Erlend Loe
Erlend Loe
Que l'école soit en partie et occasionnellement gagnée par la violence ne surprend pas ceux qui s'en préoccupent de longue date. Il y a conjonction de deux problématiques : tout d'abord, en dépit des meilleurs efforts, le système et la relation scolaires implosent, et l'impératif de scolarisation se redéfinit dans l'actualité d'une société de consommation, société jeune, société technologique, où la vie et le désir, d'une certaine façon, reprennent le contrôle de l'institution. Ensuite, c'est la vie sociale quotidienne qui est mise en question par la défaillance économique et mentale de la formation. Et l'école ne retrouve du sens que désormais située et inscrite dans les contextes familiaux et sociaux de son environnement naturel. La violence dès lors vient manifester à l'école la socialisation brutale de l'enseignement, et l'ampleur des problèmes à résoudre. Enfin, c'est sur une nouvelle culture et une nouvelle pédagogie scolaires que se referme cette recherche intervention, qui par ailleurs se poursuit. Réseaux et partenariats ; recentration des établissements sur une vie scolaire ouverte, à partir des repérages de savoir(s) fondamentaux ; enseignement et éducation étroitement liés, pour un apprentissage différencié de masse. Jamais le défi n'avait autant approché la limite du système. L'enjeu, c'est l'utopie à marche forcée. Sans négliger la conjoncture sociale, le choix énoncé reste simple, et fait hypothèse pour ce livre : ou la pédagogie restaure et ouvre l'accès aux savoirs ; ou la violence vient marquer le manque et l'échec au coeur de l'école et de sa pédagogie. En fait, c'est d'une autre école qu'il s'agit.
Kurt et sa famille partent en Finlande pour les vacances. A la suite d'un accient, ils échouent à ... Kurtville ! Les habitants pensent aussitôt que Kurt est le Messie et celui-ci, après un violent coup sur la tête, se prend pour un gourou.
Voilà des années que Kurt conduit son Fenwick sur le quai de Gunnar. Mais un nouveau quai se construit à côté qui emploie des chauffeurs de Fenwick étrangers et hyper entraînés. Quand Kurt découvre des clandestins cachés dans un container, la pression monte encore.
Le jour de ses vingt-cinq ans, le narrateur prend brutalement conscience que sa vie n'a pas de sens. Il prend les choses en main et dresse la liste de ce qu'il possède. Mais il lui manque l'essentiel: des projets, une bonne dose d'enthousiasme et, surtout, une petite amie. Il rédige alors une nouvelle liste et trouve l'objet avec lequel la vie va enfin pouvoir reprendre son cours: un ballon rouge... Absurde et hilarant.
Le félon Hektor Hellføkk a réussi à rallier à sa cause les Norvégiens du nord pour faire sécession avec le sud. Le nord, où des nappes de pétrole ont été découvertes, veut profiter de ses richesses, sans que les dividendes tombent dans l'escarcelle du sud. Aussi les voies de communication sont-elles coupées établissant de facto une nouvelle frontière entre les deux parties du pays. Or, le chef de Kurt, Gunnar, a un frère, Bodvar, qui possède un quai dans le nord insurrectionnel. Et il a besoin d'un courrier de cabinet pour transmettre une missive à son frère. Kurt qui connaît bien le nord va traverser toute la Norvège en Fenwick pour transmettre la missive. Mais de multiples embuches l'attendent... Périple cocasse à travers la Norvège, Kurt courrier de cabinet est non seulement un roman d'aventures mais aussi un récit de voyage peu ordinaire. Une transposition très, très libre de Michel Strogoff de Jules Verne.
Nina Telemann, 43 ans. Prof de norvégien dans le supérieur. Lunettes à verre épais. Adore l'Allemagne. Bror Telemann, 42 ans. N'adore pas l'Allemagne. Léger problème avec l'alcool. En ce moment en vacances à Mixing Part. En Allemagne.