Alessandro Giacone
Alessandro Giacone
La battaglia di Caporetto (24 ottobre - 9 novembre 1917) ha rappresentato un trauma nella storia italiana del Novecento. Ancor oggi, nel linguaggio comune, la parola Caporetto è sinonimo di disastro. In quella battaglia i soldati della 2a Armata vengono respinti dagli austriaci e dai tedeschi al di qua dell'Isonzo e del Tagliamento fino al Piave, mentre i Comandi militari li accusano di diserzione e tradimento. Cento anni dopo, questo volume affronta, in un'ottica pluridisciplinare e interdisciplinare, e alla luce della nozione di "trauma", gli aspetti storici, politici e militari della disfatta. Esso fa largo spazio anche alle testimonianze dei soldati-scrittori la cui esperienza di quei giorni acquista senso se inserita in una dimensione collettiva e storica. Le stratificazioni temporali - relative tanto alla lettura storiografica, militare e politica quanto agli scritti memoriali e letterari - costituiscono un fattore importante per la riappropriazione di un evento che tocca la storia e l'identità italiane. Nel processo di rievocazione del trauma, la rappresentazione dello choc subìto tiene conto sia dell'immediatezza del vissuto che della simbolizzazione retrospettiva. Questo volume intende allora studiare i meccanismi attraverso i quali il ricordo del trauma di Caporetto prende forma nel linguaggio autobiografico o finzionale inteso anche come espressione terapeutica e luogo della resilienza.
Sous l'Ancien Régime, des relations paradoxales se nouent entre la mosaïque des États italiens et le royaume de France. Celui-ci ne parvient pas à assurer sa domination politique sur la péninsule, tandis qu'Italiens et Français rivalisent sur le plan scientifique et artistique. L'irruption de la présence française sous Napoléon agit comme un électrochoc, rendant incontournables, des deux côtés des Alpes, les héritages révolutionnaires. De la chute de l'empereur à l'arrivée au pouvoir de Mussolini, la France et l'Italie se pensent plus que jamais comme deux soeurs, dont les liens sont tissés d'estime et de solidarité mais aussi de mépris et de rivalité. Les tensions et les apaisements autour de la question romaine puis de la question coloniale vont rythmer leurs relations pendant plus d'un siècle. Au cours du premier XXe siècle, les relations sont à la fois conflictuelles (en raison du fascisme et de la Seconde Guerre mondiale) et étroites (du fait de l'émigration italienne) ; depuis 1945, les deux États tentent ensemble de construire l'Europe, tandis que leurs peuples s'interpénètrent toujours davantage.
À travers la vie d'un grand banquier d'affaires et homme d'influence, une plongée dans la France politique et économique des cinquante dernières années. Né en 1921 dans une famille de la bourgeoisie grenobloise, Jean Guyot rejoint la Résistance en 1943 et réussit le concours de l'Inspection des Finances après la Libération. Conseiller de Robert Schuman aux Finances puis au Quai d'Orsay, il occupe ensuite le poste hautement politique de sous-directeur du Trésor au moment où la France doit remettre ses finances en ordre. Recruté par Jean Monnet, il rejoint la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA), étape fondatrice de la construction européenne. Ses convictions et son action au service de l'Europe sont bien antérieures à sa carrière de banquier et restent le marqueur de ses engagements sa vie durant. Son expérience des finances publiques n'échappe pas aux deux grands patrons de la Banque Lazard, André Meyer et Pierre David-Weill qui font de lui le principal responsable des secteurs industriels français au sein de la banque à Paris. Jean Guyot jouera un rôle essentiel dans la création du " nouveau franc " et conseillera de nombreux hommes politiques, de Couve de Murville à Georges Pompidou et Giscard d'Estaing. Personnalité peu connue du grand public, Jean Guyot est l'un de ces " Messieurs de Lazard ", un banquier discret mais considéré comme l'une des trente personnalités les plus puissantes de France à l'époque. Guidé par le sens de l'intérêt national, même après l'arrivée au pouvoir de Mitterrand en 1981, il va jouer, tout au long de la seconde moitié du xxe siècle, un rôle majeur dans la modernisation de l'industrie française.