Andre Merlaud
Andre Merlaud
Quand le destin se mêle de nos vies, peut-on encore parler de hasard ? La grâce et l'événement d'André Merlaud revisite avec finesse les moments charnières où le sacré semble guider nos pas, même là où on l'attend le moins.
La vie de Jean-Marie de La Mennais, frère de Félicité, se lit comme un vrai roman d'aventures. Peut-on en être surpris, lorsqu'on sait que les La Mennais sont enfants de Saint-Malo, la ville corsaire où retentit l'appel du large. André Merlaud, qui s'est exercé en plusieurs genres, excelle, semble-t-il, dans la biographie. Les personnages qu'il met en scène, sont vraiment campés pour l'époque. Ce sont des présences fraternelles. On voit, on assiste, on participe à une histoire, parce que les situations s'éclairent toujours du drame éternel des consciences. Jean-Marie de La Mennais est une véritable figure de proue. On comprend que ce prêtre, qui a fondé deux instituts religieux d'enseignants, semé des écoles chrétiennes sur la terre bretonne, et aux quatre coins du monde, qui a conseillé l'épiscopat aux heures sombres, participé à tous les combats d'idées de son temps, qui a été un pionnier de la liberté d'enseignement, un champion de l'infaillibilité pontificale, et un prophète des renaissances apostoliques, lié jusqu'à l'agonie du coeur à un frère aimé..., on comprend que le portrait d'un tel prêtre ait tenté un auteur. En outre, derrière Jean-Marie de La Mennais, le lecteur suivra le pathétique et continuel dialogue de l'Église avec la société contemporaine, l'écartèlement des rénovateurs inspirés, et le sacrifice que pose parfois l'essentielle fidélité du prêtre à son Église. Et c'est surtout en cela, que le livre d'André Merlaud est un poignant et réconfortant témoignage.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
À l'assaut du ciel est la vie admirable d'un de ces pilotes oubliés de la guerre 1939-1940 : le capitaine Pierre Claude. Un mois de guerre au-dessus des frontières, un combat de vingt-cinq minutes et, seul contre dix, deux victoires d'un seul coup d'aile suffisent à ranger ce chasseur adroit parmi ses pairs dans l'épopée des Ailes françaises. Il est de la lignée d'un Guynemer, d'un Mermoz, d'un Marin-la-Meslé, avec cette note particulière que, chez lui, l'héroïsme s'alimentait à une sainteté authentique. À l'assaut du ciel, c'est la montée fougueuse du soldat et du chrétien voulant s'achever dans la même ligne. La jeunesse d'aujourd'hui a besoin de grands modèles. En voici un qui s'impose à son attention par sa netteté d'âme, sa modestie, sa dignité imperturbable et aussi par sa sublime impatience de faire de sa vie une grande oeuvre.