Daniel Moatti
Daniel Moatti
La prise de conscience collective des dégâts générés par une empreinte technologique de plus en plus grande avec la mise en danger des ressources naturelles dont l'atmosphère elle-même s'accompagne de l'implication progressive des citoyens dans le débat médiatique ouvert entre les décideurs économiques, les institutions étatiques, les élus locaux et les scientifiques. En Provence-Alpes-Côte d'Azur, la question de la surveillance de la pollution atmosphérique a été posée, dès 1972, avec la création d'Airfobep sur la région de l'Etang de Berre devenue l'extension du port de Marseille et lieu d'implantation de très nombreuses raffineries. À Marseille, en 1981, Airmaraix a pris en charge cette surveillance constante, suivie, en 1989, par Qualitair 06 pour Nice. Ces Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l'Air ont fusionné entre 2006 et 2012 donnant naissance à AtmoSud. Les outils scientifiques ont été développés, les mesures des polluants de l'air gagnant en précision. AtmoSud, l'interlocuteur privilégié des institutionnels, a renforcé, en son sein, la représentation des citoyens et de leurs associations. À travers les archives et les témoignages, ce livre retrace 50 ans de l'histoire de la surveillance de la qualité de l'air.
Alors que les technologies de communication numérique sont souvent présentées par les institutions et les médias comme la solution universelle aux problèmes éducatifs et aux inégalités sociales, transformant les jeunes en "fers de lance" de la société numérique, cet ouvrage collectif sous la direction d'Alexandre Eyries et de Daniel Moatti analyse les dangers d'une cyberaddiction d'autant plus pernicieuses qu'elle reste gravement sous-évaluée. Issues d'une série de colloques organisés à l'Université de Nice, les différentes contributions de ce livre exposent des approches théoriques tout en apportant des réponses concrètes institutionnelles et psychologiques à une réalité déniée.
Les adolescents constituent la cible privilégiée des stratégies marketing des industriels du numérique. L'objectif : une jeunesse toujours plus connectée, branchée sur écrans, claviers et réseaux H24 . Mais avec quelles conséquences psychologiques, sociales et pédagogiques ? Internet et les TIC (Technologies de l'information et de la communication) sont porteurs de formidables potentialités relationnelles, culturelles, ludiques. Mais le nomadisme, la mobilité et la connectivité ont aussi leur versant sombre, dont les addictions et les dépendances induites par toutes ces technologies sont les symptômes les plus connus. Pascal Lardellier et Daniel Moatti mettent en évidence que les ados se trouvent « pris dans la Toile », prisonniers d'écrans toujours plus présents et pressants. Sans dramatiser, ils pointent les risques de l'hyper-connnectivité adolescente et en désignent les origines, qui sont aussi politiques et socioéconomiques. Cet ouvrage s'attache à démontrer qu'une idéologie techniciste, progressiste et libérale sous-tend l'obsession à vouloir faire des jeunes les fers de lance de la « société numérique ».