur pour une histoire des plus surprenantes ! Dans le sillage d'un Candide on s'attend bien à une Cunégonde, serait-ce à la sauce piquante du jour, mais quid d'un archange à géométrie variable, d'un Aloysius Brégançon saisi par les technologies nouvelles, d'une mâme Pichu, bouchère, maîtresse-chat vaudoue flanquée de son digne concubin, d'une Noémie-Noamy, aide ménagère-top model, d'un Ploug poisson-pêcheur cuisiné Magritte, d'un Viking-Kong ex-chercheur plus que repenti, d'un Raminagrobis se prétendant maître du monde ? Au bout de l'Odyssée, la mythique Cyberneyland ; nous piquons dans le chou-fleur, Gabriel-Spitfire a-t-il perdu la tête ?... Dans ce roman cyberhyperpicaresque, Candide, Cunégonde, l'archange Gabriel et consorts pédalent allègrement dans l'irréel présent-futur de la réalité virtuelle... Tout cela, bien sûr, partira en fu(*)ée. Pour aboutir où ? Trou noir, happy end ? Pile, face ? Galéjade éhontée ? On aimerait le croire ! Laissez-vous surprendre par l'imagination débordante d'un auteur au vocabulaire foisonnant dans un roman cyberhyperpicaresque déjanté. EXTRAIT Après avoir franchi sportivement un haut mur, nous avions déniché un coin de forêt exempt de détritus, où nous installâmes notre campement. Chose qui ne m'était pas arrivée depuis des éternités, ma nuit fut hantée de rêves en grisaille. Bien que les ayant consignés, je ne les rapporterai pas, les uns et les autres n'avons-nous pas d'autres chats à fouetter ? Je croyais ne pas en être sorti, quand, à mes côtés, je ressentis une impression de chaleur contagieuse. Circonspecte, ma main reconnut un contour humain. Évitant la brusquerie, je me mis sur mon séant. L'intrus tourna vers moi un visage ensommeillé, que la lune habita de traits amollis, mais avenants. Je ne sais quelle ressemblance des profondeurs me fit ne pas douter qu'il s'agît de Gabriel. - Gabriel, c'est toi ? n'en vérifiai-je pas moins. - Je t'ai réveillé, excuse ! Saperlotte, je comptais n'endosser l'apparence humaine que pour la commodité de certaines situations, mais là, mon vieux, navré : un coup de blues, besoin de marquer la rupture. Enfin, ça n'aura fait qu'accélérer de peu le mouvement. - Je le prends pour une marque de confiance. Rien ne m'intéresse davantage que les rapprochements entre humains et animaux. Il eut un mince sourire. - Animaux : hé, mon gars, nous prends quand même pas pour plus « bestiau » qu'on est ! Je réalisai mon impair. - Pardonne-moi ! En fait, la gaffe, si tu veux la voir ainsi, serait flatteuse. Preuve que la forme équidée te va si superbement qu'on oublie qu'elle n'est qu'un leurre. - Un leurre, en effet. Cela dit, pas plus que celle dont, habituellement, vous nous affublez. À votre différence, nous ne sommes captifs d'aucune définition physique. Notamment, dans nos rapports avec les espèces des premier et deuxième échelons, nous disposons de toute une gamme que nous déclinons suivant les besoins... et aussi, je dois à l'honnêteté de l'ajouter, selon quelques préférences personnelles, parfois renforcées par une rencontre, qui... on n'est pas de bois... aura marqué... À PROPOS DE L'AUTEUR Georges Richardot est né à Epinal (Vosges), en l'an... (là, tout en bas du menu déroulant). De longue date a élu résidence à Vence (Alpes-Maritimes). Parrainé dans ses débuts (roman, poésie) par Raymond Queneau.
Cette pièce est étonnante. L'atmosphère étrange sans lien avec la réalité surprend tout d'abord, puis séduit par sa cohérence. Il s'agit d'un spectacle qui associe le visuel, le gestuel et une recherche très littéraire sur le langage. L'ensemble est très théâtral, l'unité est trouvée dans l'audace. Cocasse, curieux, original... L'auteur jongle avec les mots et construit un univers très théâtral. Très dense... Le langage dramatique est brillamment exploité... Le texte est remarquablement bien écrit. (Fondation Beaumarchais, extraits) Nous avons réellement apprécié le style très riche, l'invention et l'originalité... La qualité du langage est tout à fait exceptionnelle. (Théâtre National de Marseille La Criée, extraits) Votre pièce... porte en elle, et dans son langage, et dans les perspectives théâtrales qu'elle recèle les promesses de très beaux moments scéniques. La maîtrise de la langue, ses jeux qui plongent parfois dans des "abîmes de perplexité" pour s'en sortir avec une joie, une grâce bouffonne sont de véritables instants théâtraux à la lecture déjà. Divers univers me sont venus à l'esprit : Kantor, Jarry, Opérette de Gombrowicz. (Centre Dramatique National Nice Côte D'azur, extraits)
Gaïa, la Déesse-Mère, la Terre-Mère des Anciens, se retrouve douillettement réfugiée dans une décharge, sous la forme d'une clocharde censée se nourrir des déchets de la civilisation voisine, avec comme seules distractions la lecture des magazines au rebut et le passage périodique des éboueurs. Mais l'humus est son élément constitutif ; loin de s'avouer vaincue par la lèpre que lui infligent les humains, immunisée par un passé où la monstruosité, le tragique étaient monnaie courante, dominant les vicissitudes temporelles, elle donne la leçon à un auditoire imaginaire, passant des origines du monde aux menaces d'un présent au bord du cataclysme. Dans un langage fleuri son monologue oscille de la drôlerie au tragique. Rire et réflexion, c'est l'objectif.
En 1839, à 19 ans, Léonie d'Aunet devint la première voyageuse française à avoir dépassé le Cercle polaire arctique, pour atteindre le Spitzberg, les îles Svalbard. Elle partit avec son époux, le peintre François Biard, pour suivre l'expédition de la Commission scientifique du Nord, dirigée par le naturaliste Paul Gaimard. Le Voyage d'une femme au Spitzberg est un texte très précieux pour la vulgarisation des connaissances nordiques. Ce n'est pas seulement un récit très agréable à lire encore aujourd'hui, marqué d'un style coquet, pétillant et très ironique, mais les informations que son auteur donne sur des aspects pratiques de l'organisation d'un voyage aux terres nordiques sont totalement inexistantes dans les récits de son époque. Léonie d'Aunet alterne des passages drôles et chargés d'humour à des paragraphes dont le style s'inspire des plus belles plumes de son époque, qu'elle recevait dans son salon place Vendôme : Balzac, Hugo, Lamartine, Gautier, Du Camp. C'est ce dernier qui l'incitera à écrire dans la Revue de Paris, pour se maintenir économiquement une fois sortie de prison. Car Léonie d'Aunet, Mme Biard, fut la maîtresse de Victor Hugo jusqu'en 1845, alors prise en flagrant délit d'adultère. Elle connut les cellules de Saint-Lazare, tandis que le grand écrivain, Pair de France, échappa à toute condamnation. Les chroniques de mode et les romans de Léonie d'Aunet eurent du succès, mais en 1854 elle publia le Voyage d'une femme au Spitzberg et ce fut un véritable succès littéraire.
Seul, sous la couette, il rêvait d'un autre corps, dos tourné, jouant à être fâché. Il s'en rapprochait, glissait les mains dans sa chaleur, ce corps le dénouait. C'est si pauvre d'abandonner, nuit après jour, les quotidiennes routines de la richesse !
"Épitaphe pour une crucifiée." Jack Jacquine, auteur théâtre, télévision, cinéma : "Je viens de terminer « Épitaphe pour une crucifiée. ». Merci pour ce plaisir. N'attendez pas une critique de moi. On sort assez secoué de cette pièce. Elle passe un peu en vous comme un orage, avec quelle sombre fureur ! Permettez-moi de vous louer sans vergogne, bassement. J'aime tout, j'ai suivi votre propos pas à pas, en imaginant la mise en scène, les éclairages... Il y a des tirades qui planent. Je pense à ce qu'elles donneraient dans la bouche d'un Alain Cluny, par exemple..." "White Cube" L'argument de "White Cube" porte sur le cabotinage tortueux de l'art durant cet avant-dernier jour... avant-dernier jour, dernier à être ce que nous en ferons. Juste à côté du réel Juste à côté d'aujourd'hui Juste à côté du langage
Trois pièces « jaunes » en un acte, suivies, sous l'étiquette Café-Théâtre, de trois piécettes de même métal. Mots-clés : fantaisie, humour, burlesque, nonsense, déchaînement (délire, diront les contempteurs) verbal, comptines. Des invités-surprises : un curé en pleine crise de foi, un sous-marin atomique, un derviche-tourneur virtuel, Jésus en proie à une rage de dents, des Peaux-Rouges peu amènes... Dans « En attendant l'Aur...reur », cependant, par exception, une inquiétude « ontologique » sur fond de cataclysme latent. Sans oublier une grande leçon soumise à méditation : La première Montre son derrière Mais c'est la dernière Qui passe la barrière !
Deux pièces de théâtre : La ville prise et assiégée et Retable baroque autour d'un Christ aux marionnettes. Voir Avant-propos .
Quatre pièces dont le point commun est d'être en leur temps parvenues au bord d'une création parisienne pour se retrouver finalement abandonnées sur la berge, à la suite du désistement du réalisateur, si ce n'était de son décès. (Voir avant-propos de l'auteur.)
Théâtre National de Marseille La Criée ° Fiche de lecture Octobre 2006, extraits : "Le flux verbal de Monsieur Richardot est extraordinaire, vocabulaire riche, sens du jaillissement, du rythme ; des associations libres surprennent, permettent des envolées lyriques, du chant, assonances, dissonances, des glissements de sens d'adroites pirouettes. Pour dire quoi ? Pour aller où ? Sur ce périmètre où règnent le fric, le paraître, la sottise et l'ennui -la marchandisation de l'art, de tout l'être ? ... "Honnête homme de notre temps, pour sa culture, et obsessionnel patenté pour la fiction, l'auteur aime, en connaisseur, la peinture, les vrais peintres ; la littérature, mais pas celle à l'estomac - révoltes et allergies peuvent être partagées, cela ne fait pas une pièce de théâtre. L'Auteur "... Pas une pièce de théâtre"... chiche ! ° (La pièce a été remaniée dans l'intervalle... Non sans persister à se réclamer du "non-théâtre-chiche".)