Georges Michel
Georges Michel
Un homme, pris de malaise, se laisse tomber sur un banc, au bord d'un lac, en montagne. Il s'interroge, écoute, regarde tout ce qui bouge autour de lui. Cet homme ne va pas cesser d'être le jouet d'une pensée ballottée qui l'amène à considérer, tour à tour, l'humanité et lui-même, au gré de ce qu'il voit, de ce qu'il entend, de ce qu'il pense. L'espoir, vieille habitude tenace, lui fait croire que sur l'autre banc, plus loin, à quelques mètres, il ira mieux, que son malaise s'envolera, qu'il pourra repartir, profiter de ces quelques jours de repos. Il se lève, fait un pas, s'écroule. Seul, il n'arrive pas à atteindre cet autre banc. Il est obligé de s'adresser à des promeneurs, qui défilent devant lui : un vieil homme sympathique, une jeune fille blonde, un psychanalyste... C'est l'histoire d'une cassure ressentie profondément. C'est le désarroi d'un homme, éphémère apparition ne laissant nulle trace, et qui souffre de cette inconsistance.
Riri, petit garçon au milieu des siens, puis adulte, puis vieillard, tout au long d'une vie qu'il traverse sans y penser, glissant comme une ombre, seul et toujours vaincu, mais secrètement fort d'une lucidité que jamais il n'éludera. D'abord avec humour, puis avec une violence sourde et de moins en moins d'espoir, et enfin sur le rythme noir et contenu de la tragédie, il cherche l'approbation d'autrui qui se confond avec le rêve impossible de la communication.
Découvrez la vie exceptionnelle de Léon Say, homme politique et économiste du XIXe siècle, petit-fils du célèbre Jean-Baptiste Say.
L'histoire se passe à notre époque. C'est dire qu'elle est pleine de violences gratuites : bagarres, viols, attentats, cambriolages, manifestations. De Paris au Chili en passant par Marseille, Pousta recherche un emploi, un cousin, une femme. Il est grugé, abandonné, dévalisé, torturé. Après tant de catastrophes vient la récompense : un éditeur lui propose de raconter ses déboires. Le livre est un grand succès. On lui en demande un autre. Pousta peut ainsi racheter la maison de son enfance à Saint-Leu-la-Forêt. Y passera-t-il des jours paisibles à cultiver son jardin ? Cette fable, Georges Michel l'a écrite dans une langue familière, provocante, gouailleuse. Elle est stimulante, fourmille d'observations pittoresques ou amusantes, de détails cocasses.