Andrea Molesini
Andrea Molesini
À la veille de la Première Guerre, la clientèle cosmopolite de l'Excelsior, un palace du Lido vénitien, brille de ses derniers feux sous le regard aigu de son directeur, Niccolò Spada. La belle Margarete von Hayek, ressortissante autrichienne et cliente de l'hôtel, attire particulièrement son attention. Or, cette jeune femme aux moeurs très libres séjourne en réalité à Venise pour des raisons plus que sombres. À Paris peu de temps auparavant, elle fut l'amante de son professeur bien plus âgé, Viktor, avant de séduire son jeune fils Gustave, dont elle démolit le coeur... Mais bientôt Margarete ne pourra plus cacher ses secrets à Niccolò. Parviendra-t-elle enfin à aimer un homme sans en ravager l'existence ? Presagio se savoure tel un joyau parfaitement aiguisé, une intrigue tragique en pleine Belle Époque désenchantée, une fresque viscontienne de frivolité désespérée.« Un récit incandescent. » Corriere del Veneto « Une écriture merveilleusement aiguisée et riche en moments de pure poésie. » Il Corriere della Sera
Andrea Molesini a fait une entrée fracassante dans le paysage littéraire italien. Le Monde des livres Pietro a dix ans. Orphelin rêveur et débrouillard, il possède son univers et son langage à lui, à la fois cocasses et surréalistes. Ainsi quand il quitte précipitamment, au printemps 1945, le couvent de Saint-François-du-Désert, c'est pour fuir les « hommes d'A-H », autrement dit les Allemands. Avec lui, un petit groupe hétéroclite : Dario, son meilleur ami taiseux mais fort en maths, qui s'il a les oreilles décollées n'a pas pour autant tué Jésus ; deux vieilles dames juives, les soeurs Maurizia et Ada Jesi ; et puis Elvira, une jeune religieuse, aussi suspecte que belle, qui tient un journal et dont le récit alterne avec celui de Pietro.Traqués par les nazis, ils reçoivent l'aide d'un pêcheur « qui vit comme une mouette » et d'un frère énergique « aux silences qu'on écoute ». Ils sont rejoints par un déserteur allemand, dont le secret affectera de manière tragique le destin collectif.Sous des lunes immenses, au coeur de forêts noires et de fermes en ruines, leur folle équipée les conduira au-devant de partisans et fascistes désorientés, alors que la guerre touche à sa fin : si les hommes et les lieux sont chargés de défiance et de terreur, une lueur de bonté réussit, de temps en temps, à percer les ténèbres.À travers ce texte d'une grande délicatesse, truffé de trouvailles poétiques et drôles, Andrea Molesini s'impose décidément comme l'un des plus grands écrivains italiens contemporains.
Le lauréat du prestigieux Premio Campiello nous entraîne sous les feux de la guerre et de la passion, dans la veine des chefs-d'oeuvre de Luchino Visconti (Le Guépard, Les Damnés). Novembre 1917. L'armée italienne recule face à l'offensive autrichienne. Les Spada habitent un domaine près du Piave, dans le nord de l'Italie, qui se voit réquisitionner par des soldats ennemis. Le viol de jeunes villageoises déclenche chez eux un sentiment de révolte patriotique. Tous les membres de la maisonnée résisteront à leur manière : le narrateur, Paolo, orphelin de dix-sept ans élevé par ses grands-parents paternels ; le grand-père original et désabusé et son épouse, grande dame qui refuse de se laisser impressionner par la soldatesque ennemie ; Teresa la fidèle cuisinière femme du peuple, et sa fille de vingt ans Loretta la simplette ; le gardien du domaine Renato qui se révèle vite être un agent des services de renseignement de l'armée italienne ; la tante Maria, belle femme émancipée et décidée ; et enfin Giulia, vingt-cinq ans, libre, à la réputation sulfureuse, et dont la beauté provocante fascine le narrateur. Derrière la chronique de cette occupation, des vexations et abus de pouvoirs petits et grands, Andrea Molesini raconte aussi les intrigues amoureuses qui se nouent entre les personnages. Action et psychologie se mêlent dans ce formidable portrait de famille. Un récit de guerre et une quête initiatique qui concilient l'universel et le personnel dans un style d'écriture résolument littéraire.