Frédéric Villar
Frédéric Villar
Longtemps le rugby a été la maison-mère de Guilhem Arbanats. Tout en lui l'indique, de sa démarche pachydermique à la façon qu'il a de ne pas se sortir de devant quand on le contrarie, en passant par le féroce appétit qui à chaque instant le rattrape. Et puis il y a cette sale cicatrice qui segmente son visage. Guilhem a aimé le rugby et le rugby l'a sans doute aimé. Il a eu en son temps ses admirateurs, des spectateurs assidus qui venaient garnir chaque dimanche les tribunes des stades pour y admirer sa bravoure. Seulement il arrive qu'un héros trébuche, ou plus exactement qu'on le fasse trébucher. Notre homme en avait encore dans le ventre - il se voyait bien arrêter sa carrière autrement, mais un triste jour il a dû se résoudre à y mettre un terme. Sauf que si Guilhem Arbanats a raccroché ses crampons, il n'a pas raccroché sa rancune.
Bordeaux... L'autre Bordeaux qui n'est pas présentée en vitrine, celle qui se trouve à deux heures de nulle part. Après cinq années, Marti est contraint de rentrer. Pour avoir laissé une ardoise impossible à effacer, il est salement attendu. Son destin va télescoper celui d'un inconnu, le genre de père de famille à qui l'on donnerait le bon Dieu sans confession... à moins d'être doté comme Marti de l'esprit voyou qui le fera fouiller et s'engouffrer dans le corridor du pire, là où les codes tombent, là où les garants de la morale dérapent... entre messes dominicales et manifs pour tous.
Thomas a promis à Mona de protéger sa fille, mais la jeune femme cache bien plus qu’un simple trouble. Quand Tito, un vieux fou énigmatique, lui révèle des secrets sur ses origines, la quête de vérité tourne à l’obsession.