Antony Beevor
Antony Beevor
80e ANNIVERSAIRE DE LA LIBÉRATION Cette histoire s'ouvre dans l'enthousiasme et le sang versé lors de la libération de Paris, à la fin du mois d'août 1944. Elle mêle les attentes des premiers « beaux jours » après quatre années terribles, la fureur des règlements de comptes annonçant l'épuration, les arrangements pour survivre au quotidien dans une économie dévastée et les débuts d'une âpre lutte idéologique pour le pouvoir entre Français, sous l'influence permanente quand ce n'est pas l'ingérence des Britanniques, des Américains et des Soviétiques via le PCF. L'économie renaît de ses cendres grâce au plan Marshall, et la Rive gauche devient la Mecque d'une nouvelle génération d'intellectuels de gauche, tandis que les milieux conservateurs renouent avec la vie mondaine, ses salons, ses bals, ses dîners diplomatiques. Avec leur flair pour dénicher des archives inédites et faire parler les témoins-clés, Antony Beevor et son épouse Artemis Cooper nous font vivre ces années compliquées et grisantes à l'aide d'un luxe d'anecdotes qui surprendront plus d'un lecteur français. Le tout avec un recul très « british » qui apporte une fraîcheur inédite à cet exceptionnel travail d'historien.
"Ici, le courage est contagieux, comme peut l'être ailleurs la lâcheté. On vit d'une heure à l'autre, d'une minute à l'autre, parole d'honneur. On attend l'aube."Correspondant de guerre pour l'Armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale, Vassili Grossman est sur tous les fronts : Stalingrad, la libération des camps de la mort en Pologne, la chute de Berlin. Dans le même temps, il relate dans ses carnets ce qu'il appelle « la vérité impitoyable de la guerre » au travers d'anecdotes et de comportements saisis sur le vif, avec toujours un regard empreint d'humanité.Ses écrits personnels, par leur liberté de ton, diffèrent sensiblement de ses dépêches officielles et auraient pu avoir de lourdes conséquences pour lui s'ils avaient été découverts. Antony Beevor nous en propose des extraits accompagnés d'indications précieuses sur le déroulement du conflit, le contexte politique et le cheminement personnel de Vassili Grossman, ex-communiste désenchanté, juif athée et, avant tout, immense écrivain.
C'est avec une terrible soif de vengeance, après les exactions commises par les allemands en Russie, que l'Armée rouge atteint les frontières du Reich en janvier 1945, puis s'approche inexorablement de Berlin, « l'antre de la bête fasciste ». Et cette vengeance sera effroyable : villes et villages anéantis, civils écrasés par les chenilles des chars, meurtres en série, pillage systématique. Des centaines de milliers de femmes et d'enfants périssent, souvent de faim ou de froid, et plus de sept millions de personnes s'enfuient vers l'ouest pour tenter d'échapper à la mort et à la terreur. Le viol devient systémique, de sorte que pas moins de deux millions d'Allemandes en sont victimes chiffre corroboré par les rapports secrets que le NKVD envoie à Moscou. Pour avoir révélé dans ce livre l'ampleur du phénomène, Antony Beevor fut accusé de diffamer l'Armée rouge et déclaré persona non grata en Russie par Vladimir Poutine. Hitler, confiné dans son bunker souterrain, à moitié fou, veut orchestrer le Gtterdämmerung d'un peuple allemand qu'il estime n'avoir pas été à la hauteur du destin qu'il lui assignait. Les Berlinois paieront de leur vie par dizaines de milliers le fanatisme suicidaire du Führer, tandis que Staline prépare déjà l'après-guerre en cherchant à mettre la main sur l'arme nucléaire que préparait le Reich dans un laboratoire secret dans la banlieue sud de Berlin. S'appuyant sur des archives souvent inédites, Antony Beevor nous livre non seulement un document historique capital, mais aussi un grand récit tragique et poignant, où l'on voit se déchaîner, portées à leur paroxysme, toutes les passions humaines.
La bataille de Stalingrad, qui commença le 23 août 1942, fut sans doute le tournant psychologique de la Seconde Guerre mondiale. Parce que la grande ville industrielle sur la Volga portait son nom, et parce qu'une victoire allemande aurait loupé la Russie en deux, Staline décréta : « Pas un pas en arrière ! », et veilla à
Le 17 septembre 1944, le général Kurt Student, créateur des forces aéroportées allemandes, entend le rugissement crescendo d'un grand nombre de moteurs d'avions. Il sort sur la terrasse de la villa qu'il occupe et qui domine le plat pays du sud des Pays-Bas pour regarder passer l'armada de Dakota et de planeurs qui convoient les 1re division parachutiste britannique et les 82e et 101e divisions aéroportées américaines. Ce n'est pas sans une pointe de jalousie qu'il contemple cette démonstration de force aéroportée. Market Garden, le plan du maréchal Montgomery consistant à donner le coup de grâce à l'Allemagne nazie en capturant les ponts hollandais donnant accès à la Ruhr était audacieux. Mais avait-il la moindre chance de réussir ? Le prix à payer quand il s'avéra un échec fut effroyable, en particulier pour les Néerlandais qui avaient tout fait pour aider leurs libérateurs éphémères. Les représailles allemandes furent cruelles et sans pitié, et ce jusqu'à la fin de la guerre. Quant à Arnhem et Nimègue, villes cartes-postales au coeur de l'Europe civilisée, elles se retrouvèrent, à l'arrêt des combats, dévastées et jonchées des cadavres d'innombrables jeunes soldats qui avaient payé de leur vie l'hubris de leur haut commandement. En puisant dans une documentation prodigieuse et parfaitement maîtrisée composée pour beaucoup d'archives inexploitées hollandaises, britanniques, allemandes, américaines et polonaises, Antony Beevor nous fait vivre la terrible réalité d'une bataille dont le général Student lui-même prédit avec lucidité qu'elle donnerait à l'Allemagne sa « dernière victoire ». Son récit implacable, qui alterne les gros plans et les vues d'ensemble, nous plonge au coeur même de la guerre, et rend hommage à des milliers de héros anonymes que l'Histoire a oubliés.
La révoluion Russe de février 1917, puis le coup d'État d'octobre et la guerre civile qui s'ensuivit furent des événements parmi les plus déterminants de l'Histoire contemporaine. Ils ne furent même pas à proprement parler russes, car ils mirent aux prises de multiples parties prenantes, chacune ayant une cause par culière à défendre - nationale, ethnique ou de classe. En 1917, quand la Russie impériale, archaïque et vermoulue, sapée aussi par sa gestion calamiteuse de la guerre, se désagrège, Lénine et ses bolcheviks s'emparent du pouvoir par la ruse, la terreur, et par un sens de l'organisation hors du commun. Pendant trois ans, la Russie va connaître une guerre civile d'une férocité inimaginable. Dès 1918, Lénine décrète la Terreur rouge : tout aristocrate, tout bourgeois doit être sommairement exécuté en tant qu'ennemi de classe. De leur côté les Blancs sont minés par les désaccords politiques et desservis par les exactions commises par leurs cosaques. La propagande du camp victorieux a tout fait pour déformer et reconstruire ce conflit sous la forme d'une geste héroïque. Il est restitué ici pour ce qu'il fut, à savoir sans aucun doute, avec ses six à dix millions de morts, l'un des plus barbares de l'ère moderne. L'exploitation d'innombrables archives inédites a permis à Antony Beevor de nous raconter et de nous expliquer, comme jamais auparavant, ce cercle vicieux de la terreur qui a exacerbé les tensions politiques dans le monde entier et abouti à la Guerre d'Espagne et à la Seconde Guerre mondiale.
Le Débarquement allié en Normandie, le 6 juin 1944, passe à juste titre pour un des grands tournants de la Seconde Guerre mondiale - à tel point que dans l'esprit de beaucoup de Français le reste de la guerre ne fut qu'une formalité. Or, il n'en est rien. Si le Débarquement fut un de ces moments où se forgent les légendes, la bataille qui s'ensuivit, connue sous le nom de bataille de Normandie, fut autrement plus longue, difficile, émaillée d'atrocités - et décisive. En effet, une défaite alliée aurait eu des conséquences géopolitiques majeures pour l'Europe, car rien alors n'aurait pu empêcher l'Armée rouge de pousser jusqu'à l'Atlantique. Or, Antony Beevor révèle, pour la première fois, à quel point le désordre, l'improvisation, les erreurs stratégiques et tactiques, l'impréparation de leurs troupes faillirent coûter leur victoire aux Alliés. Seule leur écrasante supériorité aérienne leur permit de l'emporter - mais à quel prix, notamment en vies civiles françaises et en morts accidentelles dans leurs propres rangs ! D-Day et la bataille de Normandie est le premier livre d'« historical narrative » à l'anglo-saxonne sur ces trois mois de guerre totale publié en France depuis Le Jour le plus long, de Cornelius Ryan, qui date de 1959. Antony Beevor a pu consulter des archives rendues publiques aux États-Unis et en Angleterre en vertu des délais de prescription, mais aussi des documents inédits allemands, français et canadiens, et retrouver nombre d'enregistrements originaux, dont les « débriefings » des soldats américains enregistrés à chaud par le service d'information des armées, ce qui lui a permis de croiser les témoignages et d'approcher au plus près le vécu des combattants sur le terrain. C'est à une reconstitution entièrement nouvelle et à rebours des mythes dominants qu'il nous convie, en maniant comme lui seul sait le faire le « zoom » : tantôt au plus près de l'action sur le terrain pour montrer, tantôt avec du recul pour expliquer.
En 1905, alors que l'Empire russe était ébranlé par une première révolution avortée et que la défiance du peuple envers le tsar Nicolas II se renforçait de jour en jour, un moujik sibérien quasi illettré nommé Grigori Raspoutine s'installa à Petrograd et bouleversa l'ordre établi. Décrit par les uns comme un être machiavélique et dépravé, et par d'autres, en particulier le couple impérial, comme un guérisseur aux pouvoirs extraordinaires et un conseiller visionnaire et désintéressé, Raspoutine étendit son influence sur la vie de la cour, et donc sur la politique nationale et étrangère de l'Empire. Les fausses rumeurs selon lesquelles il couchait avec l'impératrice, et même avec ses filles, firent au tsar une réputation de cocu pathétique aux yeux d'un peuple et d'une noblesse aux penchants très patriarcaux, et c'est ce qui explique le peu de soutien que Nicolas II trouva auprès des régiments de la Garde impériale quand éclata la révolution populaire de février 1917. Cette révolution, qui précéda le coup d'État bolchevique d'octobre, fut en partie le fruit de l'emprise de Raspoutine sur le tsar, car Raspoutine se mêla de politique ferroviaire, avec pour résultat un désordre tel que Petrograd ne put être approvisionné convenablement en denrées alimentaires pendant l'hiver 1916-1917, ce qui déclencha les émeutes. Alexandre Kerensky, le chef du Gouvernement provisoire en 1917, affirma plus tard que « sans Raspoutine, il n'y aurait pas eu Lénine ». Plus que la chronique d'une fin de règne, c'est celle de la fin d'un monde que nous propose Antony Beevor, une fin provoquée, paradoxalement, en grande partie par un homme seul, qui n'occupait aucune fonction officielle, ne contrôlait aucune organisation et ne bénéficiait d'aucun soutien populaire. Et malgré cela, Raspoutine est sans doute, avec Lénine, l'homme qui a le plus pesé sur le cours de l'histoire du XXe siècle
Le Débarquement allié en Normandie, le 6 juin 1944, passe à juste titre pour un des grands tournants de la Seconde Guerre mondiale - à tel point que dans l'esprit de beaucoup de Français le reste de la guerre ne fut qu'une formalité. Or, il n'en est rien. Si le Débarquement fut un de ces moments où se forgent les légendes, la bataille qui s'ensuivit, connue sous le nom de bataille de Normandie, fut autrement plus longue, difficile et décisive. Antony Beevor révèle, pour la première fois, à quel point le désordre, l'improvisation, les erreurs stratégiques et tactiques, l'impréparation de leurs troupes faillirent coûter leur victoire aux Alliés. Seule leur écrasante supériorité aérienne leur permit de l'emporter - mais à quel prix, notamment en vies civiles françaises et en morts accidentelles dans leurs propres rangs ! Grâce à des archives inédites et aux debriefings des soldats américains sur le terrain, Antony Beevor nous livre une reconstitution entièrement nouvelle et à rebours des mythes dominants. Une immersion fascinante sur les plages du Débarquement et au sein des états-majors des différentes armées. TABLE DES MATIERES Chapitre 1 : La décision Chapitre 2 : Le poids de la croix de Lorraine Chapitre 3 : Surveillance sur la Manche Chapitre 4 : Le bouclage de la zone d'invasion Chapitre 5 : La nuit des parachutistes Chapitre 6 : La traversée de la Manche Chapitre 7 : Omaha Chapitre 8 : Utah Beach et les paras Chapitre 9 : Gold et Juno Chapitre 10 : Sword Chapitre 11 : La consolidation des têtes de pont Chapitre 12 : Échec à Caen Chapitre 13 : Villers-Bocage Chapitre 14 : Les Américains dans le Cotentin Chapitre 15 : Epsom Chapitre 16 : La bataille du Bocage Chapitre 17 : Caen et la colline du Calvaire Chapitre 18 : Ultime combat pour Saint-Lô Chapitre 19 : Goodwood Chapitre 20 : Le complot contre Hitler Chapitre 21 : Opération Cobra - la percée Chapitre 22 : Opération Cobra - la déferlante Chapitre 23 : La Bretagne et l'opération Bluecoat Chapitre 24 : La contre-offensive de Mortain Chapitre 25 : L'opération Totalize Chapitre 26 : Le marteau et l'enclume Chapitre 27 : Le piège meurtrier de la poche de Falaise Chapitre 28 : L'insurrection de Paris et la poussée vers la Seine Chapitre 29 : La libération de Paris Épilogue Remerciements Durée : 24H38
Les pleurs de la jeune fille sans visage ont recommencé à hanter les rives du lac Baïkal. Ensorcelé par les pouvoirs de Bun-yi, Darhan nage désormais avec les esprits du grand lac mythique. Mia et Koti tentent par tous les moyens de le ramener dans le monde des vivants. Pour y parvenir, elles doivent d'abord libérer Zara, à laquelle son destin est intimement lié. Mais, malheureusement, la solution que cherchent Mia et Koti se trouve dans l'antre du chaman Tarèk... La petite Mia part donc à la recherche d'un talisman qui permettra à Zara et à Darhan de se rejoindre et de revenir à la vie. Mais la terrible armée de Günchar, le mort-vivant, se dresse sur sa route...