Ce livre est un journal de travail, dans lequel l’auteure, face au défi de raconter une vie, ne peut passer sous silence les difficultés qui surgissent. « J’avance sur une ligne de crête, prise entre les dates, (...) le trop-plein d’histoires empêche le regard », écrit-elle. L’auteure veut tout voir, en sachant bien qu’elle ne pourra rien savoir de définitif sur l’insaisissable Alix Cléo Roubaud.
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Une image peut-être vraie. Alix Cléo Roubaud. Postface de Jacques Roubaud
Plongez dans la vie fulgurante et l’œuvre mystérieuse d’Alix Cléo Roubaud, photographe et écrivaine de génie, à travers des archives inédites et une analyse passionnante. Un livre essentiel pour découvrir une artiste majeure du XXe siècle.
Après les trente ans qui ont suivi sa brusque disparition, ses photographies sont désormais conservées et exposées dans de grands musées. Mais un pan entier de son travail d'écrivain demeurait oublié.
Ce livre se fonde sur plus de six cents photographies inédites – dont une cinquantaine reproduite dans cet ouvrage –, des centaines de lettres et d'écrits pour éclairer la vie intime d'Alix Cléo Roubaud et la force de sa conception de la photographie. Malgré l'importance de ses archives, certains mystères persistent. Restituer cette vie fulgurante, découvrir ces images, pose aussi la question de la mémoire et de ses oublis.
Jacques Roubaud écrit dans sa postface : " Ce livre n'ignore pas la dimension autobiographique de l'œuvre d'Alix Cléo Roubaud, mais il relativise son importance. Le chapitre qu'Hélène Giannecchini consacre à l'étude poussée d'une des photographies conservées, Quinze minutes la nuit au rythme de la respiration, constitue, je pense, l'illustration la plus accomplie de la richesse de sa démarche. "
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Hélène Giannecchini, née en 1987, est écrivaine, théoricienne de l’art et commissaire d’exposition. Docteure en littérature, spécialiste des rapports entre texte et image, elle enseigne l’histoire et la théorie de l’art contemporain. Elle a été pensionnaire de la Villa Médicis (2018-2019) et dirige le Fonds Alix Cléo Roubaud. Son travail explore les mémoires minoritaires et les archives oubliées.
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A dire vrai, d’aucuns, très peu nombreux, la connaissaient déjà, puisque avant sa mort, en janvier 1983 – elle avait 31 ans –, elle avait trouvé le temps et l’énergie de construire une œuvre photographique : 660 images, certaines figurant dans le court métrage Les Photos d’Alix, que Jean Eustache avait consacré à son travail en 1979, d’autres montrées aux Rencontres photographiques d’Arles quelques mois après sa mort.
Des « copeaux », c’est la belle expression trouvée par Hélène Giannecchini pour qualifier ce qui nous reste d’Alix Cléo Roubaud, jeune photographe qui, dans la fleur de ses 31 ans, fut emportée par la mort. Des bribes que l’auteur travaille à rassembler dans ce texte inclassable, quelque part entre l’histoire de la photographie, la biographie et l’essai littéraire.
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