Georges Bonnemaison
Georges Bonnemaison
Irlande, entre 1829 et 1850. L'Ouest pauvre. Une famille de petits paysans du Burren. La colonisationanglaise, la vie sous le joug, l'espoir dans la résistance politique, etsurtout, à compter de 1845, la Grande Famine. Au-delà de la pénurie de pommes de terre, tout est en placepour une catastrophe majeure. La prédation de l'Angleterre sur la productionagricole, les règles commerciales iniques, le dogme du non-interventionnisme del'État, le racisme anti-irlandais endémique, l'obstruction monarchique à uneintervention humanitaire internationale, le traditionalisme irlandais aussi :autant de facteurs à l'origine de la disparition de la moitié de la populationde l'île. Maeve O'Fearna et ses proches vont tenter de survivre à lacatastrophe. Mais jusqu'où peut-on aller pour ne pas mourir de faim ?
De septembre à mai, trois saisons vécues en prison. Détention provisoire - trouble sévère à l'ordre public -. Puis mise en liberté - présomption d'innocence -. Trois saisons d'enfer. Une expérience inoubliable. Inutile de se lamenter, il faut tenter de vivre. Par la révolte de l'écriture, par l'autodérision et l'ironie, par la recherche improbable de la beauté et de la compassion. Pour la colère, on verra plus tard. Et puis, l'amour est plus fort que tout, non ?
Claude Monet disparaît il y a cent ans, le 5 décembre 1926. Au-delà de la commémoration, ce recueil de poèmes se veut un hommage en trois temps. Monecdotes évoque des épisodes méconnus mais significatifs de la vie du pionnier de l'impressionnisme. Mon Monet reflète l'émotion de l'auteur face à certains tableaux du Maître. Enfin, Fantaisie sur le nom de Monet rappelle que la poésie emprunte par essence des chemins buissonniers. Qu'il s'agisse de formes contraintes ou de vers libres, ce recueil témoigne de toute l'agilité, de l'érudition et de la chaleur de l'écriture de Georges Bonnemaison.
Onze histoires en marge de la Loi. Souvenirs vécus, présents intriqués, futurs possibles. Histoires de gendarmes ou de voleurs, de policiers ou de tueurs, d'avocats ou de procureurs, ainsi que de gens ordinaires adolescents, vieillards, mères de famille, jeunes couples, célibataires. Chacun fait un pas de côté et trébuche dans la pénombre. Ces onze récits percutants, légèrement décalés, abordent des thèmes singuliers mais universels, servis par une écriture ciselée et sensible. Ils interrogent chacun sur son rapport à une Loi souvent familière au Pouvoir, mais parfois étrangère au Peuple. Des émotions résonnent bien après avoir refermé le livre.
Telle Médée, princesse, magicienne, amoureuse, quittant sa Colchide natale, Médéa, sage-femme, pacifiste, jeune mère, doit fuir la Géorgie et ses séismes géopolitiques. Traversant l'Europe du Sud par la route des migrants, elle arrive en France. Entre accueil et rejet, nostalgie et espoir, légendes et possibles, quelle place reste-t-il à Médéa pour réinventer sa vie ?