Claire Castillon
Claire Castillon
LES DÉRAPAGES MAÎTRISÉS D'UNE ADO PAS COMME LES AUTRES La rentrée de Malène en 4e est un champ de mines. Ses amies ne sont pas dans sa classe, cette peste d'Ombrelane commence à lui pourrir la vie et les toilettes deviennent son refuge stratégique. Même au Mas solaire des oliviers marins, l'hôtel provençal tenu par son père, les frustrations se cristallisent et toute la famille a mille raisons de crisper ! Le premier volet d'une mini-série truculente, dans le style jubilatoire de Claire Castillon
Son père est parti en Amérique. Alice aime la vie avec sa mère, les bonbons, et l'escalade. Et puis un jour, elle aime Mondjo. Ce prof d'escalade tellement avenant qui la comprend, lui tient compagnie, qui l'amuse, l'emmène en week-end et lui fait des promesses. C'est son premier amour. Un jour de vacances, de bain de mer, ils vont plus loin. Loin de la maman, surtout, qui ne voit pas. Qui ne devine pas ce que cache cette affection entre sa fille de 8 ans et cet homme de 40 ans qui a sa confiance. Prix Vendredi 2022
Son père est parti en Amérique. Alice aime la vie avec sa mère, les bonbons, et l'escalade. Et puis un jour, elle aime Mondjo. Ce prof d'escalade tellement avenant qui la comprend, lui tient compagnie, qui l'amuse, l'emmène en week-end et lui fait des promesses. C'est son premier amour. Un jour de vacances, de bain de mer, ils vont plus loin. Loin de la maman, surtout, qui ne voit pas. Qui ne devine pas ce que cache cette affection entre sa fille de 8 ans et cet homme de 40 ans qui a sa confiance. Prix Vendredi 2022
Avant, la seule chose qui comptait, en âge, c'était celui du fond des verres. Avant, je n'avais pas remarqué que mes parents étaient deux vieillards. Avant, mes copines m'enviaient parce que chez moi on avait le droit de jouer des maracas, de se déguiser avec les affaires de ma mère... Mais maintenant, ce n'est plus comme avant. Je n'ai plus envie de montrer mes parents. Tout a changé depuis que je suis en sixième. "On rit beaucoup à la lecture de ce roman à l'humour discret, acéré, porté par une plume d'une rare finesse." Télérama
Avant, la seule chose qui comptait, en âge, c'était celui du fond des verres. Avant, je n'avais pas remarqué que mes parents étaient deux vieillards. Avant, mes copines m'enviaient parce que chez moi on avait le droit de jouer des maracas, de se déguiser avec les affaires de ma mère... Mais maintenant, ce n'est plus comme avant. Je n'ai plus envie de montrer mes parents. Tout a changé depuis que je suis en sixième. "On rit beaucoup à la lecture de ce roman à l'humour discret, acéré, porté par une plume d'une rare finesse." Télérama
"Ce qui compte, c'est La Solution. Ce qui n'est pas La Solution, c'est-à-dire le remède à l'Apocalypse, est désormais accessoire, la fin du monde étant un petit peu malheureusement prévue pour demain. Un demain modulable, certes, un demain élastique, mais un demain quand même. Quand je passerai en Terminale, on comptera en jours le temps qui nous sépare de ce demain-là." Mais de quoi parle Omer exactement ? Méfions-nous. Avec le cerveau supérieur de ce garçon ultrasensible, les mots n'ont pas toujours le sens qu'on croit. Laissez-vous emporter par cette voix bouleversante et inoubliable. Par Claire Castillon, lauréate du prix Vendredi pour Les Longueurs.
"Ce qui compte, c'est La Solution. Ce qui n'est pas La Solution, c'est-à-dire le remède à l'Apocalypse, est désormais accessoire, la fin du monde étant un petit peu malheureusement prévue pour demain. Un demain modulable, certes, un demain élastique, mais un demain quand même. Quand je passerai en Terminale, on comptera en jours le temps qui nous sépare de ce demain-là." Mais de quoi parle Omer exactement ? Méfions-nous. Avec le cerveau supérieur de ce garçon ultrasensible, les mots n'ont pas toujours le sens qu'on croit. Laissez-vous emporter par cette voix bouleversante et inoubliable. Par Claire Castillon, lauréate du prix Vendredi pour Les Longueurs.
" Ce livre rassure et engendre des éclats de rire." Elle C'est la première journée de Mlle Bureau, la nouvelle institutrice de CM1, et elle est très angoissée : Ses élèves se ligueront-ils contre elle ? Se moqueront-ils de sa dent qui dépasse ? Le pire, c'est le méchant doute qui l'assaille en arrivant dans la cour : et si elle avait oublié d'enfiler sa jupe ce matin ? Les maîtresses aussi peuvent avoir peur de la rentrée ! Un récit humoristique pour aider les enfants à dédramatiser cette étape difficile.
' Le café pouvait être humé, goûté et touché. Il s'agissait peut-être, avec l'essence, de l'un des produits les plus résistants aux crises économiques. Le carburant pour les machines, le carburant pour les gens. ' À vingt-quatre ans, Mokhtar, un Américano-Yéménite, abandonne sa vie aux États-Unis pour se rendre au Yémen, sur la terre du café. Brillant et passionné, il va à la rencontre des cultivateurs des régions les plus reculées, espérant amé-liorer leurs conditions de travail. Mais en 2015, la guerre civile éclate. Les bombes pleuvent et l'ambassade américaine ferme ses portes. Le jeune homme doit trouver le moyen de fuir sans pour autant sacrifier ses rêves... Avec son inimitable talent de conteur, Dave Eggers livre l'histoire vraie de Mokhtar, qui tenta l'impossible pour redonner ses lettres de noblesse au café du Yémen.
"Il la kidnappe. Comme un tour de magie. Je perds ma mère. J'ai sept ans. Il faut voir comment ça se passe. Le déroulement. Heure par heure. C'est intense. Ma mère est pourtant sur des rails. Je me la rappelle très bien à ce moment-là, qui trace, voûtée parfois, toujours à la besogne, comme une machine en quelque sorte. Et soudain, le choc. Il l'expédie ailleurs. Il la prend, il la vide, il se met dedans et il ne ressort jamais." Une femme rencontre un homme qui prétend l'aimer. Sa fille observe, impuissante, la prise de pouvoir progressive de cet homme jaloux, menteur, obsessionnel, voleur et paranoïaque, sur l'esprit de sa mère subjuguée. Dans ce roman inquiétant, à l'humour glacial, Claire Castillon excelle à disséquer les contradictions de la femme et la perversité de l'homme qui la manipule.
"Il la kidnappe. Comme un tour de magie. Je perds ma mère. J'ai sept ans. Il faut voir comment ça se passe. Le déroulement. Heure par heure. C'est intense. Ma mère est pourtant sur des rails. Je me la rappelle très bien à ce moment-là, qui trace, voûtée parfois, toujours à la besogne, comme une machine en quelque sorte. Et soudain, le choc. Il l'expédie ailleurs. Il la prend, il la vide, il se met dedans et il ne ressort jamais." Une femme rencontre un homme qui prétend l'aimer. Sa fille observe, impuissante, la prise de pouvoir progressive de cet homme jaloux, menteur, obsessionnel, voleur et paranoïaque, sur l'esprit de sa mère subjuguée. Dans ce roman inquiétant, à l'humour glacial, Claire Castillon excelle à disséquer les contradictions de la femme et la perversité de l'homme qui la manipule.
J'habite une cage invisible dont j'ai moi-même dessiné les contours afin de me protéger de mon cerveau. Il ne fait pas la différence entre le réel et l'imaginaire, alors la moindre émotion le retourne contre moi. Je souffre d'agoraphobie, doublée d'un TAG, mais pas un tag sur un mur de la fac où quelqu'un aurait écrit "Maureen pue des neurones", non, un TAG qui signifie que mon cerveau me maltraite. Claire Castillon, Prix Vendredi 2022 pour Les Longueurs, explore le territoire obscur du monde psychique avec acuité et humour.
J'habite une cage invisible dont j'ai moi-même dessiné les contours afin de me protéger de mon cerveau. Il ne fait pas la différence entre le réel et l'imaginaire, alors la moindre émotion le retourne contre moi. Je souffre d'agoraphobie, doublée d'un TAG, mais pas un tag sur un mur de la fac où quelqu'un aurait écrit "Maureen pue des neurones", non, un TAG qui signifie que mon cerveau me maltraite. Claire Castillon, Prix Vendredi 2022 pour Les Longueurs, explore le territoire obscur du monde psychique avec acuité et humour.
River, c'est ma soeur. Ma soeur en moche, ma soeur en noir, ma soeur qui n'a rien à voir avec moi. On partage la même chambre, on respire le même air, mais je la plains et je m'en veux. Elle m'adore et je la comprends. Je suis la fille idéale de nos parents. Elle, comment dire... Vous connaissez le vilain petit canard? Dans la famille, ça va. Mais au collège ? Qu'est-ce qui se passe dans la cour avec les autres ? Je veille. Je suis la lumière au fond d'elle. "J'ai toujours eu peur des cours d'école, ressentant des attaques possibles contre ceux chez qui la différence se voyait trop... Mes mots se sont tissés comme une couche imperméable dont je voudrais les envelopper, ces "différents", tellement plus puissants au fond." Claire Castillon
River, c'est ma soeur. Ma soeur en moche, ma soeur en noir, ma soeur qui n'a rien à voir avec moi. On partage la même chambre, on respire le même air, mais je la plains et je m'en veux. Elle m'adore et je la comprends. Je suis la fille idéale de nos parents. Elle, comment dire... Vous connaissez le vilain petit canard? Dans la famille, ça va. Mais au collège ? Qu'est-ce qui se passe dans la cour avec les autres ? Je veille. Je suis la lumière au fond d'elle. "J'ai toujours eu peur des cours d'école, ressentant des attaques possibles contre ceux chez qui la différence se voyait trop... Mes mots se sont tissés comme une couche imperméable dont je voudrais les envelopper, ces "différents", tellement plus puissants au fond." Claire Castillon
Hélène a de moins en moins envie de répondre quand on l'appelle Hélène. Ça jure avec l'image qu'elle renvoie. Elle a quand même 1 000 followers sur insta, et depuis qu'elle pose en bikini, ça monte. Tssitssi, c'est son pseudo, mystérieux, sifflant, enfantin. Les vieux vont adorer. À 16 ans, elle rêve de luxe et d'oisiveté. Mais son discours impertinent, porté par une verve féroce, laisse entrevoir peu à peu une blessure, un secret. Loin de l'imaginaire dans lequel elle s'est réfugiée, elle nous apparaît vulnérable, abîmée, bouleversante.
Hélène a de moins en moins envie de répondre quand on l'appelle Hélène. Ça jure avec l'image qu'elle renvoie. Elle a quand même 1 000 followers sur insta, et depuis qu'elle pose en bikini, ça monte. Tssitssi, c'est son pseudo, mystérieux, sifflant, enfantin. Les vieux vont adorer. À 16 ans, elle rêve de luxe et d'oisiveté. Mais son discours impertinent, porté par une verve féroce, laisse entrevoir peu à peu une blessure, un secret. Loin de l'imaginaire dans lequel elle s'est réfugiée, elle nous apparaît vulnérable, abîmée, bouleversante.
"Je préfère dormir le moins possible pour ne pas me réveiller en réapprenant la nouvelle. Ma fille a été kidnappée." Dix ans après la disparition de leur fille Hortense, Carl et sa femme vivent toujours dans l'ombre de ce drame. Au fur et à mesure des années, alors que l'enquête reste infructueuse et que les marches blanches commémoratives se succèdent, Carl voit l'état mental de son épouse se dégrader. Un jour, de nouveaux voisins emménagent. Leur fille, Hélène, a quatorze ans et une petite cicatrice sur la lèvre. La même que celle qu'avait Hortense. Il n'en faut pas plus à la mère pour la reconnaître...
Découvrez Zoreille, une chienne intense à la bêtise si profonde qu'on dirait une philosophie. Depuis qu'elle a déclaré sa flamme à son Akara, Zoreille file le parfait amour au refuge du Bois-Joli. Il ne manque qu'une chose pour que le bonheur la submerge, moustaches comprises : devenir maman ! Mais ça veut dire quoi au juste, être mère ? Est-ce que ça s'attrape ? Est-ce que ça vous tombe dessus ? Autant de questions existentielles pour ce petit courant bernois au coeur rose comme du boeuf en gelée et grand comme une malle au trésor.
'La vérité, c'est : je t'ai tuée et c'est tout. J'ai sans doute pas raison. Je regrette rien, et c'est mal.' Ils se sont rencontrés à la piscine. Ils se sont aimés pas longtemps. Ils se sont acheté une maison. Il n'a jamais cessé de subir et malgré tout un enfant est né. Il n'était pas vraiment un homme battu : pas de bleus, rien de visible. Et pourtant des coups il y en a eu. Alors on se demande pourquoi il est resté.
'La vérité, c'est : je t'ai tuée et c'est tout. J'ai sans doute pas raison. Je regrette rien, et c'est mal.' Ils se sont rencontrés à la piscine. Ils se sont aimés pas longtemps. Ils se sont acheté une maison. Il n'a jamais cessé de subir et malgré tout un enfant est né. Il n'était pas vraiment un homme battu : pas de bleus, rien de visible. Et pourtant des coups il y en a eu. Alors on se demande pourquoi il est resté.
Qui a quatre pattes, une vingtaine d'adoptions ratées à son actif, deux grandes oreilles à l'ouïe sélective, un coeur immense et un QI de haricot vert ? Zoreille ! Une petite chienne dont la devise pourrait être « Sois belle et aboie ». Mais elle a bien d'autres choses à penser, comme : les vers de terre ramperaient-ils s'ils étaient des oiseaux ? Poète, rêveuse, philosophe, drôle... adoptez-la, et vous verrez !
Zoreille a réalisé son rêve : elle est devenue mère ! Avec Akara, le chat élu de son coeur, ils sont les heureux parents de trois adorables chiats. Mais pourquoi leurs bébés portent-ils la même frange que Bébert, le briard bâtard aux dents cassées ? Une question qui porte peu à Zoreille, plus préoccupée par la fermeture du refuge du Bois-Joli : sans maison, que vont devenir ses enfants ? Et y aura-t-il toujours du boeuf en gelée ?
Souvent, Suzine s'isole. Les cheveux plaqués sur les oreilles, elle se coupe du monde pour ne pas affronter les autres et pour cacher sa différence. Un jour, ses meilleures amies se disputent et lui demandent de choisir son camp. Suzine devra alors faire preuve de courage pour s'affirmer. Le concours de Miss France du club de foot tombe à point...
Souvent, Suzine s'isole. Les cheveux plaqués sur les oreilles, elle se coupe du monde pour ne pas affronter les autres et pour cacher sa différence. Un jour, ses meilleures amies se disputent et lui demandent de choisir son camp. Suzine devra alors faire preuve de courage pour s'affirmer. Le concours de Miss France du club de foot tombe à point...
Un homme transformé en chien par un quotidien millimétré ; des êtres privés de plaisir qui préfèrent devenir aveugles plutôt que de voir ce qu'ils ratent ; une femme, recluse depuis l'adolescence, qui tente de garder un lien lucide avec le monde en écrivant sa vie en poèmes ou une autre attendant sous la neige que son amant caché dans le verglas la prenne dans ses bras... Qui veille sans relâche derrière la petite lucarne qui ne s'éteint jamais ? Est-ce le grand-père voyant défiler sur Instagram l'arrogance de sa progéniture ou la mère qui couve son fils de tant de présence qu'elle l'efface ? Claire Castillon écrit la solitude, l'absence d'amour, l'incompréhension entre les êtres, mais aussi la lumière, l'espoir. De ces nouvelles surprenantes, parfois fantastiques, parfois grinçantes et drôles, se dégage un univers parfaitement singulier.
Un homme transformé en chien par un quotidien millimétré ; des êtres privés de plaisir qui préfèrent devenir aveugles plutôt que de voir ce qu'ils ratent ; une femme, recluse depuis l'adolescence, qui tente de garder un lien lucide avec le monde en écrivant sa vie en poèmes ou une autre attendant sous la neige que son amant caché dans le verglas la prenne dans ses bras... Qui veille sans relâche derrière la petite lucarne qui ne s'éteint jamais ? Est-ce le grand-père voyant défiler sur Instagram l'arrogance de sa progéniture ou la mère qui couve son fils de tant de présence qu'elle l'efface ? Claire Castillon écrit la solitude, l'absence d'amour, l'incompréhension entre les êtres, mais aussi la lumière, l'espoir. De ces nouvelles surprenantes, parfois fantastiques, parfois grinçantes et drôles, se dégage un univers parfaitement singulier.
" Corse en pendentif, santiags bleues et Mazda à toit ouvrant, à midi, Jean-Lou, lunettes noires, classe absolue, m'attendra devant le collège. " Lycéennes effrontées ou fiancées romantiques, les jeunes filles de Claire Castillon ont un trait commun : les hommes dont elles tombent amoureuses sont plus âgés, voire bien plus âgés qu'elles. Sont-elles intrigantes ou ingénues ? Naïves ou rouées ? Les deux, sans doute. Mais ne nous y trompons pas : la cible que visent ces 21 nouvelles, ce sont avant tout ces " messieurs ". Leur légèreté est pathétique. Leur veulerie, inébranlable. À quelques exceptions près. Suite de variations sur un thème classique, Les Messieurs sont autant de contes cruels, de brèves comédies. S'y dessinent les intermittences du désir masculin et les espoirs déçus des filles. Des histoires d'abandon, d'innocence et d'effroi comme seule en connaît l'adolescence, ce moment de fragilité extrême que Claire Castillon décrit admirablement.
« Je l'appelle Apothéose parce qu'il n'y a aucun prénom logique à lui mettre sur le visage. Je la klaxonnerai avec ma tête jusqu'à ce qu'elle se retourne. Un jour elle me dira son vrai prénom, à l'oreille, elle le prononcera avec le souffle. Son souffle réveillerait un mort. En attendant, de là où je me trouve, je kiffe à fond dès que je pense à elle. » Tous les matins, Wilkco regarde Apothéose passer sous sa fenêtre. Jusqu'à ce qu'un jour, il se penche tellement qu'il tombe.
« Je l'appelle Apothéose parce qu'il n'y a aucun prénom logique à lui mettre sur le visage. Je la klaxonnerai avec ma tête jusqu'à ce qu'elle se retourne. Un jour elle me dira son vrai prénom, à l'oreille, elle le prononcera avec le souffle. Son souffle réveillerait un mort. En attendant, de là où je me trouve, je kiffe à fond dès que je pense à elle. » Tous les matins, Wilkco regarde Apothéose passer sous sa fenêtre. Jusqu'à ce qu'un jour, il se penche tellement qu'il tombe.
" C'est elle qui veut me tenir, me garder, me posséder. La famille. Mais prononcer le mot est déjà me salir. La généalogie, la grande feuille de papier, l'arbre entier dessiné, avec les noms des gens. Ils me parlent d'en haut. Alors je les entends, puisque je suis descendante et que j'attends un enfant. " Elle est enceinte, elle passe la plupart de son temps seule chez elle. Et elle entend – ou croit entendre – des voix. Ce sont les héréditaires. Ils veulent prendre le pouvoir, s'emparer du bébé. Sa mère lui prodigue des conseils inutiles, tandis que son père tente en vain de la rassurer. Son " gars ", lui, ne se doute de rien. À moins qu'il ne fasse partie du même complot. Cauchemar ? Règlement de comptes ? Allégorie de la maternité ? Cinglantes comme des fouettés, les phrases de Claire Castillon dessinent un paysage mental d'une noirceur extrême, zébré par les éclairs d'un humour ravageur.
« Je suis lucide, un gilet rose pâle quand on est moche est beaucoup moins sensuel qu'une robe moulante quand on est belle », « Avant, les hommes étaient bien », « Quand ma femme apparaît, mes érections retombent », « J'ai envie d'aimer les gens, mais je ne sais plus comment ». Les personnages de Claire Castillon parlent d'eux-mêmes. On connaît la chanson ? En voici les couplets. Le refrain de la vie conjugale a déjà scandé nos vies, n'avons-nous pas voulu l'entendre ? Entre étouffement, solitudes à plusieurs, ruptures, sexe virtuel, amours frigides, familles nombreuses, travers exemplaires, Claire Castillon nous écrit un chant de vérités.