Corse
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La Corse est un sujet qui fâche. L'observation de la criminalité insulaire en particulier pose de nombreuses questions et emporte des enjeux complexes de représentations et d'identité. Son étude mène invariablement à des interrogations qui dépassent le cadre que l'on s'était initialement fixé. Il est vrai que l'on touche ici aux moeurs, à l'histoire, à la culture, à la psychologie d'une population, à certaines des caractéristiques qui fondent la spécificité de l'homme corse. La criminalité corse fascine par son caractère folklorique. Ses vendettas évoquent les tragédies grecques. Les "bandits d'honneur" semblent porter, cartouchières en bandoulière, le poids du malheur et du destin. Mélancoliques et menaçants, les lamenti et les voceri sont la bande originale du drame, qui précède et accompagne le massacre. Les aventures incroyables de ses "caïds" tout-puissants ont profondément marqué nos imaginaires, la littérature, le cinéma, et continuent d'alimenter régulièrement les chroniques judiciaires et les rubriques nécrologiques des journaux. Fruit d'une recherche minutieuse, d'une centaine de cartons d'archives exhumés et passés au peigne fin, de lettres de bandits croisées avec les comptes rendus de la police et de la presse de l'époque, ce livre est l'histoire d'une lutte mériméenne entre gendarmes et voleurs, devenue guerre acharnée aux enjeux économiques mondiaux. La saga romanesque et sanglante, truffée d'anecdotes, des bandits d'honneur du début du siècle aux mafieux de la French Connection, dans une nouvelle édition revue et corrigée.
Se venger ? Et après ? Au fond de leurs cellules, les membres du Clan des orphelins, héritier du clan criminel mythique de la Brise de Mer, attendent leur procès. Vont-ils protester de leur innocence, ou se mettre à parler et reconnaître le double assassinat de l'aéroport de Bastia-Poretta commis " au nom des pères ", pour espérer alléger leurs peines ? Les affaires de leurs aînés, parrains de la mafia corse pendant trente ans, sont parties en fumée. Il ne reste sur leur île que des ruines, des rêves de grandeur évanouis, des fantômes, et de puissants ennemis. La " malédiction de Poretta " a commencé, ils en sont les premières cibles. Un à un, leurs proches tombent sous les balles tandis qu'un nouveau groupe s'est formé, le Clan des Africains. Dans ce nouvel ouvrage, Violette Lazard nous raconte, à travers des témoignages inédits et de nouvelles archives, le crépuscule de la Brise de Mer qui, déjà, cède sa place à un nouveau clan rêvant de dominer une Corse où l'emprise mafieuse est plus forte que jamais
Comment définir le lien de la Corse avec la France et quel est son fil conducteur ? Pourquoi ces deux entités si disparates ont-elles uni leurs destinées alors que, culturellement parlant, la Corse était plus proche de l'Italie ? L'union entre la France et la Corse commence par le mariage forcé du traité de Versailles de 1768. Peu après, Bonaparte intègre la Corse à l'administration française. Le mariage forcé se transforme en mariage d'amour sous Napoléon III, qui entretient une relation personnelle avec l'île. Cette union perdure jusqu'à de Gaulle, dernier chef d'État admiré en Corse. La fin de l'Empire colonial et de l'Algérie française, où tant de Corses sont impliqués, marque les débuts d'une prise de distance avec la France. À la fin des années 1950, les insulaires se sentent délaissés tant leur région reste sous-développée. Durant les années 1970, un nationalisme aux multiples facettes prospère dans les esprits. Après des années de violence et de nombreuses réformes, la Corse acquiert un statut d'autonomie tandis que les nationalistes accèdent au pouvoir institutionnel en 2015. Si le leitmotiv de l'indépendance est loin d'avoir disparu, surtout parmi les jeunes, aucun projet crédible n'a été proposé à ce jour. Dans cet essai enlevé, Paul-François Paoli n'écrit pas l'histoire de la Corse française mais bien « une » histoire de la Corse française. Une histoire indéniablement subjective mais qui se veut aussi impartiale que possible.
Les femmes corses, une présente discrète mais hautement prégnante.
Les figures de proue de la Corse.L'histoire de la Corse est inséparable de l'histoire de ses enfants illustres. Un fait bien souvent occulté, tant on a tendance à en limiter le récit au strict territoire de l'île. Ce livre veut réparer cette injustice en racontant le destin brillant des Corses qui se sont illustrés dans l'histoire. Il montre en particulier ce qu'ils ont accomplit au nom de la France. L'exercice est gratifiant tant pour l'île que pour ses habitants, tant ceux-ci ont été nombreux à faire preuve d'imagination, de savoir-faire pour se glisser dans tous les domaines aux plus hautes places, souvent aux quatre coins du monde. Près de deux cents personnes sont mentionnées, représentatives des différentes catégories d'insulaires et des différentes époques de l'histoire, médiévale, moderne et contemporaine. Citons en quelques-unes : Pascal Paoli, Charles-André Pozzo di Borgo, Fred Scamaroni, ce très grand résistant, Francis Carco, Paul Valéry. Sans oublier évidemment Napoléon. Leurs portraits mettent en lumière les étapes de l'histoire de l'Europe et racontent la Corse elle-même et la singularité des moeurs de ses habitants.
Tel le « Jardin de la Corse », c'est ainsi que la Balagne apparaît dans l'imaginaire des insulaires et des continentaux depuis la fin du xviie siècle. Enserré par la mer, la montagne et les déserts du nord-ouest de l'île, ce territoire d'à peine 1000 km2 laisse une indéniable impression de richesse, celle d'un terroir où abondent la vigne et les arbres fruitiers. Mais la Balagne est aussi depuis le Moyen Âge un pays de petites villes, telles Calvi ou Algajola, relais économiques et politiques entre la Corse et les cités italiennes et françaises. Or, depuis un demi-siècle, la Balagne connaît une pression résidentielle et touristique inédite qui pose avec acuité la question de la durabilité de son développement. La Corse, qui se singularise en Méditerranée par une géographie montagneuse, une biodiversité et un endémisme remarquables tout autant que par une identité et une culture préservées, est devenue l'une des premières destinations de l'industrie touristique européenne. Pourtant, entre Belgodere, Calenzana et les ports de L'Ile-Rousse ou de Calvi, rien ne semble encore définitivement joué en matière d'occupation des terres et d'aménagement de l'espace. En se centrant sur la notion d'« urbanisation », cet ouvrage retrace la géographie, l'histoire et l'économie de l'occupation humaine sur le littoral balanin durant un millénaire (xie-xxie siècle). Les auteurs établissent les continuités et les ruptures dans l'utilisation de ses ressources, en particulier foncières et en mesurent l'impact territorial. Menée de la naissance des premières villes au Moyen Âge jusqu'à la pression urbano-touristique contemporaine, l'analyse comparatiste montre comment, à trois moments-clés de son évolution, le système territorial balanin a fait preuve de résilience. Une recherche fine qui vient apporter sa pierre à l'édifice d'une analyse plus globale des conditions d'habitabilité du littoral méditerranéen. Un livre qui éclairera le citoyen comme le décideur public soucieux d'un développement équilibré.
Ils sont députés ou « hommes d'affaires », patrons de bars ou de casinos. Voire ministres.Mais ils sont Corses et cela ne compte pas pour rien.A travers une succession de tableaux, cet ouvrage passe en revue les rapports souvent « très particuliers » de quelques-unes des figures éminentes de la vie politique française avec ce qu'on a coutume d'appeler « le milieu ».Des réseaux de la Résistance aux docks de Marseille, de la montagne corse aux cercles de jeux de la capitale et aux bars douteux de la Côte d'Azur, Christian Chatillon montre comment les uns ont souvent besoin des autres même si ces échanges de « bons procédés » riment rarement avec une vie de paisible retraité...
Une histoire, de l'Antiquité à nos jours, des relations agitées et souvent conflictuelles entre la Corse et les puissances qui y imprimèrent leur domination, mais aussi une leçon d'histoire qui se veut un appel à la conciliation, au dépassement de l'actuel antagonisme franco-corse pour une meilleure intégration dans le monde. L'auteur met en lumière cette tradition de tolérance, d'ouverture et de liberté qui a façonné l'identité corse, et non cette xénophobie dont certains font preuve aujourd'hui. Quel avenir pour l'île, à l'heure où elle s'apprête à devenir une collectivité territoriale unique ? Par l'auteur des biographies de Pozzo di Borgo (Payot, 2016) et Pasquale Paoli (Fayard, 2005), du Voyage en Corse (Laffont, 2009) et de l'Histoire de Corse (Le Félin, 2013).
L'île de Beauté a toujours donné lieu à une multitude de reportages, de publications et de commentaires en tous genres. Son indéniable spécificité, tant dans le domaine de l'histoire que de la géographie, en a sans doute été la cause. Mais l'intérêt de cet ouvrage est que, doté de sa propre grille de lecture, l'auteur se propose d'appréhender d'une manière libre et exhaustive l'âme si particulière de cette terre. Ce texte fait volontiers de la Corse une sorte d'Antigone en Méditerranée, autrement dit soucieuse de la perpétuation de son sanctuaire naturel et de ses traditions. Encore que les excès liés à la société de consommation supposent ici, selon l'auteur, une vigilance de chaque instant.