Allemagne
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Première puissance économique européenne et troisième mondiale, l'Allemagne a vu son poids diplomatique et politique croître considérablement depuis la réunification du pays. Mais le recul de l'influence de l'Occident, le début de la guerre en Ukraine et la nécessité de réadapter son économie à la transition écologique jalonnent son ascension de nouveaux défis. En abordant à la fois les aspects internationaux, économiques, politiques, régionaux et sociaux de l'Allemagne, cet ouvrage précis et très documenté donne des clés de lecture pour aborder ce pays et l'importance de sa place sur la scène internationale, ainsi que les enjeux auxquels doit faire face son modèle économique.
Comment les Allemands de l'après-guerre ont-ils géré le terrible enjeu de mémoire que constitue le nazisme ? Les historiens et autres spécialistes des sciences humaines s'accordent généralement à voir dans la « maîtrise du passé », c'est-à-dire la capacité de la société allemande à assumer le poids d'une histoire particulièrement culpabilisante, un phénomène d'ampleur croissante au fur et à mesure que l'on s'éloigne de 1945. Alors que les années cinquante sont caractérisées par la propension au refoulement, les années quatre-vingt-dix accordent au contraire toute leur attention à l'horreur nazie. S'il est globalement convaincant, ce schéma présente cependant le grave inconvénient d'ignorer la période à bien des égards particulière qu'a été l'immédiat après-guerre. A l'ombre des ruines et de l'occupant, les intellectuels allemands se sont en effet mobilisés pour rendre compte du phénomène national-socialiste. Dans des ouvrages et des revues largement diffusés, ils ont proposé à leurs compatriotes des schémas interprétatifs ambitieux, mettant en cause les déviances du passé allemand ou les ravages de la modernité. Cette méditation de grande ampleur sur le cadavre encore chaud du nazisme est un fascinant révélateur de l'imaginaire des élites à un moment charnière de l'histoire allemande. A l'aide des outils de l'histoire culturelle, cet ouvrage propose donc l'exploration d'une dimension peu connue de la mémoire du nazisme.
Cette description de la société allemande met l'accent sur les effets de la réunification, source permanente de nouveaux problèmes et moteur d'un changement de la situation (Kurt Sontheimer). Une autre société allemande est en train de se mettre en place, c'est pourquoi son visage actuel, très contrasté, est appelé à subir rapidement d'importantes modifications. « Copyright Electre »
La disparition de cet Etat ne supprime pas pour autant l'étude de sa courte histoire, nécessaire pour comprendre les processus de réunification, les difficultés psychologiques et politiques liées au passage d'une société socialiste à une société capitaliste. « Copyright Electre »
1871 est pour l'Allemagne une date charnière qui marque l'aboutissement d'un processus engagé depuis plusieurs décennies, celui de l'unification, mais aussi celui d'une étape nouvelle, marquée par des mutations sociales et économiques profondes. Au début du siècle, le Reich est une puissance économique mondiale, fière de ses succès. Pourtant perce une inquiétude face aux mutations sociales. « Copyright Electre »
Dédoublement, enfermement, tels sont les deux caractères de cette ville, marquée par une histoire tragique, ayant connu à la fois un âge d'or culturel, une effervescence intellectuelle et un effondrement catastrophique. Depuis la chute du mur, les problèmes liés à la réunification sont dominants, mais les perspectives d'avenir sont nombreuses. « Copyright Electre »
Petit État de 16 millions d'habitants, la République démocratique allemande (RDA) n'a vécu que 41 ans. Née de la guerre froide, en 1949, disparue en 1990, elle n'en a pas moins suscité bien des espérances, celles d'une « autre Allemagne », et nourri de grandes ambitions, y compris sur la scène internationale.Pendant des années, Nicolas Offenstadt a sillonné l'ex-RDA pour écouter ses habitants, observer les traces de ce monde éphémère, et ramasser ses archives abandonnées. Son ambition est de reprendre l'histoire de cette nation dans une perspective globale mais aussi de rendre compte de la façon dont ses citoyens ont subi, modelé ou rejeté les contraintes d'un régime autoritaire, jusqu'à la chute finale. Raconter l'histoire de la RDA, c'est revenir sur un demi-siècle d'histoire européenne et mondiale.Le travail de l'auteur ne s'arrête pas à la chute du mur de Berlin. Il analyse également les années qui ont suivi l'unification et esquisse des réponses aux questions actuelles : que reste-t-il de la RDA aujourd'hui ? Pourquoi ses territoires voient-ils fleurir l'extrême droite ?
De 1806 à aujourd’hui, voici deux siècles d’histoire allemande décryptés par l’un des meilleurs spécialistes du sujet. Un récit vivant qui éclaire la construction d’une démocratie libérale, entre guerres, divisions et renaissances culturelles.
Une histoire-monde illustrée dans la filiation du best-seller 1917.En 2016, Jean-Christophe Buisson a publié un 1917, l'année qui a changé le monde qui a fait date tant cet album innovant conjuguait un récit global - au moyen d'une chronologie commentée très écrite - avec une illustration riche et rare, ponctuée d'une vingtaine de portraits de personnalités culturelles, politiques et historiques de premier plan souvent négligées par la postérité. L'ouvrage a rencontré un grand succès public (10 000 lecteurs) et a été unanimement salué par la critique. Six ans après, c'est d'un autre centenaire qu'il s'agit avec le centième anniversaire de l'arrivée au public de Mussollini via la marche sur Rome, ouvrant l'ère fasciste, amplifiée dix ans plus tard par l'avènement d'Hitler avant de plonger le monde dans l'enfer de la guerre mondiale et connaître une fin tragique, scellée pour la postérité par le procès de Nuremberg. Plongeant leurs racines dans le traumatisme de la Première Guerre mondiale, fascisme et nazisme -même si ils divergeaient sur de nombreux points- convergeaient dans leur haine des démocraties occidentales et la volonté d'ériger un Etat total et totalitaire, absolutiste et conquérant, concurrent de celui du frère ennemi communiste. Une des grandes richesses de ce livre, qui en compte beaucoup, est de montrer le caractère mondial de l'attraction qu'ils ont pu susciter non seulement en Europe mais dans le monde entier via l'instauration d'Etats-croupions et de partis-frères sans oublier le troisième pilier de " l'Axe ", soit le Japon systématiquement occulté. Plus largement, l'historiographie traite chacun de ces régimes à part tout en se limitant à la dimension politique puis militaire de leur histoire à partir de la Seconde Guerre Mondiale qui débute pourtant, mais qui s'en souvient, avec l'invasion de la Mandchourie par l'Empire du Soleil-Levant en 1931. Fidèle à son habitude, Jean-Christophe Buisson englobe tout, accordant une large place à l'histoire culturelle, sociale, scientifique et sportive sans négliger naturellement l'histoire politique, diplomatique et militaire. Mais il hiérarchise à la perfection afin de conserver à son texte le caractère d'un grand récit. En résulte un récit édifiant, enlevé, novateur par son procédé même qui rapproche par la chronologie des événements que l'on néglige d'associer. Une vingtaine de portraits, enlevés, relèvent l'ensemble, magistralement mis en image par environ 200 illustrations privilégiant des représentations méconnues et oubliées. Un livre-événement promis au rang de futur classique.
Européens, Anglo-Saxons ou Asiatiques, anonymes et personnalités célèbres, ils furent nombreux à sillonner l'Allemagne de 1933 à 1939. Flânant de Brême à Heidelberg, ces touristes parcoururent les lieux de pèlerinage du nazisme en action, Munich-Nuremberg-Berchtesgaden, jusqu'au camp de concentration de Dachau. Quelles furent leurs impressions face à ce pays aussi séduisant qu'effrayant, doté de structures d'accueil performantes ? Tantôt parodie de voyages-Potemkine, riche en mises en scène, tantôt fenêtre entr'ouverte sur l'autoritarisme, l'Allemagne nazie a su attirer des sphères aussi variées que les cercles mondains, les anciens combattants, les diplomates, les journalistes, le monde des arts ou les grands dirigeants économiques. Des préparatifs, véritable tour sur soi avant la confrontation au nazisme, à la diffusion du retour, les différents temps du voyage révèlent une chronologie propre aux méthodes de séduction mises en place par le Troisième Reich à l'égard de l'étranger. En s'appuyant sur une riche documentation littéraire, Frédéric Sallée dresse un tableau nuancé et novateur des relations internationales de l'Allemagne des années trente. De l'approbation aveugle au rejet inconditionnel d'un séjour en « Hitlérie », la gamme variée des réactions des voyageurs révèle comment le pays façonna son image aux yeux du monde. Agrégé, Frédéric Sallée est docteur en histoire de l'université de Grenoble-Alpes. Spécialiste de l'Allemagne nazie et de ses représentations, il est membre associé au laboratoire universitaire Histoire Cultures Italie Europe (LUHCIE).
C'est à un mystère que s'attelle ici François Heisbourg, relatant le parcours de l'étrange baron Franz von Hoiningen. Cet officier allemand qui traverse deux guerres mondiales, s'engage spontanément dans le parti nazi, puis sauve des centaines de Juifs et de résistants - dont le père de l'auteur -, qui s'évade d'Allemagne avec la Gestapo aux trousses après avoir été « mouillé » dans le complot contre Hitler, finit son odyssée dans les bras de sa femme au Luxembourg et disparaît de tous les écrans radar. Au point que ce récit aurait pu s'appeler « L'homme sans visage », tant il a été difficile de trouver une trace photographique de lui. Qui était-il ? Comment passe-t-on à un moment donné du mal au bien ? Quelle est l'alchimie de cette « banalité du bien » ?
De Otto von Bismarck à Fritz Lang, en passant par Charlemagne, Karl Marx, ou encore Marlène Dietrich, Phillipe Meyer retrace avec une écriture dynamique la vie des génies qui ont fait l'Allemagne.Voici réunis les plus grands prodiges que l'Allemagne ait connus. Issus de toutes les époques et de tous les milieux, ces beaux esprits sont ici décrits comme de véritables icônes nationales. Nombre de ces génies sont célèbres dans le monde entier, mais certains sont paradoxalement méconnus. Bien loin de se cantonner aux hommes politiques et aux dirigeants, Philippe Meyer fait la part belle aux auteurs, aux médecins, ou encore aux peintres. La proclamation de l'Empire allemand en 1871 grâce à Otto von Bismarck, les théories controversées d'Hannah Arendt sur le totalitarisme, l'invention d'une littérature traditionnelle allemande par les frères Grimm, le développement d'une architecture gothique par le Prussien Karl Friedrich Schinkel, ou bien les immenses avancées de la métaphysique opérées par Emmanuel Kant ne sont qu'un aperçu de toutes les réalisations accomplies par les virtuoses qui constituent la matière de ce livre. Grâce à l'écriture assurée et passionnée de Philippe Meyer, cet ouvrage original est l'occasion pour chacun de mieux connaître son si proche voisin à travers ces hommes et ces femmes qui ont, chacun à leur échelle et à leur manière, transformé l'Allemagne.
«Plus personne ne pourra jamais parler du phénomène Eichmann et de ses implications politiques sans se référer à cet ouvrage.» The New York Times Book Review Lors de son procès à Jérusalem en 1961, Adolf Eichmann se présenta comme un simple bureaucrate qui n'aurait fait qu'obéir aux ordres. La philosophe Hannah Arendt écrivit quant à elle qu'il était certes un criminel antisémite notoire devant être châtié, mais qu'il n'aurait fait preuve d'aucun fanatisme particulier parce que, davantage préoccupé par sa carrière qu'autre chose, il aurait été incapable de distinguer le bien du mal. Cette thèse dite de la «banalité du mal» déclencha un tollé lors de sa parution. Très respectueuse de la grande spécialiste du totalitarisme, la philosophe et historienne allemande Bettina Stangneth démontre ici, nouveaux documents à l'appui - et l'on en reste saisi d'effroi -, que cette thèse ne saurait s'appliquer à celui qui fut l'un des plus grands artisans de la «Solution - finale». Pire encore, elle affirme que celui qui s'assura que les Juifs soient massacrés dans les camps de la mort nazis et qui s'enfuit en Argentine avec la complicité du Vatican en 1950 est aujourd'hui encore un personnage sur lequel la lumière n'est pas entièrement faite.
En octobre 1931, André François-Poncet est nommé ambassadeur de France en Allemagne. Dans ses longs rapports - et ceux de ses consuls - transmis à Paris jusqu'à sa nomination à l'ambassade de Rome en novembre 1938, le diplomate tente d'alerter son gouvernement de l'ampleur et des dangers du national-socialisme, cette « philosophie du monde » qu'Hitler ambitionne de « répandre » à travers l'Europe. Au jour le jour, François-Poncet rapporte aussi bien l
De 1930 à 1935, tous les événements qui se sont passés dans la petite ville allemande de Thalburg en Basse-Saxe sont analysés dans leurs moindres détails. Pour la première fois, la stupé-fi ante montée de l'hitlérisme en Allemagne est décrite et expliquée au quotidien. Interrogeant des centaines de témoins, dépouillant les journaux locaux et les archives de la ville, William S. Allen a démonté les rouages du mécanisme implacable qui a conduit à la transformation du Reich, au dépéris-sement de la démocratie et au triomphe de la dictature.Cette étude, profondément originale, dépeint la facilité avec laquelle quelques hommes sans scrupule peuvent imposer leur loi à une nation entière, et montre comment, lentement, insidieusement mais sûrement, on devient nazi. Traduit de l'anglais (États-Unis) par Renée Rosenthal. Préface d'Alfred Grosser.
De la fondation de l'Empire à nos jours, la société allemande a traversé des phases de « militarisation » et de « Zivilisierung », posant la question des relations et interactions entre pouvoirs civil et militaire. Comment peuvent-elles se dérégler en période de crise ou se restructurer en période de paix ? Les différentes contributions considèrent les relations entre État, société et pouvoir militaire dans les perspectives indissociables de politique intérieure et extérieure. Elles mettent l'accent sur les facteurs idéologiques, sociaux et culturels ainsi que sur la représentation du fait militaire et les cultures mémorielles afférentes. Elles analysent les modalités selon lesquelles le pouvoir et le fait militaires ont pu s'immiscer dans la sphère politique et sociétale. Elles démontrent comment l'armée a pu devenir un facteur de changement de culture politique, tant en opposition qu'en soutien au pouvoir civil, s'ancrant ou non dans les mentalités et les représentations collectives. Ces articles traitent des reconfigurations des rapports entre pouvoirs civil et militaire pendant la période impériale, la République de Weimar et le « Troisième Reich », puis, pour l'après-guerre, des situations en RFA et en RDA du temps de la Guerre froide, et désormais dans l'Allemagne réunifiée.
Un déjeuner au restaurant du Sénat à Paris puis, quelques jours plus tard, un autre à la cantine du Bundesrat à Berlin, m'en ont appris beaucoup plus que tous les traités de droit constitutionnel sur le fonctionnement de la démocratie dans nos deux pays. Pascale Hugues vit à Berlin depuis vingt-cinq ans. L'Allemagne n'est pas encore son vrai Heimat, et la France a cessé d'être le pays familier de son enfance. Vivre entre deux pays, c'est comme porter des petites antennes occupées en permanence à capter les différences, le " pas pareil " chez l'un et chez l'autre. À travers vingt-six chroniques, l'auteure épingle avec malice nos différences et nous parle sans aucun tabou de notre rapport au corps, à la nature, à la gastronomie, à l'ordre, à la politique, au sexe, au passé, à la nation... sans oublier toutes ces expressions et tous ces tics de langage français ou allemands qui sont autant de marqueurs de notre vision du monde. Alors, vous êtes plutôt Birkenstock ou Louboutin ? Luxembourg ou Tiergarten ? Macarons ou forêt-noire ? Lenôtre ou KaDeWe ? Mona Lisa ou Néfertiti ?...