Caroline Lebrun
Caroline Lebrun
Est-il « interdit d'interdire » ? Où et quand les limites sont-elles nécessaires ? Est-il « interdit d'interdire » ? Où et quand les limites sont-elles nécessaires ? Entre les tenants du slogan de Mai 68 « il est interdit d'interdire » et ceux qui insistent sur la nécessité des limites, toutes les positions aujourd'hui sont possibles. Cette diversité consitue l'une des sources de malentendus les plus fréquentes entre les cultures, les familles, les personnes. La psychanalyse retrouve le même dilemme au coeur du fonctionnement psychique de chaque sujet où la tendance au laxisme total et l'attitude coercitive coexistent depuis les origines, entretenant des conflits permanents. Sans interdits et sans limites, aucune vie psychique n'est possible, aucune vie sociale non plus. Et la vraie question est de les clarifier, puis de les gérer, de telle sorte qu'ils ouvrent l'espace à l'expression et à l'échange, en chacun et entre les sujets, au lieu de le fermer. Une tâche indispensable, qui s'impose à chaque âge de la vie. Ce livre est le fruit d'une réflexion actuelle, en situation, qui n'apporte pas de recettes toutes faites, mais ouvre des voies accessibles et vivantes pour envisager les interdits et les limites et les gérer en connaissance de cause dans la vie de tous les jours. La 2e édition d'un livre qui a connu un grand succès.
Pourquoi l'amour créé-t-il de la culpabilité ? Pourquoi angoisse-t-on là où on aime ? Et comment rendre à l'amour sa richesse et sa fécondité ? C'est le vécu amoureux qui - au dire de Freud - donne aux humains les plus grandes satisfactions. Mais c'est aussi la culpabilité qui hante le couple. Passé l'état de grâce et d'heureuse innocence des débuts, le sentiment de culpabilité réciproque s'installe fréquemment. C'est un fait que la clinique confirme : l'amour, contrairement à la simple jouissance, crée de la culpabilité chez le sujet. On angoisse là où l'on aime. Par un paradoxe, celui qui croit ne pas avoir été aimé se sent coupable. Ce livre revient donc à la question de l'amour pour l'envisager par ce symptôme de culpabilité. Culpabilité qui certes l'entrave, mais en fait aussi la profondeur, depuis la prime enfance, jusqu'à la vie de couple, en passant par l'expérience oedipienne des premières amours, pour le pire et le meilleur... « L'amour coupable », qui sépare et fait lien à la fois. Un ouvrage toujours accessible, qui montre comment la prise en compte et l'analyse de ce symptôme est la voie la plus sûre pour rendre à l'amour sa richesse et sa fécondité.
La séduction est le principal ressort des relations humaines... pour le meilleur ou pour le pire. La séduction perverse revient aujourd'hui en force sur le devant de la scène sous de multiples formes - pédophilie, incestes, viols, etc. -, et il faut d'abord regarder cette réalité en face pour analyser le passage à l'acte et ses conséquences sur les victimes. Mais séduction ne veut pas seulement dire perversion. Le premier souci de Freud fut précisément de distinguer les deux termes, et aujourd'hui encore il ne faudrait pas que l'arbre cache la forêt. Car la séduction est la chose du monde la mieux partagée, c'est le principal ressort des relations humaines, du début à la fin de l'existence, pour le meilleur ou pour le pire selon la façon dont elle est vécue. C'est pourquoi ce livre vise aussi à dégager ses multiples faces et à s'interroger sur la façon d'en tirer bénéfice et de limiter ses excès. Quelle différence entre la séduction porteuse de vie, et la séduction porteuse de mort, dans la prime enfance, comme à chaque grande période de l'existence ?
Dans un monde épris d'efficacité immédiate, la demande de travail analytique ne décline pas. Face à la douleur psychique, ce lent détour par la parole résiste aux désaffections : il ne permet pas d'éviter cette douleur, mais de l'intégrer au déploiement de la vie psychique. Travail risqué, qui convoque les démons oubliés ou rejetés : il lui faut un espace protégé, sensible aux mouvements de la réalité ambiante, mais en décalage avec les attractions du monde extérieur. Jardinier de cet espace, gardien de sa stabilité, de ses ouvertures, de son mouvement, réceptif, résistant, interprétant et agissant parfois, l'analyste tente de favoriser la dynamique des transformations. C'est dans cet esprit que Gilles Clément, jardinier inspiré et passionné du vivant, a été invité à accompagner ces réflexions pour une ouverture sur son expérience propre. Parfois, c'est déjà par la rencontre insolite avec l'analyste que l'espace intérieur du patient se découvre : des propos inattendus décalent sur une autre scène la répétition des expériences traumatiques. Le travail qui s'engage passe par des métamorphoses, des révélations, mais aussi des régressions, des disparitions, une négativité incontournable. Comment cultiver la psyché dans le désert de la répétition, des croyances fixées, des passions mortifères ? Lorsque règne l'accrochage à la réalité, comment restaurer la régression vers le rêve, le recours à la sublimation ?