André Gardies
André Gardies
Comment se manifeste la subjectivité à l'intérieur du film ? De quelles façons l'auteur y est-il présent ? Une interrogation sur les manières dont le film porte trace du "je" qui le prend en charge selon trois approches : 1) des perspectives d'ensemble de modèles pour saisir le fait subjectif ; 2) une analyse des différents types de rapport à soi-même (confession, autoportrait...) ; 3) des études de cas où Kiarostami, Kurosawa et Duras sont mis à contribution.
Valbrèges, le château merveilleux que découvrit Paul Fréval quand il était enfant et qu'il n'a jamais oublié. Des années plus tard, comme un rêve qui se réaliserait, il y séjourne en résidence d'écriture, invité par la comtesse Blanche Maufoid, née de Ségouzac. Outre le roman sur lequel il travaille, Paul Fréval devra réaménager la vaste bibliothèque familiale et faire le tri dans les papiers et documents du défunt Marquis, le père de Blanche. La bonne trentaine, de condition modeste, il ne faut à Paul que quelques jours pour s'adapter à son nouveau cadre de vie, accomplir sa tâche tout en prenant soin de tenir le journal de son séjour. Régulièrement, la journée finie, il partage café et digestif avec son hôtesse dans le petit salon. De conversations en conversations il devient bientôt son confident avant d'en être l'amant en dépit de leur différence d'âge. Mais l'implication de chacun dans cette relation amoureuse ne tarde pas à se déséquilibrer...
André Gardies nous fait parcourir un long couloir de sentiments dont on ne peut s'écarter. Saudade, un chant lent et profond, une délicieuse nostalgie, que le fado restitue si bien. Jean ne se souvient pas ou si peu. Florence l'accompagne tout le temps de son hospitalisation. Jusqu'où devra-t-elle aller pour l'aider à retrouver celles dont il a perdu la trace. Elles sont là, toutes proches, mais il ne peut les saisir. Toutes ? Non, une seule : Clara ! Florence s'avance, ne s'assied pas tout de suite. Au premier coup d'oeil, elle reconnaît les photos qu'ils ont regardées ensemble, signées au dos : Clara est revenue ! Clara ! Le fantôme s'est incarné. Par la musique, la voix, la chanson.
Tout commence par une froide journée d'hiver... Un autorail est bloqué sur la voie en pleine tempête de neige, sur les hauts plateaux lozériens. Un homme, Marc Maugrain, en descend et s'enfonce lentement à travers les congères. Sans aucune raison apparente. Finalement, il trouve refuge dans une ferme isolée, qui semble abandonnée. Après s'y être introduit, il prend ses aises, fouille la bâtisse, pénètre l'intimité de la maison avec une obsession presque morbide. Ce qu'il va découvrir changera son destin... Quinze ans plus tard il revient sur les lieux... Le style impeccable et descriptif d'André Gardies expose à la perfection les mystères et le tourment psychique de Marc Maugrain. Tel un metteur en scène, l'auteur gardois décrit les relations troubles qui s'instaurent entre les différents personnages, rongés par un passé traumatisant. Il déroule sous nos yeux un huis clos à la limite du surnaturel...
Depuis sa naissance, le cinéma raconte, devenant même l'un des grands pourvoyeurs de récits des temps modernes. Mais le médium cinématographique a ses propres exigences, sa propre dimension expressive, qui font du récit filmique et de sa réception une expérience tout à fait singulière. C'est elle qui se trouve au coeur des interrogations de cet ouvrage.