François Clément
François Clément
Dans un château isolé, la vie des frères Danger bascule quand Antoine, le fils prodigue, revient après des années d'absence. Louis, le pilier du domaine, devra choisir entre loyauté familiale et ses propres convictions.
Comment les grandes unités territoriales se sont-elles consolidées au cours du Moyen Âge ? La définition des frontières fut-elle du seul ressort du pouvoir ? Les études de cas analysent des entités représentatives supra-locales depuis la péninsule ibérique jusqu'à Byzance, en passant par le nord de l'Europe et la Méditerranée italienne. Les diocèses et principautés apparaissent ici non comme de simples limites, mais aussi comme des confins socio-culturels, interrogeant identités et altérités sur un territoire donné.
Les limites et les frontières ne sont pas une anecdote érudite ou formelle. Tout d'abord, la vie des êtres humains a été délimitée et précisée par les limites juridictionnelles locales (communautés d'habitants, seigneuries et paroisses) et par les aires d'influence des communautés urbaines. Treize cas, concentrés en France et s'étendant jusqu'au Bas-Rhin et la côte atlantique portugaise en passant par la Catalogne, sont ici analysés par de prestigieux historiens, afin de saisir les axes qui permettent de reconnaître et de délimiter l'espace local depuis la fin de l'Empire romain jusqu'à la fin du Moyen Âge. Il s'agit d'une période de formation pour l'identité européenne, où le profil territorial joua un rôle essentiel qu'il faut connaître afin de saisir de façon appropriée les racines du présent.
Jean de Gerzat a une femme charmante, deux fils attachants, un vieil oncle original. C'est une bonne famille de jadis que les temps nouveaux ont un peu désorientée, mais qui continue à vivre bien, dans une certaine tradition, sans soucis financiers. Une existence si calme, si unie qu'un jour Jean de Gerzat bazarde tout pour aller vivre avec femme et enfants dans une grande propriété isolée qu'il a acquise dans le Jura. Il bûcheronne, défriche, court le pays, laisse s'épanouir la violence qui est en lui. Les siens le regardent sans comprendre - et lui, comprend-il ? Il va plus loin, seul, cette fois : au Mexique. Un moment, il partage la vie dorée de la colonie étrangère de Mexico : Paris en plus mesquin. Alors, plus loin encore : dans une grande exploitation agricole, dont un ami lui a confié la gérance. Maître et responsable d'hommes et de biens, comme furent les siens, en d'autres temps. Avec tous les devoirs qui en découlent. Sans joie, sans illusions, mais... Ainsi va cette histoire, de case en case, comme au jeu de l'oie. On peut la prendre comme un conte et suivre, avec le plus vif plaisir, les personnages pas à pas. On peut aussi, sous l'anecdote, sentir le malaise d'une société qui n'en finit pas de mourir et d'une autre qui n'en finit pas de naître... Un ton, une allure, des convictions et des humeurs - et l'ironie propre à François Clément -, cela fait un livre d'écrivain.
Faut-il à tout prix étonner le lecteur ou peut-on encore parler de choses sérieuses ? Oui, sans doute, à condition de n'être pas ennuyeux. Voilà un gros homme, ni fou ni bête, qui choisit la solitude pour dénouer paisiblement, tout à son aise, l'écheveau des questions qu'il s'est posées depuis cinquante ans et auxquelles il n'a pas encore répondu. Mais la nature l'entoure, qu'il savoure comme un beau fruit. Mais la vie quotidienne fait de lui un célibataire empêtré ou un amateur maladroit. Mais surtout, au fond de lui, un observateur malin le guette et se moque. Petit livre rapide, qui trotte comme un pur-sang ; personnage étonnant et banal, qu'on finit par aimer - comme soi-même.