Benoît Reiss
Benoît Reiss
Découvrez Vers les jardins de Kew : 49 poèmes brefs qui captent l’âme secrète de Londres et l’Écosse sauvage. Une écriture dense et poétique pour une plongée dans l’envers des métropoles modernes, entre nature et urbanité.
En 49 poèmes brefs, Benoît Reiss tire un portrait impressionniste de Londres - avec, en contrepoint, une échappée vers les montagnes d'Écosse. Si la raversée de la ville n'ignore rien des lieux emblématiques, jusqu'aux jardins botaniques royaux de Kew, elle se révèle, grâce à l'étonnante profondeur de champ qu'ouvre une écriture dense et incisive, une saisie puissante de l'envers du décor, des contrastes et contradictions qu'omet souvent l'oeil désinvolte du touriste. Ce livre restitue, comme seule le peut la poésie, la vérité troublante des métropoles modernes.
Un peintre recueille un enfant trouvé qui devient son assistant. Lors d'un voyage, le garçon reçoit comme une déflagration sa première vision de la mer, et découvre la sensualité. Ces rencontres lui révèlent ce qui l'habite depuis toujours : le manque. Après la mort du maître, une chute le défigure et en fait à jamais « Gueule demi », exclu de la société des hommes. L'Envolée, jeune fille de conte de fées, reconnaîtra le don qui anime ses portraits : capter l'étincelle d'humanité qui frémit en chacun, sans l'enfermer. Ce roman habité et sensitif s'interroge : que faire de notre besoin de consolation ? La moitié arrachée du visage du héros illustre cette béance ; mais loin de la lamentation, le roman est une ode aux pouvoirs de la création, une pure pépite d'émotion à vif. Benoît Reiss est né à Lyon en 1976. Il a vécu au Japon et habite aujourd'hui en Haute-Loire où il est par ailleurs codirecteur des éditions Cheyne. Il est l'auteur de dix ouvrages qui explorent la poésie et le roman.
Un homme marche. Seule la nature qui l'environne ne frémit pas à la vue de son visage : après un accident, il est devenu un paria parmi ses semblables, porteur du mauvais oeil. Celui qu'on nomme Gueule demi découvre un nourrisson abandonné, le recueille ; avec douceur, avec une tendresse sans mots, le « monstre » se révèle père nourricier. Élevé par un vieil artiste, Gueule demi peint à son tour d'étranges petits tableaux. C'est la peinture qui lui permettra de retrouver une place parmi les hommes, et toucher du doigt le mystère qui fait notre humanité. Gueule demi retrace le destin hors norme d'un homme amoureux des sensations et des couleurs du monde. Un roman habité et sensible qui nous renvoie avec intensité à ce qui relie les êtres vivants : le désir de transmission, la soif éperdue d'amour, la brûlure du manque et l'éblouissement de la création.
En voiture au côté d'un inconnu, vers une destination qu'il ignore, un petit garçon convoque les images de sa vie. La pension, adoucie par la présence protectrice de Sophie ; l'océan et la plage, face à l'appartement où il vit avec sa mère. Insaisissable, celle-ci disparaît pour revenir de jour en jour plus mystérieuse, plus imprévisible. L'enfant trop sage veille sur elle et rêve d'un monde où rien ne les séparerait. Mais la société préfère le déchirement au désordre...Un texte poétique et essentiel, puisé aux sources de l'enfance.« On peut le mettre dans une pension à des kilomètres de la ville, on peut le tenir loin d'elle un automne, un hiver et un printemps, il s'en fiche ; il sait que cette minute revient toujours, cette minute où il pousse la porte de sa chambre, où il monte quatre à quatre les marches de l'escalier de la plage et la retrouve. »