Daniel Lee
Daniel Lee
Des documents enfouis dans un fauteuil pendant soixante-dix ans peuvent transformer un historien en détective, surtout s'ils sont estampillés de la croix gammée. Le nazisme est un sujet que Daniel Lee maîtrise, pourtant le nom du propriétaire de ces papiers lui est inconnu. Lorsqu'il décide de retracer son itinéraire, il découvre qu'il s'agit d'un officier SS qui, dans les années 1930, a exercé comme juriste à l'hôtel Silber, quartier général de la Gestapo à Stuttgart. Peu à peu se dessine le parcours de cet homme, qui a sillonné la France, puis l'Ukraine au sein de la Wehrmacht. Son rôle et sa responsabilité dans la machine criminelle du Troisième Reich se précisent au fil de cette étonnante chronique du quotidien d'un «nazi ordinaire», dont ses deux filles ignoraient tout. Une quête acharnée de la vérité qui est aussi un puissant révélateur des non-dits et des silences familiaux du narrateur
Des documents enfouis dans un fauteuil pendant soixante-dix ans peuvent transformer un historien en détective, surtout s'ils sont estampillés de la croix gammée. Le nazisme est un sujet que Daniel Lee maîtrise, pourtant le nom du propriétaire de ces papiers lui est inconnu. Lorsqu'il décide de retracer son itinéraire, il découvre qu'il s'agit d'un officier SS qui, dans les années 1930, a exercé comme juriste à l'hôtel Silber, quartier général de la Gestapo à Stuttgart. Peu à peu se dessine le parcours de cet homme, qui a sillonné la France, puis l'Ukraine au sein de la Wehrmacht. Son rôle et sa responsabilité dans la machine criminelle du Troisième Reich se précisent au fil de cette étonnante chronique du quotidien d'un «nazi ordinaire», dont ses deux filles ignoraient tout. Une quête acharnée de la vérité qui est aussi un puissant révélateur des non-dits et des silences familiaux du narrateur
Des documents enfouis dans un fauteuil pendant soixante-dix ans peuvent transformer un historien en détective, a fortiori s'ils sont estampillés de la croix gammée. Le nazisme est un sujet que Daniel Lee connaît bien, pourtant le nom du propriétaire de ces papiers lui est inconnu. Lorsqu'il décide de retracer son itinéraire, il découvre qu'il s'agit d'un officier SS qui, dans les années 1930, a exercé comme juriste à l'hôtel Silber, quartier général de la Gestapo à Stuttgart. Au fil des recherches, l'univers familial de l'inconnu s'esquisse: la branche paternelle qui a vécu pendant plusieurs générations à La Nouvelle- Orléans dans un climat de haine raciale, les parents qui ont reconstitué à Stuttgart une villa digne de la Louisiane, la femme déclarée «apte» au mariage par la SS et les deux filles qui ignorent tout du passé de leur père. Peu à peu se dessine le parcours de l'officier qui a sillonné la France et ensuite l'Ukraine au sein de la Wehrmacht. Son rôle et sa responsabilité dans la machine criminelle du Troisième Reich se précisent dans cette étonnante chronique du quotidien d'un «nazi ordinaire». Une quête acharnée de la vérité qui est aussi un puissant révélateur des non-dits et des silences familiaux du narrateur.
Issu d'une lignée de magistrats, Louis Noguères (1881-1956), après un diplôme d'études supérieures d'histoire, et la rédaction d'un des tomes de l'Histoire socialiste dirigée par Jean Jaurès, a choisi la défense : il a appartenu, pendant plus d'un demi-siècle, au barreau de la Cour d'appel de Paris, et s'y est illustré dans quelques affaires retentissantes, le procès Bajot-Daudet, les affaires Stavisky, entre autres. Député socialiste des Pyrénées-Orientales, il devait, en juillet 40, être à Vichy l'un des quatre-vingts opposants à Pétain et Laval. Et c'est comme parlementaire, et comme résistant, qu'il est devenu le premier président élu par l'Assemblée nationale pour conduire les débats de cette Haute Cour de la Libération qu'il évoque ici en mémorialiste et en historien. Raymond Lindon, avocat général à la cour de cassation, qui a préfacé ce livre, est, notamment, l'auteur d'une histoire de la Haute Cour de Justice jusqu'à la guerre.