Moyen Âge
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Découvrez l'épopée oubliée d'Alexandre, le chevalier le plus envoûtant de la Table Ronde, dont la beauté dorée et la quête de vengeance bouleversent les codes de la chevalerie médiévale.
Un chevalier oublié de la Table Ronde ressuscité : Ségurant, invaincu en tournoi, se lance dans une quête folle après avoir été ensorcelé par Morgane et Sibylle.
Découvrez Traité de l'art de bergerie, le premier traité d’agriculture en français, rédigé en 1379 par Jehan de Brie pour le roi Charles V.
Au XIIe siècle, Chrétien de Troyes invente une révolution littéraire : l’amour courtois. Entre Lancelot, Yvain et Perceval, son œuvre dessine une Comédie humaine médiévale, où se confrontent fine amor, passion et quête spirituelle.
Au cœur du Moyen Âge, Commentaire de l'Évangile de Jean révèle la pensée audacieuse de Maître Eckhart, où philosophie et mystique s’entrelacent pour éclairer le texte sacré.
Surtout connu pour son Histoire ecclésiastique du peuple anglais, Bède le Vénérable (vers 673-735) fut l'un des auteurs les plus prolifiques et les plus talentueux de la latinité tardive. Maître de l'école monastique de Jarrow, près de l'actuelle Newcastle, il écrivit de très nombreux traités, en particulier dans les champs de la didactique et de l'exégèse biblique. Mais il s'intéressa aussi au passé et au présent des églises chrétiennes de la Northumbrie, le grand royaume anglo-saxon du nord de l'Angleterre où il naquit et vécut toute sa vie. Il écrivit une Histoire des abbés de Wearmouth et Jarrow, les monastères au destin intriqué dans lesquels il fut formé et où il enseigna à son tour. Il fut ensuite sollicité par les moines de l'illustre communauté de Lindisfarne pour rédiger une Vie en prose de saint Cuthbert, leur prieur et évêque dont ils avaient fait le saint tutélaire de leur église. Enfin, il adressa en 734 à Ecgberht, frère du roi des Northumbriens et nouvel évêque d'York, une longue Lettre programmatique par laquelle il l'engageait à promouvoir, depuis son siège promis à la dignité archiépiscopale, la réforme des églises et monastères du royaume. On trouvera réunies dans le présent volume, et pour la première fois traduites en français, ces trois oeuvres capitales où s'exprime à la perfection le talent de Bède hagiographe et épistolier.
Un corpus de lais constitué sur plusieurs décennies. Dans notre mémoire littéraire, l'apparition des lais narratifs bretons a fait deux fois événement : pour les auditeurs du XIIe siècle, qui en ont fait un succès littéraire - déterminant ainsi la constitution d'un genre qui a fait école - mais aussi pour nous, lecteurs contemporains, qui n'avons cessé, depuis leur découverte, de les éditer, de les traduire, d'en commenter l'énigmatique attrait. En proposant de lire côte à côte les lais de Marie de France et plusieurs lais anonymes, le présent volume voudrait faire apparaître la cohérence d'un corpus constitué sur plusieurs décennies. Choisis pour la richesse des résonances qu'ils offrent avec les lais de Marie, les cinq lais anonymes ici présentés bénéficient d'une édition et d'une traduction nouvelles. Les lais de Marie de France ont été traduits d'après l'édition de Jean Rychner, entièrement revue. Découvrez côte à côte les lais de Marie de France et 5 lais anonymes, et laissez-vous surprendre par les résonances de ces textes. EXTRAIT Ces quatre-là aimaient la dame et s'évertuaient à briller à ses yeux. Chacun consacrait tous ses efforts à gagner sa personne et son amour. Chacun la courtisait de son côté en y mettant tous ses soins A PROPOS DE LA COLLECTION De la production littéraire du Moyen Âge français, le lecteur moderne ne connaît guère que quelques noms et quelques oeuvres, la plupart justement célèbres. Le pari de cette nouvelle collection est de leur donner une plus large diffusion en proposant des éditions remises à jour, assorties de traductions originales et de tout ce qui peut en faciliter la compréhension. Mais il a paru tout aussi important d'associer à ces valeurs établies des oeuvres moins connues, souvent peu accessibles, capables cependant de susciter à leur tour le plaisir de la découverte.
Écrit en 1195 par le futur pape Innocent III, Misère de la condition humaine dresse un portrait sans concession de l’humanité, entre vices, souffrances et châtiments éternels.
Ce volume livre la pensée de Jean Duns Scot (1266-1308) sur la propriété privée. Envisagée comme relevant de la volonté humaine, elle ne peut en rien ressortir au droit naturel mais seulement au droit civil. En outre, Duns Scot fonde la communauté politique sur la volonté : le consentement et l'élection seuls légitiment l'autorité politique qui a le pouvoir d'instituer la propriété privée par le droit. La fondation de la communauté politique revêt donc une dimension contractuelle, héritière de la pensée romaine dans son articulation juridique bien plus que de la pensée grecque. Ce texte, traduction de la distinction 15 du livre IV du commentaire sur les Sentences de Pierre Lombard, est donc un traité de droit politique et civil à part entière, ce qui en fait la singularité parmi tous les commentaires des Sentences du XIIIe siècle et du début du XIVe siècle. En particulier, la question 2 de cette distinction, la plus longuement discutée, a retenu depuis longtemps l'attention car Duns Scot y traite de manière détaillée des transferts de propriété et des contrats, et donc aussi de l'usure et du prêt à intérêt. Ce texte peut être confronté à ceux d'Olivi, de Richard de Mediavilla et de Henri de Gand (puisque Duns Scot prend à partie les deux derniers) et même à des textes bien ultérieurs de Hobbes jusqu'à Hegel en passant par Smith. Pour le spécialiste américain de la pensée de Duns Scot, Allan B. Wolter, nous avons ici l'essentiel de la « pensée économique » de Duns Scot.
Ce livre est le premier à réunir, en France, en un volume, les OEuvres complètes de sainte Catherine de Sienne, et dans leurs meilleures traductions. Sainte Catherine est source d'incessant émerveillement. Jeune femme pauvre et analphabète, elle meurt à 33 ans mais à la tête d'une oeuvre dont il n'existe aucun équivalent. Née dans un siècle de déchirures et de guerres tandis que la « peste noire » décimait le tiers de la population européenne, Catherine est dénuée de formation ou d'expérience, elle ne connaît pas le monde, mais elle est habitée par la puissance même du Verbe. Entrée dans le Tiers-Ordre dominicain, par la force de sa parole et de ses Lettres elle s'adresse aux potentats, et, malgré sa santé précaire, obtient des résultats politiques capitaux, comme le retour de la Papauté d'Avignon à Rome. Peu de temps avant sa mort elle dicta à une vitesse surhumaine les traités qui composent son célèbre Dialogue : leur envergure philosophique et théologique est telle qu'elle domine et dépasse l'histoire de la pensée. Catherine impressionne tellement les Papes, les cardinaux et les princes qu'ils la choisissent pour conseillère et lui confient la destinée des États. Le Dialogue acquiert d'emblée une immense popularité et devient le livre de chevet de l'Église universelle. Rares sont les classiques qui, à travers le monde, eurent un si considérable impact. Véritable emblème de l'impossibilité faite évidence, Catherine est l'une des figures les plus impressionnantes de l'Histoire. Sa pensée, sa vigueur, sa vie et son style sont si supérieurs que c'est son oeuvre qui, en même temps que celle de Dante, fonde la parole toscane et se trouve ainsi à l'origine de la littérature italienne. Nous avons voulu que ce volume rendît parfaitement perceptible la langue de cette « femme de feu » qui gouverna l'Église par la force de sa sainteté et qui gouverne les coeurs par l'intensité du sien. Les traductions du Dialogue et des Lettres ont été choisies en ce sens : celui de la fidélité. Elles sont précédées par d'amples introductions historiques et critiques. Le volume contient également deux traductions des Oraisons, dont celle de Louis Chardon, l'un des plus grands stylistes du XVIIe siècle. Son très beau texte était introuvable depuis près de quatre siècles. Nous en avons renouvelé ici l'établissement ; Chardon est à sainte Catherine ce qu'Amyot fut à Plutarque. Ce volume s'achève avec la grande biographie que le confesseur de Catherine, Raymond de Capoue, lui consacra. « Dieu a choisi ce qui est pauvre pour confondre ce qui est fort », dit l'Écriture : le prodigieux génie et la somptueuse sainteté de l'innocente de Sienne firent d'une analphabète aux livres admirables la première femme Docteur de l'Église. À la veille du IIIe millénaire, elle fut proclamée patronne de l'Europe. Son oeuvre est mondialement présente mais plus rien ne permettait au public français d'y avoir véritablement accès. Cette injustice est réparée.
Nombreux sont ceux qui connaissent ou croient connaître l'oeuvre d'Eckhart après avoir lu quelques-uns des sermons qu'il a prononcés en langue allemande, mais la lecture de l'oeuvre latine fait découvrir le véritable fonds d'où proviennent les textes les plus connus d'Eckhart. Il ne faut donc pas s'attendre à lire dans ce Commentaire du Livre de l'Exode une explication détaillée des lieux et du parcours suivi par le peuple juif dans le désert. De cela il n'est pas question, pas plus que de l'idée de l'exil. L'objectif est autre : il ne s'agit pas de commenter un texte, mais d'entendre la Parole de Dieu. Cela suppose d'aller au-delà de notre compréhension des images et concepts, pour les recueillir comme des paraboles pleines de la sagesse divine. Ce commentaire s'inscrit dans la perspective de L'oeuvre tripartite, où Eckhart s'attache à comprendre la nature de Dieu, la puritas essendi, qui est le quatrième point de son programme de prédication, ce qui l'amène à dire que l'être est Dieu et à s'attacher au commentaire d'Exode 3, 14, dont il donne une interprétation originale, à partir de l'image de la bullitio.
Un philtre magique, un amour interdit, une fin tragique : Tristan et Yseut de Thomas, composé vers 1170, reste l’une des plus grandes tragédies médiévales.
Novembre 1911, Bristol. Pendant l’entracte d’une pièce à succès, un acteur est retrouvé mort sur scène.
Grande-Bretagne, Ve siècle. Entre Alexandre le Grand et le roi Arthur, Florilège de Perceforest révèle les destins extraordinaires des ancêtres légendaires des chevaliers de la Table Ronde.
S'il est indéniable que la Renaissance fut une époque d'intenses bouleversements dans de nombreux domaines, qu'en est-il en matière de littérature ? Qu'a apporté à la poésie et à la prose cette Renaissance qui a vu l'éclosion de l'humanisme, de Marot, de Rabelais, de Montaigne, et de tant d'autres ?
Les livres de chasse composés aux XIVe et XVe siècles par Gace de La Buigne, Henri de Ferrières et Gaston Febus, conservés dans des manuscrits somptueusement illustrés, donnent, dans toute sa complexité, l'image de ce qui était à la fois un divertissement, un rituel sophistiqué et un moment important de la parade aristocratique. « Copyright Electre »
Au cœur du Moyen Âge, la folie n’est ni maladie ni simple extravagance : elle devient un miroir tendu à la société.
Ce livre retrace brièvement la naissance et le développement du roman au Moyen Âge, d'abord en français, puis dans toutes les langues européennes. Son originalité est dans son approche synthétique. Il prend en compte l'ensemble de la production romanesque médiévale, dans toutes les langues et à travers tout l'espace européen. Il touche ainsi la littérature générale et comparée autant que les études médiévales, et s'adresse aussi à tous ceux qui s'intéressent à l'unité culturelle de l'Europe.
Van den vos Reynaerde inaugure la réception écrite du Roman de Renart dans l'aire néerlandophone. C'est l'un des sommets de la littérature néerlandaise dont il n'y avait plus de traduction francophone disponible. Louvre a été composée autour de 1250, en Flandre. Le texte reproduit ici est celui du manuscrit de Comburg (début du xve siècle). L'auteur dit s'appeler Willem. Il fait part de son souci de conter dans la langue commune « la vie de Reynaert » telle qu'elle a été écrite en français, cela sans rien en omettre. Ce qu'il ne fait pas vraiment, puisqu'il prend pour matière une seule branche du Roman, Le Plaid. Il suit d'abord cette source, mais maintient le cap au-delà du procès au terme duquel Reynaert est condamné à la pendaison, alors que le récit français décroche, la peine de mort qui frappe Renart étant vite commuée en pèlerinage expiatoire. L'ouvrage est abondamment documenté, ce qui lui permet de s'adresser à un public de chercheurs, et en même temps, son écriture est suffisamment claire et simple pour permettre aux lecteurs estudiantins ou simplement curieux de suivre le propos. Les points complexes étant traités en note de bas de page, le lecteur non averti les laissera facilement de côté, sans que cela nuise au suivi de sa lecture.
En quel sens peut-on parler de « modernités des troubadours », ces poètes lyriques du premier Moyen Âge compositeurs de pièces écrites dans une langue superbe mais désormais difficile à comprendre ? Ils ne cessent pourtant de hanter la mémoire des poètes, des musiciens, des romanciers, par l'attrait de leur chant amoureux né en langue d'oc et qui marquera l'art d'aimer de l'Europe pour des siècles. Modernes donc ils le sont, par leur présence entêtée autant que par la perfection de leur art : fin'amor - amour parfaite, amour de la langue et de la musique. Cet ouvrage étudie ce que les troubadours occitans ont inspiré à des oeuvres de différentes expressions artistiques, modernes et contemporaines. Elles trouvent parfois dans le plus ancien de quoi nourrir leur renouvellement. Le volume interroge aussi la correspondance entre le dire et le dit lorsque la forme canso est confrontée à l'épreuve de la transposition, de la réécriture, de la traduction dans une culture autre. Comment défaire le lien qui tient enveloppés les figures et les thèmes de la lyrique amoureuse avec leurs « mesures » en langue occitane ? Sans doute au prix d'une transcréation, gage de la fécondité de ce qui n'est qu'improprement tenu pour passé.
Longtemps considéré comme un simple épigone de Chrétien de Troyes, Raoul de Houdenc est l'auteur d'une oeuvre dense et variée, qui se décline en deux versants : romans arthuriens et récits allégoriques, tous écrits entre 1200 et 1235 environ. Les études ici réunies reviennent sur ce jugement et montrent que, bien qu'il ait écrit après le « maître champenois », Raoul a joui tout au long du Moyen Âge et jusqu'au xvie siècle d'une renommée qui n'avait rien à envier à Chrétien. Paradoxalement, son oeuvre est à la fois drôle et désabusée. Drôle parce que Raoul maîtrise à la perfection l'art de la parodie burlesque, du contre-pied et de l'inattendu. Désabusée, car de son oeuvre se dégage une nostalgie pour le temps passé et révolu de la courtoisie, définitivement supplantée par l'appât du gain et l'égoïsme de ses contemporains. De ce paradoxe naît une jouissive verve satirique, un plaisir de la fiction utile, qui apportent une compensation, ou du moins une consolation, en ces temps mauvais que faute de pouvoir contrer, on tient dans une distance joyeuse. Raoul propose ainsi des routes nouveles à la fiction qui, si elle doit beaucoup aux prédécesseurs de Raoul - à commencer par Chrétien -,se donne comme utile et plaisante, et rejette l'accusation de vanité dont, dès le tournant du xiiie siècle, fut accusé le roman. Les oeuvres ici explorées sont Meraugis de Protlesguez, la Vengeance Raguidel, le Songe d'Enfer, le Roman des eles et le Dis Raoul Hosdaing.
Porte attention aux formes et non pas seulement aux oeuvres singulières, à leur spécificité à l'égard du rapport au monde et des interrogations qu'il suscite. S'efforce, en outre, de montrer que le développement foudroyant de la littérature vernaculaire, entre 1100 et 1250, doit beaucoup au développement d'une conscience historique nouvelle et à une crise de la représentation du monde. « Copyright Electre »
Dans le processus complexe qui a abouti, au XIIe siècle, aux premières formes romanesques de la littérature française, l'«Enéide» a joué un rôle essentiel. L'une des toutes premières mises en roman est née en effet de son adaptation. Mais d'une langue et d'une culture à l'autre se sont opérées d'importantes métamorphoses. « Copyright Electre »
Polyvalente, protéiforme, la figure du pèlerin constitue le vecteur d'une analyse conduite à travers plus de quatre-vingts oeuvres de la chanson de geste. Le pèlerin, caution du poète, représentant et modèle du récepteur, se porte garant de la vérité de la matière épique, dont il assure l'impact sur le public. L'importance de son rôle structurel dévoile les enjeux profonds de l'épopée médiévale. « Copyright Electre »
Pourquoi raconter des histoires sinon pour charmer, le temps d'une narration, un petit cercle d'auditeurs attentifs? Etude des nouvelles écrites par Marguerite de Navarre, histoires de séduction écrites pour séduire. « Copyright Electre »
A la Renaissance, époque joyeuse, s'élabore une théorie du rire, oeuvre surtout des médecins. Aidés par les philosophes, ils découvrent sa complexité. Mais le rire possède pour eux quelque chose de démesuré, lié à certaines formes de culture populaire. Rire, oui, mais à condition que la raison puisse se servir du rire. « Copyright Electre »
A la jonction de la linguistique et de l'histoire, l'ouvrage examine l'ensemble des faits de civilisation entre les origines du français et le début de la Renaissance. « Copyright Electre »
Là où elle se fait passion de l'impossible, la littérature médiévale anticipe la clinique freudienne transformant en savoir la souffrance de l'hystérique. « Copyright Electre »
Les regards personnels de spécialistes sur des aspects caractéristiques de la production littéraire de la Renaissance, époque de la rayonnante restauration des belles lettres et d'un humanisme s'interrogeant sur ses valeurs de savoir et de sagesse. « Copyright Electre »
En rappelant les moments les plus importants de la vie et de l'oeuvre de Pétrarque, cet ouvrage met en relief les influences de ses actions politiques, religieuses et intellectuelles mais aussi de son recueil poétique le «Canzoniere», sur l'ensemble de l'humanisme et de la poésie européenne du XVe au XVIIe siècle. « Copyright Electre »
Décryptez Yvain ou le Chevalier au lion grâce à une analyse littéraire complète : biographie de Chrétien de Troyes, résumé détaillé, étude des thèmes comme l’amour courtois et la chevalerie, et clés pour comprendre ce chef-d’œuvre médiéval.
Les problèmes de la condition féminine figurent aujourd'hui parmi les questions d'actualité et les sujets à la mode. C'était déjà le cas au XVIe siècle. La prodigieuse abondance des débats qu'ils suscitent dans la poésie, le roman, la nouvelle, les traités de médecine et de morale domestique, prouve leur importance dans la conscience contemporaine. Bien des écrits polémiques, qui exaltent ou rabaissent la femme, relèvent du jeu intellectuel, et le décalage est inévitable entre le réel et les représentations qu'en donne la littérature. Celles-ci n'en restent pas moins révélatrices de la mentalité d'une époque. L'esprit novateur du premier siècle moderne, qui vit tant de remises en cause, a-t-il entraîné une mutation dans la conception et dans la condition de la femme ? Les figures les plus significatives qu'en propose l'imaginaire poétique, romanesque ou didactique répondront d'elles-mêmes. L'égalité des sexes, à la Renaissance, demeure un paradoxe. Les voix masculines ont été longtemps les seules à se faire entendre en littérature. Celles des femmes, au XVIe siècle, commencent à s'élever en contrepoint à celles des hommes. Nous les écouterons alternativement.