Alix de Saint-André
Alix de Saint-André
"J'étais de nouveau enfant dans ce bureau qui ne ressemblait pas du tout à celui de mon père, mais cet homme exerçait la même fonction que lui et je voulais lui dire ça, que les écuyers pleurent quand ils perdent un cheval ; les écuyers de ce temps-là aussi, même si les hommes ne sont pas censés pleurer. Je voulais lui dire ça. Et lui donner la recette du cocktail Dubonnet ! Il y a des priorités dans la vie." En 1972, au sommet de sa gloire, le colonel Jean de Saint-André, écuyer en chef du Cadre noir de Saumur, est renvoyé du jour au lendemain sans explication. Que s'est-il passé ? Sous la forme d'un journal enlevé et vivant, Alix mène l'enquête, explore son courrier, ses archives personnelles, la presse régionale, rencontre les protagonistes... Plongée dans les années Pompidou, elle fait de drôles de découvertes. On retrouve avec plaisir la verve d'Alix de Saint-André dans ces pages consacrées à son père, à ces hommes et à ces femmes qui font danser les chevaux.
"J'étais de nouveau enfant dans ce bureau qui ne ressemblait pas du tout à celui de mon père, mais cet homme exerçait la même fonction que lui et je voulais lui dire ça, que les écuyers pleurent quand ils perdent un cheval ; les écuyers de ce temps-là aussi, même si les hommes ne sont pas censés pleurer. Je voulais lui dire ça. Et lui donner la recette du cocktail Dubonnet ! Il y a des priorités dans la vie." En 1972, au sommet de sa gloire, le colonel Jean de Saint-André, écuyer en chef du Cadre noir de Saumur, est renvoyé du jour au lendemain sans explication. Que s'est-il passé ? Sous la forme d'un journal enlevé et vivant, Alix mène l'enquête, explore son courrier, ses archives personnelles, la presse régionale, rencontre les protagonistes... Plongée dans les années Pompidou, elle fait de drôles de découvertes. On retrouve avec plaisir la verve d'Alix de Saint-André dans ces pages consacrées à son père, à ces hommes et à ces femmes qui font danser les chevaux.
Alix de Saint-André a pris trois fois la route de Compostelle. La première fois, elle est partie de Saint-Jean-Pied-de-Port, sur le chemin français, avec un sac plein d'idées préconçues, qui se sont envolées une à une, au fil des étapes. La deuxième fois, elle a parcouru le chemin anglais depuis La Corogne, lors d'une année sainte mouvementée. L'ultime voyage fut le vrai voyage, celui que l'on doit faire en partant de chez soi. Des bords de Loire à Saint-Jacques-de-Compostelle, de paysages sublimes en banlieues sinistres, elle a rejoint le peuple des pèlerins qui se retrouvent sur le chemin, libérés de toute identité sociale, pour vivre à quatre kilomètres-heure une aventure humaine pleine de gaieté, d'amitié et de surprises. Sur ces marcheurs de tous pays et de toutes convictions, réunis moins par la foi que par les ampoules aux pieds, mais cheminant chacun dans sa quête secrète, Alix de Saint-André, en poursuivant la sienne, empreinte d'une gravité mélancolique, porte, comme à son habitude, un regard à la fois affectueux et espiègle.
Alix de Saint-André a pris trois fois la route de Compostelle. La première fois, elle est partie de Saint-Jean-Pied-de-Port, sur le chemin français, avec un sac plein d'idées préconçues, qui se sont envolées une à une, au fil des étapes. La deuxième fois, elle a parcouru le chemin anglais depuis La Corogne, lors d'une année sainte mouvementée. L'ultime voyage fut le vrai voyage, celui que l'on doit faire en partant de chez soi. Des bords de Loire à Saint-Jacques-de-Compostelle, de paysages sublimes en banlieues sinistres, elle a rejoint le peuple des pèlerins qui se retrouvent sur le chemin, libérés de toute identité sociale, pour vivre à quatre kilomètres-heure une aventure humaine pleine de gaieté, d'amitié et de surprises. Sur ces marcheurs de tous pays et de toutes convictions, réunis moins par la foi que par les ampoules aux pieds, mais cheminant chacun dans sa quête secrète, Alix de Saint-André, en poursuivant la sienne, empreinte d'une gravité mélancolique, porte, comme à son habitude, un regard à la fois affectueux et espiègle.
C'est l'histoire du "Home Pasteur", une vraie pension de famille du 7e arrondissement de Paris, tenue par la mère de mon amie Pia. En cette rentrée 1974 au lycée Victor-Duruy, Pia rêve de conventions bourgeoises alors que je veux les faire exploser. Son père Samuel produit des disques classiques pour une introuvable élite, et sa mère, Cocotte, nourrit tout son monde en lisant Proust et Charlie Hebdo en cachette de sa propriétaire catho. Et voici les pensionnaires hauts en couleur allant du vieux sociétaire de la Comédie-Française qui ne veut jamais se laver aux jeunes Américaines qui découvrent Paris, le sexe et la culture. Quelques diables viennent noircir le tableau, comme le scénariste de Chabrol qui finira assassiné par sa femme une nuit de Noël... Bien-aimée lectrice, lecteur bien-aimé, puissiez-vous les aimer comme moi ! A. de S.-A.
C'est l'histoire du "Home Pasteur", une vraie pension de famille du 7e arrondissement de Paris, tenue par la mère de mon amie Pia. En cette rentrée 1974 au lycée Victor-Duruy, Pia rêve de conventions bourgeoises alors que je veux les faire exploser. Son père Samuel produit des disques classiques pour une introuvable élite, et sa mère, Cocotte, nourrit tout son monde en lisant Proust et Charlie Hebdo en cachette de sa propriétaire catho. Et voici les pensionnaires hauts en couleur allant du vieux sociétaire de la Comédie-Française qui ne veut jamais se laver aux jeunes Américaines qui découvrent Paris, le sexe et la culture. Quelques diables viennent noircir le tableau, comme le scénariste de Chabrol qui finira assassiné par sa femme une nuit de Noël... Bien-aimée lectrice, lecteur bien-aimé, puissiez-vous les aimer comme moi ! A. de S.-A.
Dans la hiérarchie céleste, Marche-à-Terre n'est certes pas un ange de haut niveau. À peine un fantassin. Condamné à errer sur terre pour racheter l'âme de l'homme dont il était le gardien, il est aux premières loges pour assister à la série de meurtres qu'entraînent, en terre angevine, les consignes liturgiques de Vatican II. Mais ni les calices empoisonnés, ni le serial-killer qui se cache sous les cornettes dans un pensionnat de jeunes filles en folie, n'entament la sérénité de Marche-à-Terre. Il est bien placé pour savoir que le meurtre et la religion font souvent bon ménage.
Chargée d'interviewer Françoise Giroud pour le magazine Elle, Alix de Saint-André était bien décidée à lui rentrer dans le chou. Cette figure tutélaire du journalisme, fondatrice de L'Express, et ancienne secrétaire d'État, promue grande conscience nationale, lui courait sur les nerfs. Mais elle tombe sur une vieille dame en pleine dépression qui lui fait du thé et la bouleverse. Elle range son revolver. Elles deviennent amies. Après la mort de Françoise, Alix envoie à sa fille, Caroline Eliacheff, une lettre : elles ne cesseront plus de s'écrire. Car, très vite, une première biographie vitriole Françoise, et Alix a envie de ressortir son flingue. Signant Sherlock, elle entraîne alors Caroline Watson dans une grande enquête à la recherche de sa mère. Ce livre raconte les aventures de nos deux détectives, et résout quelques-uns des vrais mystères de Françoise Giroud.
Chargée d'interviewer Françoise Giroud pour le magazine Elle, Alix de Saint-André était bien décidée à lui rentrer dans le chou. Cette figure tutélaire du journalisme, fondatrice de L'Express, et ancienne secrétaire d'État, promue grande conscience nationale, lui courait sur les nerfs. Mais elle tombe sur une vieille dame en pleine dépression qui lui fait du thé et la bouleverse. Elle range son revolver. Elles deviennent amies. Après la mort de Françoise, Alix envoie à sa fille, Caroline Eliacheff, une lettre : elles ne cesseront plus de s'écrire. Car, très vite, une première biographie vitriole Françoise, et Alix a envie de ressortir son flingue. Signant Sherlock, elle entraîne alors Caroline Watson dans une grande enquête à la recherche de sa mère. Ce livre raconte les aventures de nos deux détectives, et résout quelques-uns des vrais mystères de Françoise Giroud.
"Imaginez qu'un vieux médicament générique à deux balles, le baclofène, un relaxant musculaire utilisé contre la sclérose en plaques, pris à très hautes doses, vienne à bout de l'addiction ! Telle est la découverte du docteur Ameisen, médecin alcoolique, qui a détruit en lui l'envie du verre de trop, ou syndrome de la dalle en pente, le craving... Sans effort, et sans le réduire à une abstinence totale et définitive. Ni plus d'effets secondaires qu'un verre d'eau. Évidemment, l'industrie pharmaceutique et les spécialistes dont il menace les intérêts boudent sa découverte, alors qu'il pense que ce protocole pourrait guérir d'autres addictions. Et pourquoi pas le tabac ? Puisque toutes mes tentatives pour arrêter de fumer se sont révélées catastrophiques... Au bout de trois semaines de traitement expérimental, sans avoir dépassé les doses, je fume plus que jamais, mais, délivrée de l'angoisse de la page blanche, je peux écrire jour et nuit, sans discontinuer. Sans faim ni soif ni sommeil. C'est génial ! Ce produit va libérer le monde entier de toutes ses angoisses. Imaginez la tête des barons de la drogue! Quand je me retrouve à la clinique de Meudon, je pense toujours que cela fait partie du plan..." Alix de Saint-André.
"Imaginez qu'un vieux médicament générique à deux balles, le baclofène, un relaxant musculaire utilisé contre la sclérose en plaques, pris à très hautes doses, vienne à bout de l'addiction ! Telle est la découverte du docteur Ameisen, médecin alcoolique, qui a détruit en lui l'envie du verre de trop, ou syndrome de la dalle en pente, le craving... Sans effort, et sans le réduire à une abstinence totale et définitive. Ni plus d'effets secondaires qu'un verre d'eau. Évidemment, l'industrie pharmaceutique et les spécialistes dont il menace les intérêts boudent sa découverte, alors qu'il pense que ce protocole pourrait guérir d'autres addictions. Et pourquoi pas le tabac ? Puisque toutes mes tentatives pour arrêter de fumer se sont révélées catastrophiques... Au bout de trois semaines de traitement expérimental, sans avoir dépassé les doses, je fume plus que jamais, mais, délivrée de l'angoisse de la page blanche, je peux écrire jour et nuit, sans discontinuer. Sans faim ni soif ni sommeil. C'est génial ! Ce produit va libérer le monde entier de toutes ses angoisses. Imaginez la tête des barons de la drogue! Quand je me retrouve à la clinique de Meudon, je pense toujours que cela fait partie du plan..." Alix de Saint-André.
Pèlerine multirécidiviste, peu douée pour la marche et accrochée à ses cigarettes, Alix de Saint-André a pris trois fois la route de Compostelle. D'abord, depuis Saint-Jean-Pied-de-Port, sur le ""chemin français"", où s'envolèrent ses idées de méditation solitaire dans des refuges surpeuplés ; puis, de La Corogne jusqu'à Finisterre, sur le ""chemin anglais"" ; et enfin depuis les bords de Loire, pour accomplir ce que les Espagnols appellent ""le vrai chemin"", celui qu'on doit faire en partant de chez soi... De paysages sublimes en banlieues pittoresques, elle a rejoint ce peuple de marcheurs de tous pays, réunis moins par la foi que par les ampoules aux pieds, qui se retrouvent pour vivre à quatre kilomètres-heure une aventure humaine sur laquelle elle porte un regard à la fois affectueux et espiègle. En avant, route ! est lu par son autrice. Avec sa sincérité et son humour mordant, elle nous fait partager ses souffrances et ses bonheurs du chemin de Compostelle. Une belle aventure humaine et une lecture personnelle et profonde. Couverture : D'après photos © Fred de Noyelle/Godong, Reinhard Dirscheri/Visuals Unlimited; Inc./Getty Images ; Jim Franco/Getty Images