Anne Percin
Anne Percin
À l'occasion du 70e anniversaire de la libération des camps de concentration nazis, la contemporaine-BDIC et l'université Paris Nanterre organisaient en décembre 2015 le premier colloque consacré à l'étude des femmes déportées par mesure de répression depuis la France vers l'Allemagne. Associant témoins, chercheurs et archivistes, cet évènement permettait de faire le point sur les recherches déjà entreprises, souvent par les associations de rescapées, puis par les fondations mémorielles. À la lumière des recherches récentes, fondées sur l'exploitation de ressources inédites, dont les archives de l'lssociation nationale des anciennes déportées et internées de la résistance (ADIR) conservées à La contemporaine-BDIC, de nouvelles pistes de réflexion sont apparues. Femmes en déportation met en lumière les différences de parcours des déportées et internées, la pluralité des causes de leur engagement dans la résistance et les conditions particulières de la réinsertion des rescapées après-guerre. Chacune des contributions montre la nécessité d'appréhender la déportation féminine du point de vue de l'histoire des femmes et révèle l'apport indispensable d'une telle approche à la compréhension de cette période.
L'oeuvre écrite et filmique de Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein demeure un continent encore partiellement inexploré faute de traductions et de publications complètes, notamment en France. L'ouvrage collectif consacré au film inachevé Que viva Mexico ! sous le titre Eisenstein - Leçons mexicaines se propose de revenir à ce chantier fondateur et aux 14 mois passés par le cinéaste soviétique à sillonner le Mexique, à s'en imprégner, entre décembre 1930 et mars 1932. Les "leçons mexicaines" concernent d'abord l'empreinte dont attestent ces "débris" qui, selon Barthélémy Amengual, "respirent un autre air et une autre force que ses films achevés". Mais d'autres formes documentent ce point de fracture dans l'oeuvre d'Eisenstein et sont analysées : l'activité graphique (ses dessins érotiques sur les motifs de la mort du roi Duncan dans Macbeth, sur la corrida et sur la crucifixion), les écrits sur le montage, sur la composition du plan et sur le cadre, la réflexion sur l'extase, les fulgurants écrits autobiographiques qui reviennent constamment à la "rencontre" avec le Mexique. Resitué dans la vaste dynamique de fracture anthropologique qui, à partir des travaux de Lucien Lévy-Bruhl, W. Frazer, Aby Warburg nourrit les avant-gardes des années 1930 et inspire Georges Bataille, Antonin Artaud, David Herbert Lawrence, le face à face d'Eisenstein avec les stratifications et la puissance d'une civilisation autre, participe de la même énergie transgressive. Mais si les "leçons" qu'il en tire et qui l'occuperont jusqu'à sa mort intéressent en premier lieu le cinéaste échappé pour quelques mois au stalinisme, elles impliquent d'autres cinéastes, à d'autres époques et dans d'autres lieux, dans leur lien hypothétique à ce "second" Eisenstein et dans leur propre rapport documentaire et créatif à l'altérité violente et irrationnelle, "primitive" et historique du réel : Orson Welles, Maya Deren,Pier Paolo Pasolini, Glauber Rocha, Cécilia Mangini, Raymonde Carasco. Et parce qu'elles impliquent autant l'anthropologie et l'archéologie que les domaines du cinéma, des arts visuels, de l'architecture, parce qu'elles engagent toute recherche d'autres formes de conscience, d'autres représentations du temps, d'autres expériences de création, ces "leçons" trouvent aujourd'hui des résonances très contemporaines qui les relient au mouvement des arts dans son entier.
Eugénie sous les bombes raconte les destins de deux gamins de la campagne vosgienne, à l'orée du 20è siècle. Ils vont se rencontrer tardivement. Tous deux sont pris entre leurs désirs d'ascension sociale et leur attachement à la terre, entre leur foi en l'innovation et leur spiritualité déroutante.Quand la guerre éclate, la santé d'Eugénie s'altère gravement. Le couple s'embarque alors dans une folle entreprise pour sauver Eugénie. En mars 1918, sous les bombardements des Gotha, Charles se lance à Paris comme Orphée aux Enfers...Un siècle plus tard, Anne Percin hérite d'un cahier tenu par son arrière-grand-père. Elle n'a jamais entendu parler de lui. Fascinée par ce qu'elle découvre, elle ouvre l'enquête.Avec Eugénie sous les bombes, l'auteure du Premier été et des Singuliers signe un roman magistral.
Elise a deux passions : l'équitation et la musique country. Aussi, quand ses parents lui offrent trois semaines dans un ranch du Middle-West, c'est le rêve américain qui s'offre à elle. Mais la douzaine de jeunes qui partagent le voyage vont vite le lui gâcher. Ces snobinards parisiens la traitent comme une pestiférée et lui font subir humiliations et moqueries... simplement parce qu'elle ne leur ressemble pas. Et peut-être aussi par jalousie amoureuse ? Dans ce nouveau roman, Anne Percin nous offre un pachtwork formidable qui mêle amour des chevaux, fascination pour les grands espaces américains... et véritable d'histoire d'amour où le garçon le plus riche tombe amoureux de la plus pauvre ! Après sa série culte, Anne Percin donne vie à une adolescente formidable dont on dévore le journal de bord américain avec jubilation. Les jeunes adolescentes vont ADORER.
Maxime Mainard, le héros de la trilogie Comment (bien) rater ses vacances, est de retour en 4e saison. Il a bien eu son bac, raté son admission à Sciences Po... mais a trouvé un contrat sur la Côte Atlantique pour jouer avec son groupe de rock. Pour l'occasion, il embarque toute sa bande, petite copine et soeur comprises, pour quinze jours à l'océan. Des vacances à nouveau délirantes. Sea, sex and rock'n'roll pour les ados ! Les trois premiers tomes se sont vendus à plus de 100 000 exemplaires. Nouvelles couvertures pour l'ensemble de la série.
La bibliothèque du lycée. C'était mon sanctuaire. L'abri sûr en cas de coup dur, le lieu saint à l'abri du vulgaire. C'était mon terrain de chasse favori, depuis que j'y avais découvert un gros livre relié de maroquin vert qui portait sur le dos ces lettres d'or : Amours des dieux et des héros. Je revenais toujours consulter ce livre, rêver à ces amours. M'éblouir d'images jusqu'à me brouiller la vue et la raison. Or, il arriva qu'un jour le livre disparut. Ce livre était ma machine à rêver. Qui avait pu m'en priver, sous prétexte d'un exposé banal, d'une simple lubie ?
Il court, Pierre, éperdument, à en perdre le souffle. On lui a dit qu'il est dangereux de courir à jeun, trop longtemps, sous le soleil. Alors il court à jeun, longtemps, sous le soleil... pour mourir. Mais il ne meurt pas, au contraire, son corps s'affine, lui qui a un poids terrible à porter. Malgré lui, la vie continue de battre comme son coeur qui refuse de lâcher pendant l'effort. Un coeur qui fait ses choix et obéit à ses propres lois. Quand on ne croit plus à rien, tout peut arriver. Avant Comment (bien) rater ses vacances, Western Girl et Ma mère, le crabe et moi, découvrez le premier roman d'Anne Percin.
Sophie Cauchy, après des années dans la gendarmerie en région parisienne, s'installe à Millau pour débuter une nouvelle vie, loin de la relation de couple toxique qu'elle a fui. Estéban Perrault est un adolescent qui grandit dans une communauté écologiste radicale des Causses du Tarn. Marginal, harcelé par les autres collégiens, il se lie d'amitié avec Cassandra qui vient d'être placée en famille d'accueil dans la région. Leurs chemins vont se croiser quand deux parents inquiets signalent la disparition de leur fille de 22 ans. Car le dernier lieu où la jeune femme aurait été aperçue serait précisément celui où vivent Estéban et Cassandra. Anne Percin entremêle avec finesse les destinées de ces personnages blessés qui pourtant jamais ne courbent l'échine et font de leurs convictions une force contre la violence du monde. Saisissant, addictif, Les Loups de Babylone nous offre une enquête dans des paysages sublimes sur lesquels plane l'ombre mystérieuse des hommes dangereux.
La mère de Tania est atteinte d'un cancer du sein. Pendant les six mois du traitement, mère et fille vont partager le pire, mais aussi avoir bientôt un attitude positive de combattantes. Face à ce sujet « difficile », Anne Percin apporte une nouvelle fois la preuve de son humour ravageur et nous fait rire... jusqu'aux larmes. Par l'auteur de la trilogie à succès Comment (bien) rater ses vacances.
Voici la saison 3 des aventures délirantes de Maxime. Il en rêvait, il l'a fait, ce groupe de rock dont il parlait tant en saison 2. Et il s'adjoint pour cela trois acolytes hallucinants : son oncle dépressif, un flic punk et un allumé costumé en télétubbies... Avec près de 25 000 exemplaires pour le premier tome, et 8000 pour le deuxième, ce troisième devrait installer définitivement Anne Percin comme l'auteur d'une série culte.
Mars 2011. Alors que le Japon s'enfonce dans le chaos nucléaire, l'héritier d'une prestigieuse propriété de cognac vit son propre tsunami. Dégringolade financière, fille enceinte d'un ouvrier syndicaliste, grève, etc. Il résiste à sa façon, molle et naïve, ne trouvant du réconfort qu'auprès de son chauffeur, un fumeur de joints, ainsi que d'un chevreuil, comme si, face à la sauvagerie globalisée, seule la chaleur d'un animal, ou les fragrances d'un vieil alcool, lui apportaient réconfort. Démarrant comme une comédie sociale, le nouveau roman d'Anne Percin bascule progressivement dans une fable fantaisiste et décalée. Une nouvelle veine pour cette auteure appréciée en littérature générale comme en jeunesse.
Dans les années 1888-90, un jeune peintre belge, Hugo Boch, en rupture avec ses origines bourgeoises, s'installe à Pont-Aven et y fait la rencontre de nombreux artistes, dont Gauguin. Ce dernier l'introduit dans l'avant-garde, dont Van Gogh est le maître scandaleux. Mêlant des personnages historiques et fictifs, ce roman épistolaire nous plonge de façon très vivante dans l'époque, par le biais de nombreux destins d'artistes. En sus, c'est une remarquable réflexion sur la création.
Après le succès de Comment (bien) rater ses vacances (plus de 10 000 exemplaires), Anne Percin nous offre la suite des aventures cocasses de son héros Maxime... Cette fois-ci, il a tous les atouts en main pour réussir son année de terminale : une vraie petite copine, Natacha, rencontrée durant l'été, un Smartphone offert par ses parents, une guitare Fender et un local de répétition dans la cave de sa grand-mère. Mais gérer sa love story quand on veut aussi devenir une rock star, c'est pas facile... Toujours aussi impertinent et terriblement drôle. On attend le troisième volume !
Pour échapper aux vacances en famille, Maxime choisit de les passer avec sa grand-mère, dans son pavillon du Kremlin (-Bicêtre). Il avait tout prévu pour couler des jours tranquilles devant son ordi... sauf la crise cardiaque de sa grand-mère. Le voilà seul pendant son hospitalisation, et les vacances vont se transformer en feuilleton délirant !
Deux soeurs se retrouvent une fin d'été en Haute-Saône, afin de vider la maison de leurs grands-parents décédés. Depuis longtemps, Catherine, la benjamine, se tient loin de ce village... Pourtant, chaque coin de rue ou visage croisé fait surgir en elle des souvenirs précis et douloureux. Sa soeur aînée a fondé une famille, elle, non. Devenue libraire, c'est une femme solitaire. A l'adolescence déjà, elle passait ses heures dans les livres. Mais pour ce qu'elle a vécu ici, l'été de ses seize ans, l'été de sa lecture du Grand Meaulnes, « il n'y a pas eu de mots. Il n'y en a jamais eu, ni avant, ni après. C'est quelque chose qui ne ressemble à rien d'écrit. » Quinze années ont passé depuis, et personne n'a jamais su quel secret la tenaillait depuis tout ce temps, le drame dont elle a été peut-être coupable. C'est une histoire d'innocence et de cruauté que nous raconte Anne Percin. Belle et implacable à la fois, comme tous les crève-coeurs de l'enfance.
A 28 ans, Pierre a quitté Paris pour s'installer dans la Sarthe. Il vit de quelques brocantes, travaille à une biographie de Rosa Bonheur, une peintre spécialiste des vaches au XIXe siècle. Un temps mannequin, ancien étudiant en philosophie et homosexuel, pourquoi s'est-il mis ainsi en retrait du monde ? Au cours de cette « enquête intérieure », le lecteur découvrira les ressorts secrets de cet homme singulier. Ce premier roman envoûtant signe la naissance d'un auteur.
Un recueil de quatre nouvelles axées autour de couples, amants, amis ou cousins, unis pour le meilleur et pour le pire. Duo de pyromanes ou d'amoureux, amants de galère ou cousins en révolte contre la tyrannie paternelle : un recueil d'une très grande qualité d'écriture et de vérité.