Date de parution
6 février 2018
Éditeur
La Gibecière à Mots
Caractéristiques techniques
Langue
Français
ISBN 13
9782374632155
Format
PDF
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L'Ingénu
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Découvrez L'ingénu, le conte philosophique étincelant de Voltaire, où un jeune Huron débarque en France et découvre, avec un regard naïf et perçant, les absurdités de la société du XVIIIe siècle.
Voltaire (1694-1778) L'Ingénu : "Un jour saint Dunstan, Irlandais de nation et saint de profession, partit d'Irlande sur une petite montagne qui vogua vers les côtes de France, et arriva par cette voiture à la baie de Saint-Malo. Quand il fut à bord, il donna la bénédiction à sa montagne, qui lui fit de profondes révérences, et s'en retourna en Irlande par le même chemin qu'elle était venue. Dunstan fonda un petit prieuré dans ces quartiers-là, et lui donna le nom de prieuré de la Montagne, qu'il porte encore, comme un chacun sait." Micromégas : "Dans une de ces planètes qui tournent autour de l'étoile nommée Sirius, il y avait un jeune homme de beaucoup d'esprit, que j'ai eu l'honneur de connaître dans le dernier voyage qu'il fit sur notre petite fourmilière ; il s'appelait Micromégas, nom qui convient fort à tous les grands. Il avait huit lieues de haut : j'entends, par huit lieues, vingt-quatre mille pas géométriques de cinq pieds chacun." Contes philosophiques
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Voltaire
Voltaire, de son vrai nom François-Marie Arouet, né le 21 novembre 1694 à Paris où il meurt le 30 mai 1778, est un écrivain et philosophe français d'esprit libéral, jouissant de son vivant d'une célébrité internationale et considéré aujourd'hui comme une figure emblématique et centrale des Lumières.
Féru d'arts et de sciences, ami et collaborateur des encyclopédistes, Voltaire marque son époque par sa production littéraire et ses engagements politiques. Son influence sur les classes éduquées est considérable dans les décennies qui précèdent la Révolution française et tout au long du XIXe siècle, en particulier dans les milieux bourgeois anticléricaux.
Adversaire implacable des religions révélées, déiste ou théiste, il dénonce dans son Dictionnaire philosophique le fanatisme religieux de toutes les époques, tant en France que dans d'autres pays. Mettant sa notoriété au service des victimes de l’intolérance religieuse ou de l’arbitraire, il prend position dans des affaires qu’il a rendues célèbres : Calas, Sirven, celles du chevalier de La Barre et du comte de Lally-Tollendal.
Partisan d’une monarchie modérée et libérale éclairée par les « philosophes », il a pour modèle le système britannique de gouvernement issu de la révolution de 1688, qu'il a pu observer directement lors de son séjour anglais de 1726 à 1728. Il croit un moment trouver dans les « despotes éclairés » (Frédéric de Prusse et Catherine de Russie) des princes modèles. Il est en revanche méfiant à l'égard du régime républicain, à la différence de Rousseau, citoyen de la république de Genève.
Pour le XVIIIe siècle, Voltaire est avant tout poète. On le désigne comme « l'auteur de La Henriade » (du nom de son poème épique à la gloire d'Henri IV), et ses tragédies (ou « poèmes dramatiques ») assurent sa renommée littéraire à l'égal d'un Racine ou d'un Corneille : Œdipe, sa première pièce, est un triomphe sous la Régence ; Zaïre est certainement le plus grand succès de théâtre de son siècle. De nos jours, ce sont plutôt ses contes philosophiques qui sont retenus par la mémoire scolaire : Candide ou l'Optimisme au premier chef, Zadig, Micromégas, L'Ingénu ou encore La Princesse de Babylone. Épistolier infatigable, sa correspondance monumentale est estimée à quarante mille lettres, dont quinze mille nous sont connues.
Également historien, titulaire à partir de 1746 d'une charge officielle d'historiographe du roi, il est l'auteur dans ce domaine d'une œuvre importante qui comprend notamment l'Histoire de Charles XII, Le Siècle de Louis XIV, le Précis du siècle de Louis XV, et l'Essai sur les mœurs, ouvrages comptant parmi les premiers essais historiques modernes. Sa philosophie de l'histoire fait de lui un précurseur du déterminisme historique du XIXe siècle et de l'histoire culturelle au XXe siècle.
Anglomane, à son retour de Londres, Voltaire diffuse dans ses Lettres philosophiques des idées alors méconnues en France : le système de l'attraction universelle de Newton, l'empirisme de Locke, ainsi que le théâtre de Shakespeare, au sujet duquel il se montre ambivalent.
Tout au long de sa vie, Voltaire fréquente les grands de ce monde et les monarques, tout en se trouvant souvent aux prises avec les autorités politiques, ce qui le conduit à la Bastille à deux reprises dans sa jeunesse, et, par la suite, à une série d'exils : d'abord l'Angleterre, ensuite dans la commune de Cirey auprès d'Émilie du Châtelet, puis à la cour de Prusse où il se brouille avec Frédéric II avant de fuir Berlin en 1753. Après plusieurs mois d'errance, interdit de rentrer à Paris, il se réfugie aux Délices dans le territoire de Genève. Il acquiert en 1759 le domaine de Ferney, à la frontière entre le royaume de France et la république de Genève. Revenu à Paris en 1778, après une absence de près de vingt-huit années, il y est ovationné par ses admirateurs et y meurt quelques semaines plus tard à 83 ans.
Voltaire aime le confort, les plaisirs de la table et de la conversation qu’il considère, avec le théâtre, comme l’une des formes les plus abouties de la vie en société. Il acquiert une fortune considérable dans des opérations spéculatives, surtout dans la vente d'armes et dans celle de ses ouvrages, ce qui lui permet de s’installer en 1759 au château de Ferney et d'y vivre sur un grand pied, tenant table et porte ouvertes. Le pèlerinage à Ferney fait partie en 1770-1775 du périple de formation des classes supérieures européennes sympathisant avec le parti philosophique. Investissant ses capitaux, il fait du village misérable de Ferney une petite ville prospère. Généreux, d'humeur gaie, il est chicanier, parfois féroce et mesquin avec ses adversaires comme Jean-Jacques Rousseau, Crébillon ou Lefranc de Pompignan.
Les révolutionnaires de 1789, partisans de la monarchie constitutionnelle, voient en lui un précurseur, plus qu'en Rousseau, de sorte qu'il est panthéonisé en 1791, le deuxième après Mirabeau. À l'initiative du marquis de Villette qui l'a hébergé durant son séjour à Paris, le « quai des Théatins » où l'écrivain est mort est rebaptisé « quai Voltaire ». Sa popularité est moindre auprès du gouvernement montagnard de 1793-1794, Robespierre étant un admirateur de Rousseau.
Il est célébré par la IIIe République : dès 1870, à Paris, un boulevard, une impasse et une place portent son nom. Sa personne et ses combats ont alimenté, au XIXe siècle, les passions antagonistes des adversaires et des défenseurs de la laïcité de l’État et de l’école publique, et, au-delà, de l’esprit des Lumières.
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L'ingénu est bien plus qu’un simple conte : c’est une satire mordante de la société française du XVIIIe siècle, vue à travers les yeux d’un « sauvage » dont la naïveté révèle nos propres contradictions. Voltaire y déploie tout son talent pour dénoncer l’intolérance religieuse, l’arbitraire du pouvoir et les travers humains, le tout avec un humour et une légèreté qui rendent la lecture aussi plaisante qu’instructive.
Ce conte aborde des thèmes universels et intemporels : la tolérance religieuse, la critique des institutions (Église, monarchie, justice), l’innocence face à la corruption, et la quête de liberté. Voltaire y explore aussi la nature humaine, entre raison et passion, et interroge les fondements de la civilisation.
L'ingénu s’adresse à tous les amateurs de littérature classique, de philosophie et d’ironie. Accessible aux lycéens comme aux adultes, il plaît autant pour son style vif et enlevé que pour sa profondeur critique. Les passionnés d’histoire des idées et de débats sociétaux y trouveront aussi une source d’inspiration.
Avec ce smartbook, vous pourrez interroger le texte sur ses personnages (comme l’Ingénu, Mademoiselle de Saint-Yves, ou l’abbé de Saint-Pouange), ses thèmes (la tolérance, la justice, la liberté), ou encore son contexte historique. Vous pourrez aussi demander des éclaircissements sur le style de Voltaire, ses références philosophiques, ou les liens entre ce conte et d’autres œuvres des Lumières.
person_edit À propos de l'auteur
Voltaire, de son vrai nom François-Marie Arouet (1694–1778), est l’un des plus grands écrivains et philosophes des Lumières. Figure majeure du XVIIIe siècle, il a marqué l’histoire par son engagement pour la liberté de pensée, la tolérance et la justice. Auteur prolifique, il a écrit contes, essais, pièces de théâtre et une correspondance immense, toujours animé par un esprit critique et un style brillant. L'ingénu, publié en 1767, reste l’un de ses contes les plus célèbres, alliant humour et profondeur philosophique.
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