Driss Ghali
Driss Ghali
S'il y a une seule conclusion à tirer de l'oeuvre de Galula, c'est que toute communauté humaine, mise devant un problème politique, peut, sous certaines conditions, se fracturer en trois groupes : une minorité active très déterminée à renverser la table, une autre minorité attachée au maintien du statu quo mais incapable d'agir et enfin une majorité silencieuse qui rêve de ne rien faire mais dont la vocation est d'appuyer le camp qui a le plus de chances de l'emporter. Hier face au FLN algérien et aujourd'hui face à l'Etat Islamique, la pensée de Galula permet à une démocratie comme la nôtre de se défendre sans se renier. Un ouvrage urgent après le Bataclan. Un livre passionnant qui présente un des pères fondateurs des théories de la contre-insurrection. Driss Ghali offre une vision captivante de la vie, des expériences et de l'oeuvre intellectuelle de David Galula. Il démontre clairement pourquoi les idées que Galula a élaborées et mises en oeuvre sont encore d'actualité pour tous ceux qui, parmi nous, assument la responsabilité de lutter contre les insurrections de notre temps. Général David Petraeus, ancien directeur de la CIA et commandant des forces américaines et de la coalition en Irak et en Afghanistan, les plus importantes opérations de contre-insurrection des dernières décennies.
Musulman marocain, étudiant en France puis cadre supérieur au Brésil, Driss Ghali a poursuivi les objectifs d'un jeune homme moderne : argent, succès, plaisir. Mais un jour, il a réalisé que ceux à qui il voulait tant ressembler étaient des médiocres et qu'ils l'utilisaient sans scrupules. Le chemin qu'il suivait n'avait plus aucun sens. Il a compris qu'il avait été le « bon gars », celui qui se fait marcher dessus et disparaît sans rien dire. Pour sortir de l'abattement, il s'est examiné avec méthode. A l'issue de ce travail, il a pris la ferme décision d'être lui même, d'être loyal à son identité, quoiqu'il en coûte.Aujourd'hui, il écrit aux Français car pour lui, c'est une évidence : les Français aussi ont laissé depuis trop longtemps de médiocres ambitieux prendre tous les pouvoirs, politiques, économiques, médiatiques ou judiciaires. Par résignation ou au prétexte de préserver un confort bien illusoire, ils ont trop souvent renoncé à s'affirmer et à refuser leur propre effacement.Par la lucidité d'un regard extérieur et libre, Driss Ghali nous fait voir des scandales et des mensonges que nous ne voyons même plus. Un discours passionné et teinté d'humour, une claque amicale mais qui réveille ! Diplômé de l'EDHEC et de CentraleSupélec, Driss Ghali porte une voix originale dans le débat public où il avertit du spectre d'une mondialisation irraisonnée qui menace la diversité des cultures. À ses yeux, il n'y a pas de citoyen du monde, il n'y a que des gens de quelque part.
Driss Ghali est marocain et musulman. Il a fait ses études en France et y a commencé sa vie professionnelle. Aujourd'hui, à chaque fois qu'il revient dans l'hexagone, il est effaré et ne comprend pas ce qu'il voit. Comment le Peuple français accepte-t-il l'américanisation aussi massive de sa culture, l'ensauvagement de ses manières et une présence de l'Islam toujours plus affirmée ? Il ne s'agit pas ici d'un énième livre sur le déclin de la France, vieille névrose qui resurgit régulièrement. Non, ici l'auteur cherche à savoir comment l'abaissement du pays peut être à ce point accepté par les Français. Pourquoi reconduisent-ils scrutin après scrutin des responsables politiques qui organisent leur sortie de l'Histoire par l'immigration de peuplement et l'abdication de la souveraineté au profit de l'Union Européenne ? Pour Driss Ghali, il y a quelques explications. Elles sont douloureuses à accepter mais peut-être pourront-elles en aider certains à ouvrir enfin les yeux. Diplômé des grandes écoles (Centrale Paris, EDHEC), Driss Ghali est spécialiste des relations internationales et intervient au Maroc, au Brésil et en France.
Pour l'auteur, un Marocain installé au Brésil, le voyage de São Paulo à Casablanca ne sera pas comme les précédents. Arrivé à l'aéroport, la mine des employés, la forme du paysage, l'air du dehors : rien ne semble avoir changé. Pourtant, il vient de perdre son père.Très vite, ses souvenirs se mêlent et se démêlent pour former un tableau où l'évocation de la figure paternelle accompagne les indignations d'un homme qui redécouvre sa culture dans les pires conditions. Face à la corruption et à la décadence morale qu'il constate, il choisit de prendre à partie les élites et les institutions qu'il estime responsables de la débâcle. Le Maroc d'aujourd'hui est comme en déshérence, et l'évidence de ses fragilités contraste douloureusement avec les réussites passées et la mémoire des hommes qui les ont construites. Dans cette introspection à la fois pudique et tranchante, l'auteur voit néanmoins l'opportunité d'une leçon, celle d'un héritage affectif immense et la possibilité d'un regard lucide sur la réalité.