Agnes Chabrier
Agnes Chabrier
En 1959, une femme ose ce que peu de ses contemporaines tentent : un tour du monde en solitaire. Le tour du monde d'une femme seule est le récit vibrant de ses rencontres, de Tokyo à Bombay.
1948, un roman oubliée de l’après-guerre : Les pierres crient d’Agnès Chabrier interroge la mémoire et la vérité historique à travers des témoignages contradictoires.
Avec nous, les vivants..., Agnès Chabrier retrouve le ton de La vie des morts, Les pierres crient..., Le plaisir de Dieu seul, qui ont marqué son oeuvre. Cette fois, elle nous conte, dans une langue exigeante et belle, la hautaine aventure des Huguenots qui, au lendemain de la révocation de l'Édit de Nantes, condamnés pour la foi, ont subi les tourments de la déportation, des galères, de la geôle et de l'exil. Roman ? Certes, puisque les personnages principaux et le récit de leurs amours contrariées sont imaginaires. Rien d'autre n'a été inventé. En effet, les éditeurs et les gazettes du temps publièrent les mémoires des personnes de la religion qui étaient parvenues à gagner les terres du refuge. Barbe-Judith, Hélion, son mari, et Josias, son beau-frère, en butte aux persécutions du roi et à la méfiance des gouverneurs étrangers, emprisonnés par les Barbaresques, attaqués par les Hottentots, livrés aux périls de la mer, contre les deuils et la désespérance, contre le doute qui ronge, mènent pour survivre un noble combat. Le roman achevé, le lecteur gardera, tenace à l'esprit et au coeur, le souvenir de ces êtres, habités de lumière, qui tentaient de vaincre la nuit.
Saigon 1955. Parce que son mari devenu fou en Indochine prononçait dans son délire le nom de Mme Sullivan, une jeune veuve part à sa recherche. Elle découvre qu'elle est morte, assassinée par les Viets. C'était une femme-planteur dont la vie n'offrait aucun mystère et que chaque Français d'Indochine connaissait. Mais, quatre années après sa mort, des témoins sincères ne voient plus Mme Sullivan que comme un reflet de leur propre dilemme. Incapables d'évoquer objectivement sa personne, son caractère et les faits les plus concrets de son existence, ils se dévoilent eux-mêmes, eux seuls, à travers leurs témoignages contradictoires. Dans ce roman étrange où l'amour tient sa place, Agnès Chabrier pose d'une façon originale le problème de la vérité historique.