Angèle Kremer-marietti
Angèle Kremer-marietti
Interrogées, les capacités poïétiques de l'art, du langage et de la science concourent à nous faire réfléchir sur les voies multiples de la symbolique. Comment pensons-nous, croyons-nous et connaissons-nous ? Chaque réalité, scientifique, mais aussi narrative, artistique, mystique, n'ajoute pas seulement du signe mais aussi un point de vue, au sens d'une perception, d'une réalité idéelle, à la vision d'ensemble et contribue à la réalité humaine.
On a généralement retenu la notion sartrienne de "manque d'être", relative à l'humain. Certes il s'est employé à décrire ce manque, mais sa recherche aboutit à découvrir l'humain essentiellement animé de la tendance à "remplir les vides". Loin d'être une fatalité désespérante, ce manque est actif au point même qu'il est plutôt un désir vif et constant de ce dont il manque manifestement. L'Etre et le néant aboutit donc à la notion du "désir d'être" qui, selon Sartre, caractérise le plus concrètement possible l'être humain...