Francois Stasse
Francois Stasse
La très grande bibliothèque est née dans les polémiques. Les amoureux des livres et les partisans de la lecture sur ordinateur se sont vivement affrontés. L'architecture avec ses quatre tours de verre et son jardin bizarrement enterré en bord de Seine a été violemment contestée. Et, bien sûr, le coût du dernier des grands travaux de François Mitterrand a été dénoncé. Les fureurs ont redoublé en 1998 lorsque le nouveau site du quartier Tolbiac a ouvert ses portes aux chercheurs. Tous les malheurs ont alors paru s'abattre sur cette bibliothèque : les pannes informatiques, les incidents techniques, les crises sociales. Aujourd'hui, cette bibliothèque, l'une des premières du monde, fonctionne bien. A lire le récit précis et passionnant de François Stasse, on va de surprise en surprise. On apprend en particulier que la nouvelle Bibliothèque nationale de France n'est pas du tout celle qui avait été décidée à l'origine. Au-delà des difficultés apparues lors de la période de rodage, on découvre les véritables qualités mais aussi les défauts de cet immense outil culturel. Arrivé au terme de l'histoire, on se pose avec l'auteur l'angoissante question finale : à l'heure de la révolution numérique, était-ce bien cette bibliothèque-là qu'il fallait réaliser ?
UN DEMI-SIÈCLE APRÈS AVOIR BRIÈVEMENT GOUVERNÉ, Pierre Mendès France demeure dans la mémoire nationale l'une des grandes figures de la République. Quels principes, quelles valeurs incarne-t-il pour justifier un tel prestige ? Pour répondre à cette question, François Stasse entreprend de définir le contenu du mendésisme. Il analyse ce qu'apporte cette pensée sur les plans politique, institutionnel, économique et international. Il en distingue les aspects qui ne paraissent plus adaptés au monde actuel de ceux qui pourraient constituer une doctrine pour l'avenir. Il voit dans le mendésisme une éthique de la République dont les lignes de force sont le respect intransigeant de certaines valeurs morales, l'ambition d'une démocratie généralisée et la volonté du citoyen de rester maître de son destin. Cet essai, qui prend en compte les études les plus récentes publiées sur l'ancien président du conseil, ouvre ainsi de nombreuses réflexions touchant à la philosophie politique et aux problèmes actuels de la démocratie médiatique à l'économie mondialisée. Par-delà ses diverses composantes, le mendésisme apparaît dans cet ouvrage comme un plaidoyer pour la dignité du politique.