Daniel Grandclément
Daniel Grandclément
Bao Daï, le Fils du Ciel au double visage. Pour la presse, un sportif, un joueur, un amateur de femmes et de voitures racées. Pour ses confidents, un politique ayant pour unique objectif l'indépendance et l'unité de son pays, le Viêt-Nam. Pression qu'il ne cesse d'exercer, avec plus ou moins de fermeté, sur les différents gouvernements français de l'avant-guerre. Puis, il se montre peu soucieux des options idéologiques de ses interlocuteurs, celles des Japonais vainqueurs et occupants, et enfin celles d'Ho Chi Minh, avec lequel il se lie après son abdication, avant de se remettre sous la tutelle de la France, et ce jusqu'à Diên Biên Phû. Toujours, pour cet « Hamlet jaune », comme le nomme Lucien Bodard, dans l'espoir de réaliser son rêve d'indépendance, quels que soient les moyens employés. Ruiné, l'empereur a longtemps occupé un modeste deux pièces à
« Une année de paradis, suivie d'une année d'enfer. » Voilà comme Mathilde, née Mauté, résume son mariage avec Paul Verlaine, également père de son fils Georges. Leur histoire est celle d'un génie littéraire qui s'éprend d'une adolescente de bonne famille, d'un amour où la passion se mêle à l'alcool et à la violence, jusqu'à l'apparition d'un jeune poète prénommé Arthur.Dans un récit aussi précis que captivant, nous est raconté pour la première fois un aspect méconnu de cette relation qui prend place pendant la Commune de Paris et s'achève à l'aube du XXe siècle. Celle de Mathilde, alias Madame Verlaine, mère protectrice d'un garçon tombé dans l'oubli, femme courageuse déterminée à sauver les apparences sans jamais renoncer à sa liberté.
La passionnante épopée du dernier empereur du Vietnam.Pour la presse de l'époque, Bao Daï (1913-1997) n'est qu'un jouisseur, amateur de femmes et de voitures, qui privilégie à la politique frivolité et plaisir. Pour ses confidents, il est bien au contraire un stratège qui, toute sa vie durant, oeuvrera dans un seul but : l'indépendance de son pays, quels que soient les moyens employés et les interlocuteurs avec lesquels il devait frayer. Nonchalant et brillant, il échappe à toute tentative de le comprendre comme de l'utiliser puisqu'il n'hésitera pas à se rapprocher successivement des Français, des Japonais, puis un temps, d'Hô Chi Minh. Daniel Grandclément, intime du fils de Bao Daï et fort de sources familiales en partie inédites, livre ici la première biographie, écrite d'une plume fluide, de ce personnage au double visage, empereur du Vietnam de 1926 à 1945, avant de revenir au pouvoir sous la protection de la France de 1949 à 1955. L'ouvrage de référence : un futur classique.
« Pourquoi s'acharner sur Jacqueline Sauvage ? Elle a assez payé ! » vont penser ceux qui ont vécu pendant des mois au rythme des manifestations. Comme eux, une bonne partie de l'opinion publique a réclamé la grâce de cette femme meurtrière de son mari après quarante-sept années de violences. Pourtant, deux jurys populaires l'ont condamnée à dix ans de prison. Des faits ignorés du grand public justifiaient-ils cette sévérité ? Ce livre-enquête, écrit sans parti pris, révèle les zones d'ombre de l'affaire et dévoile une femme complexe, à la fois dure et soumise, humiliée par son mari, mais amoureuse et jalouse. Méritait-elle de devenir l'emblème des femmes battues ? « La cause était bonne mais ce n'était pas la bonne personne », tranchera l'avocat général du procès en appel.
Sa vie, Henry de Monfreid l'a contée au fil de ses quelque soixante-treize romans. Mais la fiction se révèle pâlotte au regard de la vérité d'une incroyable existence. A l'aide d'une correspondance monumentale, des témoignages des survivants, en épluchant les fiches des diverses polices qui se sont, un jour ou l'autre, intéressées à lui, et, bien sûr, en analysant son oeuvre, Daniel Grandclément nous donne à voir un personnage à mille coudées au-dessus de l'image du pirate qu'il avait lui-même accréditée. Le lecteur des Secrets de la mer Rouge n'ignore rien des ruses de Monfreid pour camoufler des cargaisons de hachisch. Il ne savait pas que ce gentleman-trafiquant avait le père Teilhard de Chardin pour ami, et Daniel Grandclément lui apprendra comment le bon jésuite entreprit de convaincre Paul Vaillant-Couturier d'aider son protégé à se rendre au Turkestan où il devait trouver meilleure " marchandise "... Fascinant aventurier qui, à soixante-dix ans, approvisionne toujours quelques salons parisiens en substances vénéneuses et dont le nom même est le résultat d'un petit trafic, monté par une grand-mère intrépide... Daniel Grandclément nous restitue en vraie grandeur dans sa vie familiale, dans ses petites turpitudes, dans ses grands desseins et dans tout son talent cet " écrivain-corsaire ".