Edward St aubyn
Edward St aubyn
« Toutes ressemblances avec des individus cons de sexe masculin ou féminin, voir autre, ayant existé et existant toujours, sévissant et bâfrant honteusement à votre table ou à proximité, dans les repas mondains ou même pas mondains, mais pourrissant copieusement les repas de l'apéro jusqu'au digestif, ne sont ni pures coïncidences ni fortuites ni accidentelles, ni pas fait exprès, ni le fruit du hasard... Et, si certains se reconnaissent, c'est normal, c'est volontaire et, surtout, c'est bien fait ! Jubilons lectrices, réjouissons-nous lecteurs, et qu'ils s'étranglent de rage de chacun de ces mots étouffe-crétins ! »
Après Peu importe et Mauvaise Nouvelle, voici Après tout, le temps pour Patrick Melrose d'en finir totalement avec son passé et de faire un dernier pied de nez à la gentry anglaise.« La comtesse Gravesen n'a jamais rien fait à moitié. Lorsqu'elle réunit quelques intimes pour l'anniversaire-surprise de son mari, elle compte cinq cents invités, dont la princesse Margaret. Patrick Melrose est de la fête sans y être vraiment. Il en a un peu marre de tout ça. À plus de trente ans, il sent qu'il est temps de passer à autre chose. Il ne trouve même plus drôle d'être cruel : débiter des vacheries, quel ennui ! Pourtant il s'ne passe de bien bonnes ce soir-là. Le lecteur n'en rate pas une. » Stéphane Hoffmann, Madame Figaro
Olivia, une jeune Londonienne, vient de rencontrer Francis. Elle se surprend à être séduite par ce naturaliste qui ne jure que par la vie à la campagne. Au même moment, elle s'apprête à publier son premier livre sur son domaine de recherche, l'épigénétique, et à accueillir sa meilleure amie Lucy qui rentre des États-Unis après une longue absence. Olivia est ravie de lui présenter Francis et de partager avec elle ses découvertes scientifiques. Mais les retrouvailles ne se passent pas comme prévu, car Lucy doit faire face à un diagnostic terrible : elle souffre d'une tumeur au cerveau potentiellement fatale. Son patron Hunter, un milliardaire américain qui a investi dans les biotechnologies, va se révéler d'un grand secours dans cette situation, et les quatre trentenaires - dont la vie se déroule entre Londres, la campagne anglaise, Big Sur en Californie et le Cap d'Antibes - vont affronter ensemble cette épreuve autant que les autres questions existentielles qui les préoccupent. Leurs interrogations intimes de transmission et d'héritage familial croisent alors des travaux scientifiques plus larges ; chacun en sortira transformé. St Aubyn joue en virtuose avec des sujets contemporains tels que l'écologie, les nouvelles technologies, la génétique et la psychanalyse. Son empathie pour ses protagonistes lui permet de nous toucher au coeur, et son art consommé de la narration nous fait vibrer au rythme d'un récit haut en couleurs, tour à tour drôle et dramatique. Traduit de l'anglais par David Fauquemberg.
Henry Dunbar a décidé de s'enfuir du foyer pour personnes âgées où ses filles l'ont placé en Cumbria, dans la région montagneuse du nord-ouest de l'Angleterre. Son acolyte dans l'aventure est un ancien comédien alcoolique avec lequel il a sympathisé... Ils tentent le tout pour le tout, et aucun des deux n'ignore qu'on essaiera de les retrouver par tous les moyens dès que leur disparition dans la nuit et la neige aura été découverte. Car Henry Dunbar n'est pas n'importe qui : il est l'un des hommes les plus riches de la planète, et même si à plus de quatre-vingts ans, il perd parfois un peu la tête, il est encore officiellement le patron d'un empire médiatique. Un empire convoité par ses filles Megan et Abigail, qui rêvent de prendre le contrôle du groupe lors de la prochaine assemblée générale. Elles traversent donc l'Atlantique en urgence - et en jet privé - pour essayer de remettre la main sur leur père afin de le neutraliser. Mais Florence, leur petite demi-soeur se montre plus rapide. Elle tient à revoir son père non pas pour s'emparer de l'héritage, mais dans le but de se réconcilier avec lui - il l'avait répudiée quand elle lui avait déclaré que son argent ne l'intéressait pas. Megan et Abigail, bien au contraire, ne pensent qu'à la fortune : assoiffées de pouvoir, elles sont prêtes à tout pour l'obtenir. Avec ses rebondissements loufoques ou drolatiques, Dunbar et ses filles est une tragi-comédie peuplée de nymphomanes hystériques, de manipulateurs manipulés et de grands lâches, tous attirés par le pouvoir et l'argent. St Aubyn nous offre non seulement une sorte de Roi Lear contemporain mais il tend surtout un miroir grossissant à notre époque. Traduit de l'anglais par David Fauquemberg.
Des années 1960 aux années 2000, du sud de la France à la Grande-Bretagne en passant par New York, l'auteur raconte, dans une histoire semi-autobiographique, la vie de Patrick Melrose, qui naît dans une famille noble mais complètement dysfonctionnelle : repoussé par sa mère, abusé par son père, il devient un dandy alcoolique et drogué. Il quittera ce monde aristocratique à la dérive sans jamais pouvoir se réconcilier avec la figure paternelle, mais trouvera néanmoins une certaine forme d'apaisement.Sous une plume brillante et corrosive, mêlant la satire mondaine et l'humour acide à la tragédie la plus cruelle, Edward St Aubyn (prix Femina étranger pour Le Goût de la mère) nous offre une fresque incomparable autour d'un personnage inoubliable. Intelligent, drôle et méchant. Le Monde.La particularité des romans de St Aubyn tient à la manière dont les souffrances personnelles se trouvent contrebalancées par un art de la comédie sociale. The Guardian. Ce volume rassemble :1. Peu importe2. Mauvaise nouvelle3. Après tout4. Le Goût de la mère5. EnfinTraduit de l'anglais par Marie Ploux, Sophie Brunet, Anne Damour.
« Edward St Aubyn fait partie des quelques géants de la fiction anglaise contemporaine, qui se comptent sur les doigts d'une main. Il a toujours élaboré avec talent une forme de satire qui n'exclut pas une forme de compassion et de compréhension. À présent, son regard se pose sur l'univers absurde de l'attribution des prix littéraires. Le résultat est désopilant. » Edmund White. « L'esprit de Wilde, la légèreté de Wodehouse, la cruauté de Waugh. [...] Aucun résumé de l'intrigue ne peut laisser présager l'ampleur de l'univers comique, riche et acerbe de S Aubyn, ni l'étendue surprenante de sa dimension philosophique. » Zadie Smith. « Une des expériences de lecture les plus extraordinaires que j'ai eues au cours de ces dix dernières années. [...] Edward St Aubyn excelle dans l'art de disséquer tout un univers social. » Michael Chabon.
Plongez dans Enfin, le dernier volet de la saga Patrick Melrose par Edward St Aubyn. Une satire mordante et drôle de l'aristocratie britannique, où humour noir et tragédie s'entremêlent pour clore une œuvre littéraire majeure.