Antoine Marès
Antoine Marès
Située en Europe centrale, la République tchèque est un État issu de la Tchécoslovaquie après la division entre les pays tchèques et la Slovaquie en 1993. Le tchèque est la langue officielle de la République tchèque. L'ouvrage Parlons tchèque s'adresse à tous ceux qui souhaitent se familiariser avec les bases de la grammaire, de la pratique de la langue tchèque, et de son vocabulaire. Il contient également une présentation historique et une introduction à la culture.
Edvard Benes : un destin emblématique de la tragédie de l'Europe face aux totalistarismes. Edvard Benes : un destin emblématique de la tragédie de l'Europe face aux totalistarismes. Edvard Benes (1884-1948) est une des figures majeures de l'histoire tchèque du xxe siècle. Ministre des Affaires étrangères pendant dix-sept ans puis deuxième président de la République tchécoslovaque, il a joué un rôle capital pour avoir été confronté à trois grandes expériences historiques : la fin des empires européens en 1918, la confrontation avec le monde hitlérien et la division de l'Europe en deux avec le passage de sa moitié orientale sous la tutelle soviétique. Si Benes a été l'objet de très nombreux travaux en Pays tchèques, c'est qu'il est au coeur d'interrogations et de polémiques centrales pour les identités nationale et étatique. Au niveau européen, son nom est lié à la fin de l'empire austro-hongrois, à la Conférence de la Paix de la région parisienne, à la politique de l'entre-deux-guerres. Il est aussi en relation avec le système international de l'époque, qu'il s'agisse des relations bilatérales avec la France, de la sécurité collective ou des grands événements qui ont marqué cette période. Ce sont surtout les accords de Munich des 29-30 septembre 1938 qui sont associés à son nom, comme victime de l'abandon des puissances occidentales, et le basculement de son pays lors du " coup de Prague " de février 1948. Figure décisive de l'Europe centrale et de l'Europe pendant trente ans, Benes n'a fait l'objet d'aucune biographie en français. C'est dire l'intérêt d'une biographie attachée à croiser les archives françaises, tchèques et slovaques et à utiliser les centaines d'ouvrages parus sur cette personnalité.
Paris, Ville Lumière, miroir du monde, Babel des temps modernes, voilà l'image que nous a léguée le XIXe siècle. Exilés, sans-patrie, poètes, romanciers, peintres, musiciens, étudiants y ont trouvé refuge. De telle manière que tous ces étrangers de Paris ont constitué le Paris des étrangers. Mais après le traumatisme de la Deuxième Guerre mondiale, Paris est-il toujours la capitale des libertés ? Les victimes des révolutions et des répressions ; se dirigent-elles encore vers la capitale de la France ? Paris reste-t-il ce centre de légitimation intellectuelle et culturelle qu'il a si longtemps été ? Quel rôle joue-t-il dans le monde pour la création artistique, la musique, le cinéma, l'édition ? Quel accueil réserve-t-il à ceux qui pensent y trouver un moyen de subsistance ? Les vingt-trois contributions de ce livre, poursuite d'un projet amorcé en 1987 à l'initiative du professeur Jean-Baptiste Duroselle (1917-1994), fondateur de l'Institut d'Histoire des Relations internationales contemporaines, s'efforcent de répondre à la question du pouvoir d'attraction de Paris depuis 1945 : elles jettent des éclairages variés, contradictoires, complexes, qui interdisent des conclusions univoques. Chaque jour, un congrès, un sommet international, une vague touristique, une révolution ou un drame dans le monde, un afflux d'étudiants, de nouvelles dispositions d'entrée sur le territoire viennent modifier le paysage d'un Paris des étrangers qui demeure d'une extraordinaire diversité. Italiens, Espagnols, Catalans, Portugais constituent l'immense apport latin à la France, qui n'a cessé depuis la fin du XIXe siècle. Mais l'Europe centrale et orientale est également présente, avec les différentes composantes de l'Union soviétique (Russes, Arméniens, Géorgiens), les Hongrois, les Polonais, les Roumains ou les Tchécoslovaques. Les anciennes colonies françaises ne sont pas absentes : l'Afrique du Nord et l'Afrique noire ont marqué Paris, et réciproquement, que leurs ressortissants s'y soient formés, qu'ils s'y soient déterminés contre leur colonisateur ou qu'ils aient contribué à sa construction et à son entretien. Mais Paris, c'est aussi le monde entier, avec ses Américains, ses Latino Américains, ses Chinois et tous ceux qui auraient eu légitimement leur place si le temps et l'espace avaient été suffisants. À travers l'étude du passé récent, il s'est agi de poser les jalons d'une dédramatisation de phénomènes millénaires et de réhabiliter le concept de « creuset », instrument indispensable d'une intégration, lace aux exclusions, qui ne peuvent que créer de redoutables ghettos.