Agnès Pierron
Agnès Pierron
Empreints depuis l'origine de superstitions et de croyances populaires, les dictons ont servi aux hommes de repères vis-à-vis de l'Univers et de leur propre destinée. Fruits de l'imagination et de la sagesse populaire, ils ont été pour eux autant de moyens de se situer dans le temps et l'espace. Nés aux environs de l'an mil, transmis tout d'abord par la tradition orale avant d'être diffusés par les almanachs, les dictons accompagnent les fêtes religieuses, illustrent l'histoire réelle ou imaginaire de chacun des saints du calendrier dont on espère la protection. Ils suivent les mouvements de la nature, la vie de la fl ore et de la faune. Ils aident les paysans à prévoir le temps, à s'adapter au rythme des saisons. Ils offrent autant de conseils ou de recommandations pour l'alimentation, l'hygiène et la santé. Ils servent à mieux comprendre et interpréter des phénomènes météorologiques souvent perçus comme menaçants. Les dictons ont aussi vocation à illustrer les modes de vie, les manifestations organiques, les façons de se nourrir, de se vêtir et de se comporter. Ils parlent, d'une manière souvent crue et imagée, d'amour, de débauche et de sensualité. Ils jalonnent ainsi chaque étape de l'existence humaine, de la naissance à la mort. " Le dicton permet de dire, tout en n'engageant à rien, pour le plaisir de parler, écrit Agnès Pierron dans sa préface. Il fait jaillir l'étincelle du banal. Par son existence même, le dicton proclame son autonomie. Il circule comme un électron libre, intouchable. " On savoure ici toute la richesse d'un patrimoine linguistique qui a conservé une fraîcheur et une vitalité inépuisables.
Avoir l'abricot en folie, S'astiquer les cuivres façon grand hôtel, Faire partie de la bande à Ripolin, Mettre une fausse barbe... Autant de métaphores, artisanales, animalières, florales, militaires ou religieuses, qui font, de manière détournée mais toujours évocatrice, toute la sensualité du vocabulaire érotique. Les mots peuvent être à double sens et laisser planer une équivoque souvent savoureuse. L'auteur de ce Bouquin des mots du sexe montre à la fois la pérennité et l'évolution à travers les âges de certaines de ces images. Ainsi, le célèbre café du pauvre d'Alphonse Boudard rejoint ce que le XVe siècle appelait les pauvretés - les parties dites honteuses. Au XVIe siècle, la pauvreté de Dieu, c'était le sexe de l'homme ou de la femme. Au siècle suivant, faire la pauvreté, c'était coïter. Tous les styles sont ici représentés, du plus sophistiqué (le manche de corail, le rubis cabochon) au plus argotique (tutoyer le pontife) en passant par des formulations plus mystérieuses encore (prendre les chemins de Fatima, faire le coup du macaron, soutirer une femme au caramel). On ne saurait mieux démontrer la diversité et l'originalité de ces " mots du sexe ", souvent méconnus, toujours drôles, étonnants, aussi inépuisables que l'imagination même des hommes.
De Henri IV à Anaïs Nin en passant par Gustave Flaubert et le marquis de Sade, découvrez en version e-book, les correspondances érotiques de personnages célèbres et anonymes de tout temps. En fin d'ouvrage, un lexique insolite des mots du sexe prolonge le plaisir du lecteur sensible à la beauté, à la truculence ou à la justesse de ces expressions qui font la richesse de notre langue. Pour pénétrer dans l'intimité d'auteurs, d'artistes, d'hommes politiques et de penseurs en proie aux exquises brûlures de la passion : Henri IV, marquis de Sade, Beaumarchais, Mozart, Gustave Flaubert, Wanda Dujanew, Guy de Maupassant... Un lexique insolite des mots du sexe apporte une conclusion savoureuse, érudite et prolonge le plaisir du lecteur sensible à la beauté, à la truculence ou à la justesse de ces expressions qui font la richesse de notre langue. "Mots intimes" est la nouvelle collection consacrée à l'art épistolaire et à l'amour des mots, publiée avec le concours du site deslettres.fr, et qui fait son entrée dans le catalogue des éditions Le Robert.
Être pauvre comme Job... Boire le calice jusqu'à la lie... Rendre à César ce qui appartient à César... Une traversée du désert... Qui sème le vent récolte la tempête... Nul n'est prophète en son pays... S'en laver les mains... Ne pas changer d'un iota... Un fils prodigue... La porte étroite... semer la zizanie... Sans le savoir, vous employez des expressions, dictons et proverbes empruntés à la Bible. Agnès Pierron revisite plus de 200 de ces citations, des plus courantes aux plus étonnantes, et nous dévoile leurs origines et leurs évolutions. Un passionnant voyage qui rétablit le lien entre sacré et profane. Une initiation à l'humour divin.
On peut compter sur les doigts d'une main les dictionnaires qui répertorient les expressions du sexe, mais ils ne font guère de place aux préliminaires et à leur vocabulaire, qui ne sont pourtant ni à dénigrer ni à négliger. Trop souvent escamotés dans la vie comme dans la littérature, ces prémices ont pourtant été propices aux inventions verbales les plus échevelées, dans les siècles passés comme aujourd'hui encore. L'une des images les plus belles et les plus poétiques étant les « bagatelles de la porte », qui signifie rester sur le seuil, ne pas pénétrer... Ce dictionnaire est une grande première. Il est le fruit d'un travail d'enquête considérable. Avant lui, il n'existait aucun ouvrage de référence. Agnès Pierron répare cette injustice en plus d'un millier de mots et expressions, agrémentés de citations littéraires et de commentaires.Docteur ès Lettres, Agnès Pierron est un auteur de renommée internationale pour ses dictionnaires de spécialités, dont le Dictionnaire des mots du sexe (Balland, 2010) et Le Bouquin des dictons (Robert Laffont, 2013). Spécialiste du théâtre d'épouvante (le Grand-Guignol), elle a reçu le Prix de la Critique pour son Dictionnaire de la langue du théâtre (Le Robert, 2003). Collectionneuse, conférencière, elle se définit comme chercheur lexicographe indépendant.
Dans le feu de l'action, le cirque s'est peu arrêté sur ses mots, bien qu'il en ait secrété beaucoup. Et de toutes sortes: techniques, imagés, poétiques, argotiques, égrillards, voire obscènes... L'ouvrage tient compte de tous les niveaux de la langue; tant savant (Protée à cheval, jeux icariens) que familier (sauteur de fumier, pose-cul), sans négliger la dimension cosmopolite et métissée du cirque, avec la présence manouche (se criaver, se bouillaver, la liave, le trêpe), anglaise et américaine (slapstick, resinback, eyebrow flash), allemande (Bereiter), espagnole (loca). Saveurs internationales, saveurs littéraires aussi qui restituent au cirque des ambiances, tout en proposant des échappées historiques.