Pierre Adrian
Pierre Adrian
"Ce pays était celui de mon bonheur. Ce sentiment se passait d'explication ; c'était une intuition, un consentement, et la survivance des jours heureux de l'enfance quand, allongé sur la pelouse grasse encore trempée de rosée, j'écoutais le bruissement du vent dans les arbres. Prêt à pleurer, j'avais déjà le coeur serré devant une joie si facile. J'appris plus tard, en apprivoisant l'absence, que les lieux que nous aimons nous aident à supporter un grand chagrin. Ils réparent, et la mer où qu'elle soit console. La mer console toujours." Alors que sa grand-mère vient de mourir, le narrateur retrouve sa famille dans la maison bretonne de son enfance. Peu après, celle-ci est mise en vente. Entre sentiment de dépossession et trouble provoqué par les nouveaux occupants, une menace plane désormais sur le pays des étés... Après le succès de Que reviennent ceux qui sont loin, Pierre Adrian signe un roman d'une beauté déchirante sur les lieux qui nous habitent et les souvenirs qui nous font. "Pierre Adrian poursuit avec brio sa recherche du temps perdu." Livres Hebdo "Son roman universel touchera tous ceux qui ont perdu les lieux magiques de leur enfance." L'Express "Un roman empreint de la mélancolie douce des atmosphères estivales qui touche à l'universalité des émotions." Aujourd'hui en France "Un roman lumineux sur la mémoire, la transmission et la difficile nécessité de se séparer." Benzine
"Je lui avais donc donné le livre de Pavese que je trouvais le plus beau, un "Imaginaire" à la couverture blanc et roux, ignorant alors que ce serait à ses côtés, la plupart du temps, que j'arpenterais les avenues de Turin. La ville serait une petite géographie de notre amour. Turin voudrait dire "l'autre" et mieux encore, la promesse de l'autre." Le 27 août 1950, Cesare Pavese se donne la mort dans la chambre 49 de l'Hotel Roma, à Turin. Il laisse un mot d'excuse, des poèmes et un journal intime, Le métier de vivre. Hanté par l'écrivain et ce drame, Pierre Adrian retrace le dernier été d'un homme tourmenté par le suicide. Au fil de ce pèlerinage littéraire se dévoile une Italie d'après-guerre, celle de Monica Vitti et Antonioni, de Calvino ; mais aussi une histoire d'amour où Turin devient le lieu éblouissant des retrouvailles entre le narrateur et l'être aimé.
Plongez dans Hotel Roma, un pèlerinage littéraire captivant où Pierre Adrian retrace les derniers jours de Cesare Pavese à Turin.
"Là, sur la route de la mer, après le portail blanc, dissimulées derrière les haies de troènes, les tilleuls et les hortensias, se trouvaient les vacances en Bretagne. Août était le mois qui ressemblait le plus à la vie." Revenu passer l'été dans la grande maison familiale du Finistère, entre après-midi à la plage, amours naissantes et fêtes sur le port, un jeune homme bascule doucement de l'enfance à l'âge adulte. Observant un petit cousin qui lui ressemble, il mesure avec mélancolie le temps qui a passé. Au cours de ce mois d'août, joies et déchirements de la vie s'entrechoqueront.
"Là, sur la route de la mer, après le portail blanc, dissimulées derrière les haies de troènes, les tilleuls et les hortensias, se trouvaient les vacances en Bretagne. Août était le mois qui ressemblait le plus à la vie." Revenu passer l'été dans la grande maison familiale du Finistère, entre après-midi à la plage, amours naissantes et fêtes sur le port, un jeune homme bascule doucement de l'enfance à l'âge adulte. Observant un petit cousin qui lui ressemble, il mesure avec mélancolie le temps qui a passé. Au cours de ce mois d'août, joies et déchirements de la vie s'entrechoqueront.
Plongez dans le voyage littéraire et photographique de Pierre Adrian sur les traces de Jack Kerouac en Bretagne. Un hommage vibrant à l'esprit libre et aux rêves inassouvis, entre quête identitaire et dérive poétique dans les bars de Brest.
À 23 ans, Pierre Adrian part pour l'Italie sur les traces d'un écrivain insaisissable et fascinant : Pier Paolo Pasolini. Du « Frioul vide et infini » aux errances dans Rome et ses "nuits sans frein", il hume, palpe cette vie à fleur de peau, à rebours de tous les clichés. Magnifique quand il provoque la société, Pasolini n'a cessé de bousculer les idées reçues. Quarante ans après son assassinat, il reste vivant au point de nous brûler. Premier détracteur des téléviseurs et de la vie quotidienne, il s'attaque à la société de consommation, loue les joies du football et de la vie pastorale, s'insurge contre la tiédeur bourgeoise, les sentiments institués, et s'acharne à tout désacraliser. Pour s'approcher davantage du sacré. Un récit de voyage au plus près de Pasolini, une enquête incarnée, mais aussi la quête d'un frère, d'un maître, d'un "meneur d'âmes, meneur de nos petites âmes paumées du nouveau siècle".
Rome, 1975. Les vacances d'été s'achèvent. Trois garçons des beaux quartiers rencontrent deux jeunes filles du peuple. Ils flirtent en voiture et dans les cafés. Ils ne vivent que dans l'attente de la prochaine soirée. Jusqu'à ce que les garçons invitent les filles dans une somptueuse villa du Circeo, rocher qui surplombe la mer Méditerranée. « Là-bas, racontait-on, les bateaux d'Ulysse et de ses compagnons avaient débarqué non loin du palais de Circé. Au cours d'un banquet de fête, la magicienne avait ensorcelé les marins. Et les hommes s'étaient transformés en porcs. » Pierre Adrian fait renaître dans ce roman noir et envoûtant l'Italie des années 1970, la fin de l'enfance et le temps des dernières insouciances, la sensualité, la séduction quand elle bascule dans la violence et les lieux frappés de forces qui nous dépassent.
Dans une vallée pyrénéenne oubliée des caméras, frère Pierre veille sur les âmes simples et les vies brisées. Ce récit ciselé, entre silence et désespérance, révèle la beauté des invisibles et la force d’une foi discrète.
Le 4 avril 2021, l'After Foot fêtait ses quinze ans. Une éternité et une prouesse dans le monde de la radio, et des statistiques à donner le vertige : l'émission la plus écoutée le soir, le podcast le plus téléchargé de France...Mais l'After est beaucoup plus que cela.L'After, c'est du baume antidouleur pour les soirs de défaite.L'After, c'est une génération qui transmet à une autre sa culture du football, de la Nuit de Séville de 1982 au génie de Maradona.L'After, ce sont des voix qui rassurent pendant la pandémie, quand tant d'autres se sont tues. C'est un repas de famille, attachant souvent, insupportable parfois. Sur la nappe, entre les plats, on a mis des micros et tout ce petit monde se retrouve, chahute, rigole, s'énerve, bougonne.L'After, surtout, c'est une communauté. Celle de Romain, Joris, Mehdi, Najet, de tous ces habitués dont l'émission fait partie du quotidien. Ils se couchent en l'écoutant, ils font leur sport avec, ils partent au boulot, cuisinent ou voyagent branchés au podcast. L'After les soigne, les console, les chagrine. Avec l'After, il est enfin devenu possible d'avoir une opinion sur le foot, de la partager, et peu importe que l'on ait parfaitement tort ou totalement raison ; peu importe, aussi, qui l'on est : comme le souligne Max du standard, « l'After, c'est la France. » Qu'on soit chauffeur routier, taximan, employé de banque, éleveur de brebis, écrivain, comédien, ouvrier, expert-comptable, chirurgien, footballeur de DH ou de première division, tout le monde écoute l'After.Ce livre n'est pas une enquête, encore moins une hagiographie. C'est l'exercice littéraire d'un auditeur à l'intention des autres auditeurs, en souhaitant qu'ils y retrouvent les animateurs et les chroniqueurs comme de vieux copains. Qu'ils découvrent l'Italie de Daniel, l'enfance provinciale de Gilbert et Florent, l'histoire émouvante de Polo, la Madrid sensuelle de Fred Hermel. Qu'ils revisitent certaines émissions emblématiques, des digressions fameuses. Avant de partir dans des discussions endiablées.
Pierre et Philibert sont deux amis d'enfance, majeurs mais pas tout à fait vaccinés. L'envie de décamper les pousse à mettre leurs pas dans ceux des héros du Tour de la France par deux enfants : ce bestseller mythique de la IIIè République, au parfum d'encre violette, de craie et de grandes vacances. « On en avait rêvé de ce voyage. C'était une sorte de pari, et le livre d'Augustine Fouillée, dite G. Bruno, traînait depuis longtemps sur nos chevets. Cap ou pas cap ? On avait sorti les cartes et retracé le voyage exact d'André et Julien Volden. On prendrait le chemin des écoliers. Départementales, nationales, et roule ! » Voilà nos deux enfants partis pour un road trip drolatique à travers l'histoire et la géographie, la littérature et la mécanique, les métiers d'hier et d'aujourd'hui. La France change mais rien ne compte plus que l'instant présent, le bonheur buissonnier des paysages et des rencontres. À leurs côtés, nous embarquons à bord d'une Peugeot 204 ou d'un voilier, roulons à bicyclette, en autocar ou en TGV. On écoutant Brassens, Véronique Sanson et IAM. On fait escale dans la Bourgogne d'Henri Vincenot et le Marseille de Plus belle la vie, dans la Bretagne des phares et des îles. Des villes fortifiées aux matchs de football, des cathédrales aux bars PMU, c'est une valse à deux temps sur les routes de la France, de l'enfance et de l'amitié.
En 1936, Émilie, quinze ans, quitte sa grand-mère pour travailler à l'usine. Dès le premier jour, elle doit faire face à une discipline de fer, un travail exténuant et un salaire de misère. Bientôt, un jeune cheminot va tout changer : il lui parle de dignité, de grève, de congés payés. Le coeur battant, Émilie s'engage à ses côtés dans le combat solidaire des travailleurs, malgré les risques qu'elle encourt. Son poing serré par la colère ou l'humiliation, parmi des centaines d'autres poings. Des poings levés en signe de lutte contre la misère qui gangrène les vies, contre l'exploitation qui abrutit les âmes et pour le ralliement au Front populaire qui leur promet un avenir meilleur.