Danièle Tritsch
Danièle Tritsch
Ça va pas la tête ! Cerveau, immortalité et intelligence artificielle, l'imposture du transhumanisme
Depuis quelques années un mouvement d'idées, venu des États-Unis, a pris un essor considérable dans le monde au point qu'il a été qualifié de Révolution, la Révolution transhumaniste. Demain, on vivra 200 ou 300 ans... et bien sûr en parfaite santé : l'immortalité n'est pas loin. Ces prophéties s'appuient sur les avancées réelles apportées par l'intelligence artificielle et la recherche en biologie, en particulier dans le domaine du vieillissement, passant ainsi allègrement de l'homme préservé et/ou augmenté au post-humain. Mais dès que l'on s'intéresse au cerveau, les données sont particulièrement complexes et ne vont pas dans le sens de ces prophéties. Il existe une contradiction criante entre la jeunesse éternelle promise et la réalité actuelle qui reste terrifiante. Fort de l'expérience médicale, scientifique et pédagogique des auteurs, ce livre montre que les efforts lents et soutenus de la recherche biologique et médicale, auxquels l'intelligence artificielle apportera sa contribution, restent la seule voie pour non seulement comprendre le fonctionnement du cerveau, mais aussi le maintenir en bonne santé (cerveau préservé), le doter de capacités nouvelles (cerveau augmenté) et, dans un délai non prévisible à ce jour, guérir ou stabiliser les maladies neuro-dégénératives (cerveau réparé). Quant au post-humain, il ne s'appuie à fortiori sur rien de tangible. Écrit dans un style accessible et vivant, ce livre est illustré d'exemples puisés dans la vie quotidienne. Il s'appuie sur des données scientifiques biologiques et médicales incontestables pour dénoncer l'imposture que représente le transhumanisme et ses excès ou délires.
Qu’il s’agisse de sexualité harmonieuse ou des violences sexuelles, notre cerveau est aux commandes : c’est lui le véritable chef d’orchestre ! Deux neurobiologistes de renom racontent les multiples phénomènes cérébraux à l’œuvre dans la tête dès qu’il s’agit de sexe. Par une approche à la fois scientifique, historique et sociologique, ils décrivent les ravages des abus sexuels sur les victimes et expliquent pourquoi certains individus, surtout des hommes, passent à l’acte. Pourquoi aussi notre espèce se montre la plus violente envers les femmes et les enfants. Balayant une bonne fois pour toutes la distinction inné-acquis, ils montrent comment la formidable plasticité du cerveau permet à chacun d’intégrer l’influence des facteurs génétiques et socioculturels de son environnement. Cet éclairage biologique original élargit considérablement les possibilités de prévenir les violences et de guérir victimes et bourreaux. Et offre des clés pour tenter de faire reculer les cultures du viol et de l’inceste. Non, les violences sexuelles ne sont pas une fatalité ! Professeurs d’Université, Danièle Tritsch et Jean Mariani ont dirigé un grand laboratoire de recherche en neurosciences et exercé de nombreuses responsabilités au sein des Universités, du CNRS et du ministère de la Recherche.