François Blistène
François Blistène
Son obsession ? Abattre les B N'importe quelle lettre eût fait l'affaire, mais la lettre B m'a envahi et bientôt obsédé. Je feuilletais l'annuaire où abondaient les Bertrand, Bernard, Bernier, Blainville, Beauchamp, Brincourt, et tant d'autres anonymes. Je devais me concentrer sur certains, j'optais pour des célébrités. Étais-je fou ? Ou plutôt en charge d'une mission presque esthétique ? Un soir, un homme sans qualités se choisit un destin singulier : faciliter la mort d'autrui. Mais jamais (ou presque) il ne tue de ses propres mains. Le chanteur Mike Brant va être le premier élu. Qui sera le prochain ? Grinçant et émouvant, d'une cruelle originalité, Les B réécrit l'histoire à travers celle d'un démiurge qui facilite la fin immanente de contemporains illustres.
Afin de préserver des enjeux stratégiques majeurs, Henri Plantagenêt a la solution idéale : unir le comte de Blackmoor à Rowena de Vitry. Mais comment faire ? Le jeune homme, surnommé le Faiseur de Veuves, a guerroyé en Terre sainte et abhorre l'idée du mariage. Quant à Rowena, c'est une poétesse qui déteste toute forme de violence. Jamais ces deux-là n'accepteront une alliance ! C'est sans compter le plan malicieux de la reine Aliénor, qui entend les piéger pour mieux les réunir. Entre le redoutable chevalier et la belle Dame d'Amour, les différends sont multiples, mais chacun sait que la passion n'a ni rimes ni raison...
Pourquoi aimer son fils ?Je viens de commettre un crime, j'ai fait un enfant la nuit dernière.Pourtant, je suis toujours parvenu, tant bien que mal, à me soustraire à la problématique de la paternité.Rien à léguer, ni argent, ni culture, ni maladie héréditaire. Le peu que j'ai me sert à acheter du Voltarène, des croissants au beurre, du Coca light, des gants en pécari de toutes les couleurs, et un jour peut-être une surface habitable dans une région chaude où vieillir confortablement.L'homme dont il s'agit n'a que faire de l'enfant qui naît malgré lui. Neuf ans plus tard, il croise son fils par hasard. Et s'il essayait de jouer au père, ne serait-ce qu'une semaine ? Méchamment drôle, un brin tragique, Pater Monster s'amuse de la paternité et en dresse un tableau cynique mais jouissif.