Beatrice Kad
Beatrice Kad
Que désirons-nous désormais engloutis dans notre propre corolle de rimes noires ? oh désirer désirer désirons je nous en prie qu'explose notre cheval séminal à tous nos orifices verrouillés que tombe la Nuit couronnée de murailles que s'enflamment à nouveau vita nova vita nova ! les crêtes de l'innocence sur nos toits
Entre mystique et quotidien, La Liberté aux yeux d'orage explore la poésie comme un acte de résistance.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Si cette poésie pouvait être dite féminine, c'est non parce que Béatrice Kad est une femme, mais parce qu'il y a - à l'intérieur même de son langage - une intériorisation du monde, le corps communiant avec le verbe, violente « ...Le ventre se rompt grenade... » et porteuse du mystère, qui reste cette obscurité à jamais indéfinissable mais à explorer, comme il est annoncé dans l'exergue. « Mémoire en exergue » est, en quelque sorte, un très bel hommage indirect rendu à Saint-John-Perse pour « l'excellence de l'amer » par exemple. Hommage intérieur et digne du plus grand intérêt par le fait même que Béatrice Kad sait laisser passer « un large instant de grâce... » indiquant au lecteur ce besoin de communiquer un hymne à la beauté reliant le langage « aux ongles patients de l'horloge ».
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.