Florence Montreynaud
Florence Montreynaud
Chaque matin, je me lève pour changer le monde. C'est ce titre que Florence Montreynaud a choisi pour ses mémoires féministes. Utopie ? Provocation ? C'est le récit de l'engagement de toute une vie. Changer le monde, pourquoi ? Pour en finir avec le machisme, système d'injustices, de discriminations et de violences fondé sur la haine du féminin. Après Benoîte Groult, Florence Montreynaud réaffirme que le féminisme n'a jamais tué personne, alors que le machisme tue tous les jours. Féministe pure et douce, elle tient tête, avec les Chiennes de garde, aux machos qui insultent des femmes en public. Féministe encore et toujours, elle agit avec d'autres pour l'égalité des femmes et des hommes, pour un monde plus juste et plus solidaire. Dans ce livre, témoignage d'une vie et réflexion sur une histoire, elle apporte des clefs pour comprendre le féminisme d'hier et d'aujourd'hui, tout en préparant celui de demain.
" Changer les mots pour changer le monde " Florence Montreynaud " Les mots que vous utilisez signifient-ils exactement ce que vous voulez dire ? Il est bien des tournures tendancieuses, "crime passionnel", "préliminaires", "nom de jeune fille" ou "instinct maternel", que j'ai utilisées avant de prendre conscience de leur contenu machiste. Depuis le masculin pluriel qui écrase le féminin jusqu'au refus d'employer la forme féminine des noms de métier, en passant par des insultes sexistes comme con et ses dérivés, le langage usuel dévalorise le féminin, minore ou justifie des violences masculines. Changer le monde prendra un certain temps. Changer les mots, c'est possible tout de suite. " Florence Montreynaud La collection Temps de parole : À côté des dictionnaires, qui sont le reflet des normes et des usages, les Éditions Le Robert souhaitent, avec cette nouvelle collection, inviter des auteurs à éclairer les controverses linguistiques et nourrir les débats qui traversent notre société. Temps de parole entend ainsi contribuer à la réflexion sur la langue française et ses évolutions. Florence Montreynaud est historienne et linguiste. Féministe engagée depuis 1971, elle a lancé plusieurs réseaux internationaux, comme les Chiennes de garde (contre les insultes sexistes publiques) ou Zéromacho (contre le système prostitueur). Parmi ses nombreux livres, Le xxe Siècle des femmes (Nathan, 2001), Appeler une chatte (Payot, 2005), Chaque matin, je me lève pour changer le monde (Eyrolles, 2014).
LA SEXUALITÉ EST LE PROPRE DE L'HOMME ET LE SALE DE LA FEMME.Il est un « don Juan », et elle, une « pute ». Il a des « besoins », elle doit « se respecter ». Pourquoi utilise-t-on des mots différents : indulgents pour les hommes et sévères pour les femmes ? Cela s'appelle la double morale sexuelle, un sujet jamais examiné dans toutes ses dimensions ; il se traduit dans notre langage qui reflète et renforce la domination patriarcale. Il paraît que ce n'est plus si grave aujourd'hui, que les comportements des deux sexes se sont alignés. Alors, pourquoi est-elle toujours une « salope » et lui un « tombeur » ? Grâce à une riche documentation accumulée depuis des décennies, Florence Montreynaud démontre la virulence persistante du patriarcat. Dans cet essai à la fois rigoureux et drôle, léger et essentiel, elle analyse la présence constante de la double morale sexuelle au sein de notre société, et propose des solutions pour que notre monde devienne moins violent et plus juste. CHANGER LE MONDE PRENDRA UN CERTAIN TEMPS ; CHANGER DE MOTS, C'EST POSSIBLE DE SUITE.
« Pute ! », « Salope ! » En France, pays de la galanterie, c'est avec ces mots que, dans la rue comme à l'Assemblée nationale, des hommes s'adressent encore publiquement à des femmes, célèbres ou non. Le 8 mars 1999, Florence Montreynaud, écrivaine, féministe et intellectuelle parisienne de plus de cinquante ans, en a eu assez des insultes sexistes subies par les femmes en France. Elle s'est dit : « Ça suffit ! » et montrant les crocs, a lancé avec des ami-es le Manifeste des Chiennes de garde qui a rapidement recueilli des centaines de signatures. L'outil privilégié des Chiennes de garde : le communiqué de presse envoyé aux médias, pour soutenir une femme insultée en public. Afin de faire le ménage dans les propos orduriers. Afin qu'on entende la souffrance des femmes. Afin que la honte ne soit plus portée par elles, mais qu'elle retombe sur les machos eux-mêmes. Afin d'élever le débat public, où les insultes sexistes passent encore trop souvent pour une forme d'humour. Dès les premières actions, les critiques ont fusé de toutes parts : « Quand même, vous auriez pu trouver un autre nom ! », « Vous êtes des Parisiennes intellos », « Vous ne vous intéressez qu'aux gens célèbres », etc. Florence Montreynaud a soigneusement consigné les objections adressées aux actions provocatrices des Chiennes de garde. Aujourd'hui, dans ce livre drôle et incisif, elle répond systématiquement à ces détracteurs. Ce qui lui fournit l'occasion de dresser un réquisitoire contre le machisme ordinaire de la société française. Oui, affirme Florence Montreynaud, les mots peuvent faire mal. Oui, les insultes blessent Oui, il faut d'autres mots pour tisser de nouveaux liens, empreints de respect entre hommes et femmes. Dire NON aux insultes sexistes, c'est dire OUI à la dignité des femmes... et des hommes.
Plongez dans l'épopée des femmes depuis 1900 à travers L'aventure des femmes XX/XXI siècle de Florence Montreynaud.
Tout nous parle de « ça », mais comment en parlons-nous ? Souvent, les mots nous manquent... Florence Montreynaud révèle ce qui est caché dans la langue. Tout est bon : mots attrapés au vol, mots lus à la dérobée dans les livres interdits d'autrefois, mots étudiés dans les dictionnaires, mots prononcés dans l'intimité. L'auteure explique les termes utilisés pour désigner les organes sexuels féminins et masculins chez le médecin, dans la rue, ou avec la personne aimée. Elle raconte leur histoire en français, en anglais, en allemand, en russe, en italien, en espagnol... Elle mêle, avec humour, témoignages personnels et vocabulaires de tous les registres, tressant les fils des émotions, des sensations et des connaissances. Ouvrir ce livre, c'est se laisser entraîner avec le sourire dans le jardin des mots, et découvrir combien, dans les plaisirs du sexe, la langue a la part belle !