Daniel De Bruycker
Daniel De Bruycker
A Treste cohabitent Zelbes et Trestovars. La famille (zelbe) du narrateur a un jour dû quitter les étages de l'immeuble qu'elle occupait pour s'installer dans la cave... C'est de cette "caverne" que le jeune Dizoût envoie ses lettres à sa correspondante, une Parisienne rêvée à qui il décrit sa ville (invisible) et son destin (illisible).
Un survivant du cauchemar d'Hiroshima tient le journal, entrecoupé de poèmes, de ses interrogations face à un effroyable univers de chaos. Son chant de désespérance est illuminé par la précaire illusion d'avoir triomphé de la mort.
Trois jeunes archéologues soviétiques entreprennent de fouiller, au Tadjikistan, la tombe d'un homme de Néanderthal. Dans son "journal", l'un des chercheurs retrace cette patiente exhumation où la science se conjugue à la métaphysique.
"Ce poème est entrecoupé, multiple, déconcerté, chaque affirmation engendre sa négation, et de nombreux rayons obliques. Aucune hésitation pourtant, il ne s'agit pas de poèmes en prose assemblés sous un titre, mais d'un seul poème au long cours, d'un vaste fleuve, dont les nombreux courants ont liberté d'aller, ou de s'égarer à leur gré. (...) La rumeur puissante du poème et sa discontinuité soutiennent un discours souterrain - un seul, qui ne parle que de l'architecture de l'être intérieur, de sa naissance obscure, de ses aventures tâtonnantes, avec par-dessus, tout la beauté palpitante des ruines."