Brigitte Friang
Brigitte Friang
1945, Paris. Jeanne-Claude, rescapée des camps nazis, accepte d’épouser son ami d’enfance Gérard, résistant arrêté et coupable de l’avoir livrée à la Gestapo.
Malraux tous les jours, tel que l'a vu vivre et travailler celle qu'il appelle Brigitte dans les Anti-mémoires, celle qu'il voulait emmener avec lui au Bangladesh parce qu'elle s'était battue pour la liberté et qu'elle avait connu Ravensbrück. Brigitte Friang, journaliste, écrivain, raconte les jours clairs et les jours sombres de trente années de complicité.
Mercredi 30 avril 1975 - Les premiers chars nord-vietnamiens sont entrés dans Saigon à 12 heures. Ils se sont avancés dans une ville morte, accueillis par les seuls 125 journalistes étrangers. A 14 h 30, les blindés venus du Nord descendent la rue Liberté (Tu-Do ex-Catinat), les Champs-Élysées de la capitale du Sud-Vietnam. Quelques rares spectateurs les observent (notre document). C'est ce que les nouvelles autorités ont appelé le soulèvement qui, paraît-il, a libéré la ville. Afin de le commémorer, son nom de Liberté a été enlevé à l'artère. Elle s'est muée en rue du Soulèvement Populaire. Les mauvais esprits ont vu là un symbole regrettable.