Augustin Caminade Chatenay
Augustin Caminade Chatenay
Je pars : l'ancre est levée et le vent nous seconde ; L'Afrique fuit, s'abaisse et disparaît dans l'onde. Fixés à l'horizon, mes avides regards Découvrent vers le Nord cent nuages épars ; Je cherche au milieu d'eux une rive chérie Et crois, avant le temps, retrouver ma patrie.O France ! ô mon pays ! quels seront tes destins ? Un héros te promit l'empire des humains ; Aux rivages du Nil, soumis par sa vaillance, Il entendit ta voix, te rendit sa présence,Et tarit en un jour la source de tes maux O France !Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.