Religion & Sectes
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Quand elle a rencontré Roch Thériault, en 1977, Gabrielle Lavallée cherchait une voie qui donnerait un sens à sa vie, un guide qui l'aiderait à devenir une personne meilleure. C'est ainsi qu'a débuté la plus troublante suite d'événements jamais racontés par la victime d'une secte. Prise dans une spirale infernale de haine et de manipulation, cette jeune femme en est venue à souhaiter que la fin du monde annoncée par celui qu'on nommait alors « Moïse » se réalise enfin et la libère pour toujours. Malgré les menaces et la peur, Gabrielle Lavallée ose décrire dans ce témoignage poignant ses douze années aux mains du plus infâme gourou que le Québec ait connu. Elle y étale l'insoutenable vérité. Celle qui fait mal à entendre, celle qui brise le mur du silence. Une histoire vraie d'une rare intensité, qu'on lit tantôt comme un récit édifiant, tantôt comme un roman d'épouvante, mais qui ne laisse en aucun cas indifférent.
À 25 ans, Pamela Perdegas brise le silence : son récit poignant révèle l’enfer vécu au sein des Témoins de Jéhovah au Québec. Un témoignage rare sur la quête de liberté, entre violence familiale et renaissance.
Un ouvrage bouleversant sur les conséquences de l'isolement et les dégâts causés par la manipulation psychologique. " J'ai donc été soeur, soeur cloîtrée, pendant quarante ans. J'ai été cela, comme j'aurais pu aussi être femme mal mariée, femme soumise, ou toute autre femme qui n'entend pas son ou ses désirs... Ou homme d'ailleurs ! Je suis entrée dans les Ordres car je pensais ne pas mériter de vivre ma vie avant tout pour moi. Je me suis dit : Je donne enfin un sens à mon existence. Je me sacrifie pour Dieu et les autres : n'est-ce pas la plus haute réalité qu'une femme puisse vivre sur Terre ? " Quatrième enfant d'une fratrie de dix, Catherine a vécu sous l'emprise psychologique d'une supérieure. En 2013, à la suite d'un burnout, elle est contrainte de quitter la communauté religieuse pour se reposer. Cette bouffée d'air frais sera le début d'une autre forme de révélation, existentielle et non plus divine cette fois puisque Catherine ne réintégrera jamais les Ordres. Aidée par plusieurs rencontres décisives, elle débute un long cheminement de prise de conscience sur sa liberté en tant que femme et surtout en tant qu'être humain. Ce livre n'entend pas régler des comptes mais au contraire créer un espace d'échange et de partage sur l'affirmation de soi et la force de vivre. Il n'y a rien de pire que nos peurs et notre culpabilité pour nous empêcher de vivre pleinement.
" En me convertissant au catholicisme, j'étais persuadée d'entrer dans la norme pour m'extraire d'une minorité. J'avais faux sur toute la ligne. Pourquoi diable me suis-je mise dans ce pétrin ? Je vis dans une France où vouloir devenir chrétienne est vu comme absurde, rétrograde, archaïque mais aussi où la figure républicaine incarnée par Marianne n'occupe guère plus de pages dans les livres d'histoire que celle de la Vierge Marie. Ce livre interroge sur la place de la croyance qu'elle soit républicaine, religieuse, personnelle, philosophique ou encore historique. Mais c'est aussi le récit d'une aventure humaine, personnelle et collective : faire vivre un héritage ancien, dont nous sommes aujourd'hui les détenteurs sans nous rendre compte combien est fragile notre identité collective." Dans ce récit personnel d'une conversion compliquée, Claire Koç nous entraîne au coeur des familles spirituelles de notre pays. Elle décortique les préjugés et les soupçons permanents liés à la religion. Ce témoignage courageux nous invite à regarder la France autrement : un pays laïque, certes, mais ballotté par des conflits implicites qui tendent les relations sociales.
Mercredi 1er avril 2020 Si les gens savaient. Beaucoup semblent imaginer la vie de prêtre comme faite de saints renoncements, de coûteux engagements et d'austères prières, vagabondant entre l'église et le presbytère. On le pense déjà un peu éthéré, toujours sage, souvent mystique, et bien sûr dépourvu de tout élan d'affectivité ou de critique. Que de fantasmes ! S'ils savaient en fait à quel point, comme eux, nous menons des combats éminemment ordinaires. Il me faudrait un jour écrire un livre, un roman - pas la vraie vie bien sûr. Simplement pour casser l'image d'Épinal que nous a léguée Bernanos, et désacraliser ce qui ne l'est pas dans le sacerdoce. Dire à quel point cette vie est sublime, faite de tant de rencontres magiques et d'un quotidien si éclectique. Raconter aussi les coulisses, ce qui se passe dans nos petits coeurs. Tous ces instants de bonheur, ces moments de déception aussi, parfois même d'impuissance et d'horreur. Les amours, les tragédies, les sacrifices, les trahisons, les secrets, la beauté, la lumière... Oui, si les gens savaient, je suis sûr qu'ils seraient stupéfaits.
Mercredi 1er avril 2020 Si les gens savaient. Beaucoup semblent imaginer la vie de prêtre comme faite de saints renoncements, de coûteux engagements et d'austères prières, vagabondant entre l'église et le presbytère. On le pense déjà un peu éthéré, toujours sage, souvent mystique, et bien sûr dépourvu de tout élan d'affectivité ou de critique. Que de fantasmes ! S'ils savaient en fait à quel point, comme eux, nous menons des combats éminemment ordinaires. Il me faudrait un jour écrire un livre, un roman - pas la vraie vie bien sûr. Simplement pour casser l'image d'Épinal que nous a léguée Bernanos, et désacraliser ce qui ne l'est pas dans le sacerdoce. Dire à quel point cette vie est sublime, faite de tant de rencontres magiques et d'un quotidien si éclectique. Raconter aussi les coulisses, ce qui se passe dans nos petits coeurs. Tous ces instants de bonheur, ces moments de déception aussi, parfois même d'impuissance et d'horreur. Les amours, les tragédies, les sacrifices, les trahisons, les secrets, la beauté, la lumière... Oui, si les gens savaient, je suis sûr qu'ils seraient stupéfaits.
En décembre 1995, la femme de Jean Vuarnet, Édith et son fils cadet, Patrick, 27 ans, périssent dans le massacre de la secte de l'Ordre du Temple solaire. Jean Vuarnet, champion de ski, raconte l'emprise de la secte et témoigne pour qu'un tel drame ne se reproduise plus. Jean et Édith Vuarnet forment un couple de légende. Il est médaille d'or de descente aux JO de Squaw Valley en 1960, elle aussi est championne de ski. Jean a fondé la station d'Avoriaz et la marque Vuarnet, qu'il a contribué à créer, prospère sur tous les continents. Ils ont trois enfants. Leur bonheur a duré plus de trente ans, jusqu'à ce jour d'octobre 1994 où tout a basculé. Ce jour-là, Jean apprend que son ls Patrick et sa femme Édith appartiennent tous deux à l'Ordre du temple solaire, dont cinquante-trois membres viennent de mourir dans d'atroces circonstances. Terri fiés par ce massacre, Édith‑et Patrick Vuarnet jurent de quitter la secte. Pourtant, juste avant Noël 1995, ils disparaissent. Une semaine après, leurs corps sont retrouvés calcinés avec des impacts de balles, dans le Vercors, aux côtés de quatorze autres membres de la secte. Suicide collectif ou assassinat ? Après cette mort tragique, Jean Vuarnet, avec Henri Haget et Renaud Leblond, alors journalistes à L'Express, décrit les ressorts de l'emprise sectaire et tente de comprendre. Le récit d'une longue descente aux enfers.