Andrea Bajani
Andrea Bajani
Plongez dans L´anniversaire d’Andrea Bajani, roman coup de poing primé par le Prix Strega 2025. Une exploration glaçante et libératrice des mécanismes de l’emprise familiale, où chaque mot résonne comme un acte de résistance.
Roman récompensé par le Prix Strega 2025 en Italie. "Tu reviendras nous voir ?" Dix ans après avoir définitivement tourné le dos à ses parents, un homme peut enfin raconter les raisons de cette rupture. Sans accuser ni absoudre, il ausculte avec une saisissante précision les dynamiques d'un foyer rongé par une autorité paternelle toute-puissante. Dans ce huis clos feutré, où la violence s'insinue sans éclats, les mots sont des dagues enfoncées dans la chair, et l'emprise est pavée de bonnes intentions. Roman d'une libération, L'anniversaire dessine les contours d'un enfer domestique dont seul un geste radical peut permettre de se sauver.
Voici l'histoire que raconteraient les maisons si elles pouvaient parler, ce qu'elles révéleraient des vies, des amours et des disputes, des élans et des chutes de ceux qui les ont habitées. À travers les lieux dans lesquels il a vécu, ceux qu'il a fantasmés, ou ceux parfois métaphoriques qu'il a imaginés, se dessinent le portrait kaléidoscopique d'un homme né au milieu des années soixante-dix, mais aussi l'histoire de son pays, de la mort de Pasolini à l'enlèvement d'Aldo Moro, événements marquants d'une Italie en mutation. Andrea Bajani joue avec le silence apparent des maisons pour narrer avec une précision poétique les histoires qui composent l'essence même d'une vie. De Rome à Turin, de Paris aux paysages montagneux des Alpes, ce carrousel de maisons défile, aléatoire, charriant en même temps que son lot de souvenirs une profonde réflexion sur la mémoire et le temps.
Voici l'histoire que raconteraient les maisons si elles pouvaient parler, ce qu'elles révéleraient des vies, des amours et des disputes, des élans et des chutes de ceux qui les ont habitées. À travers les lieux dans lesquels il a vécu, ceux qu'il a fantasmés, ou ceux parfois métaphoriques qu'il a imaginés, se dessinent le portrait kaléidoscopique d'un homme né au milieu des années soixante-dix, mais aussi l'histoire de son pays, de la mort de Pasolini à l'enlèvement d'Aldo Moro, événements marquants d'une Italie en mutation. Andrea Bajani joue avec le silence apparent des maisons pour narrer avec une précision poétique les histoires qui composent l'essence même d'une vie. De Rome à Turin, de Paris aux paysages montagneux des Alpes, ce carrousel de maisons défile, aléatoire, charriant en même temps que son lot de souvenirs une profonde réflexion sur la mémoire et le temps.
Si, comme l'écrit Tolstoï, chaque famille malheureuse l'est à sa manière, celle de Pietro a sa façon bien à elle de l'être, faite de non-dits qui se transmettent de génération en génération. Mario, le grand-père de Pietro, a fait la guerre sur le front russe et en est rentré si traumatisé qu'il n'a plus jamais réussi à vivre une vie normale, finissant ses jours dans une institution spécialisée. Sa fille Giovanna, la mère de Pietro, qui a reçu cette souffrance en héritage, s'en arrange sur un mode excentrique, se levant en pleine nuit pour cuisiner de bons petits plats. Pietro, lui, demande aux élèves de l'école primaire où il enseigne d'enregistrer les bruits de chez eux afin de les commenter en classe, et finit par découvrir que si sa compagne Sara et lui n'arrivent pas à avoir d'enfant, c'est parce qu'il ne 'fonctionne pas correctement', puisque Sara tombe enceinte d'un autre après leur séparation. Pour sortir de cette spirale, il entreprend alors un long voyage vers les rives du Don, dans les steppes du sud de la Russie, sur les traces de Mario, sans trop savoir ce qu'il y cherche mais bien décidé à se trouver lui-même. Habité par le souffle de l'histoire, mais aussi par les joies et les douleurs d'une famille, Toutes les familles est le 'roman russe', fort et poignant, de Bajani, couronné en Italie par le prestigieux Premio Bagutta, au palmarès duquel on trouve avant lui Gadda, Calvino, Bassani et Sciascia.
Si, comme l'écrit Tolstoï, chaque famille malheureuse l'est à sa manière, celle de Pietro a sa façon bien à elle de l'être, faite de non-dits qui se transmettent de génération en génération. Mario, le grand-père de Pietro, a fait la guerre sur le front russe et en est rentré si traumatisé qu'il n'a plus jamais réussi à vivre une vie normale, finissant ses jours dans une institution spécialisée. Sa fille Giovanna, la mère de Pietro, qui a reçu cette souffrance en héritage, s'en arrange sur un mode excentrique, se levant en pleine nuit pour cuisiner de bons petits plats. Pietro, lui, demande aux élèves de l'école primaire où il enseigne d'enregistrer les bruits de chez eux afin de les commenter en classe, et finit par découvrir que si sa compagne Sara et lui n'arrivent pas à avoir d'enfant, c'est parce qu'il ne 'fonctionne pas correctement', puisque Sara tombe enceinte d'un autre après leur séparation. Pour sortir de cette spirale, il entreprend alors un long voyage vers les rives du Don, dans les steppes du sud de la Russie, sur les traces de Mario, sans trop savoir ce qu'il y cherche mais bien décidé à se trouver lui-même. Habité par le souffle de l'histoire, mais aussi par les joies et les douleurs d'une famille, Toutes les familles est le 'roman russe', fort et poignant, de Bajani, couronné en Italie par le prestigieux Premio Bagutta, au palmarès duquel on trouve avant lui Gadda, Calvino, Bassani et Sciascia.
Me reconnais-tu? est l'histoire d'une amitié entre deux écrivains. L'aîné - dans sa maturité, et célèbre dans le monde entier - ouvre grands les bras à un jeune romancier de trente ans son cadet après avoir lu son dernier livre. Dès la première entrevue, l'affection est réciproque, puissante, et parfois, débordante. Les coups de griffe du plus âgé en direction du plus jeune ne manquent pas, mais ce sont surtout l'impertinence, l'humour et la tendresse qui tissent petit à petit une relation forte et complexe entre les deux hommes, un lien qui sera mis à rude épreuve quand la maladie fait son irruption. Andrea Bajani fut ce jeune romancier qu'Antonio Tabucchi avait accueilli dans sa vie et dans sa famille, et dans un récit bouleversant qui remonte le temps, des funérailles à leur première rencontre, il rend le plus bel hommage que l'on puisse imaginer au grand écrivain disparu en mars 2012.
Me reconnais-tu? est l'histoire d'une amitié entre deux écrivains. L'aîné - dans sa maturité, et célèbre dans le monde entier - ouvre grands les bras à un jeune romancier de trente ans son cadet après avoir lu son dernier livre. Dès la première entrevue, l'affection est réciproque, puissante, et parfois, débordante. Les coups de griffe du plus âgé en direction du plus jeune ne manquent pas, mais ce sont surtout l'impertinence, l'humour et la tendresse qui tissent petit à petit une relation forte et complexe entre les deux hommes, un lien qui sera mis à rude épreuve quand la maladie fait son irruption. Andrea Bajani fut ce jeune romancier qu'Antonio Tabucchi avait accueilli dans sa vie et dans sa famille, et dans un récit bouleversant qui remonte le temps, des funérailles à leur première rencontre, il rend le plus bel hommage que l'on puisse imaginer au grand écrivain disparu en mars 2012.