Cultures, Folklore & Customs
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QUAND LE HÉROS SORT DU ROMAN... Lassée des déceptions amoureuses, Sophie, artiste dans l'âme, écrit son premier roman dans la solitude de son petit appartement situé au-dessus de sa librairie d'ouvrages d'occasion. Portée par son imagination débordante, elle a inventé un monde dystopique où Struan, esclave doté d'une force herculéenne, affronte soir après soir des colosses dans une arène clandestine dirigée par des oligarques cruels et sans pitié. Après qu'on lui a remis les premiers exemplaires de son livre en mains propres, Sophie redécouvre son histoire avec une joie immense. Mais à la lecture, quelque chose cloche. Les mots commencent à changer. Struan a des pensées qu'elle n'a jamais écrites. Il songe à fuir et à transformer son destin! Non seulement le texte se transforme sous ses yeux, mais son héros en vient même à percevoir sa présence. À sa grande surprise, elle réussit à communiquer directement avec lui, à tisser un lien de confiance qui la touche profondément. Mais Struan n'a pas été créé pour connaître l'amour, encore moins l'imaginer. Pour lui, c'est un concept inconnu. Et quand il réussit à s'échapper du livre, quel danger ce colosse représentera-t-il pour Sophie?
«De la terreur absurde qui règne en Afghanistan, le plus terrifiant concerne les femmes et le plus insensé les cerfs-volants. Les interdits étant censés obéir à des injonctions divines, c'est à se demander pourquoi diable, pardon... pourquoi Dieu a-t-il créé les femmes et les cerfs-volants? Pour mieux les contraindre ou les interdire ensuite, ça tombe sous le sens. Ou si ça ne tombe pas, c'est vous qui tombez.» Patrick Cohen Ce recueil de textes et d'images donne un écho aux voix de Radio Begum, la «radio des Reines» faite par et pour les femmes afghanes. Des femmes-relais qui deviennent témoins et inspirent aux auteur.e.s des textes inédits, des coups de gueule et des coups de crayon, des jeunes filles qui s'élèvent sur des livres-volants, des hommages aux frondeuses, des croquis de voyage, des cahiers clandestins. Et si Dieu avait créé les femmes pour que leurs voix s'envolent comme des cerfs-volants, par-dessus les oppressions et les frontières, tisser un puissant réseau de sororité? Préface Hamida Aman o Textes illustrés par Catherine de Brye o Nicolas Wild o Marc-Antoine Coulon o Zelba o Zac Deloupy o Zaza La Colombienne o Joël Alessandra o Marjane Satrapi o Catel o et pour l'association Cartooning for Peace: Adene o Hossein Rezaye o Gargalo o Ramsés o Chappatte o Marco de Angelis o Plop & KanKr. Textes de Leïla Slimani o Florence Dauchez o Isabelle Rome o Patrick Cohen o Solène Chalvon o Bernard de La Villardière o Manon Quérouil-Bruneel o Sonia Cautain o Julie Gayet o Ghada Hatem o Guila Clara Kessous o Raphaël Enthoven o Atiq Rahimi o Sophia Aram o Julia Minkowski o et l'équipe de Radio Begum Begum Organization for Women (BOW) est une organisation non gouvernementale basée à Kaboul visant à défendre, soutenir et autonomiser toutes les femmes afghanes. En mars 2021, BOW a lancé Radio Begum, actuellement la seule station de radio en Afghanistan entièrement gérée par des femmes et pour des femmes. La station emploie 25 jeunes femmes journalistes et enseignantes, et se concentre principalement sur la fourniture de programmes éducatifs aux femmes et aux filles sur un large éventail de sujets, notamment la santé physique et mentale. Aujourd'hui, Radio Begum couvre plus de 15 provinces afghanes, avec une audience estimée entre 500'000 et 600'000 femmes et jeunes filles. Hamida Aman lance également en 2024 Begum TV, une chaîne de TV dévolue aux Afghanes. Émise par satellite depuis Paris, elle permet aux femmes d'avoir accès à des contenus éducatifs et de pouvoir parler santé grâce à un prime time quotidien. Pour soutenir Radio Begum et Begum TV: www.helloasso.com/associations/bow-radio-begum
L'un s'appelle Paolo Vallorz, l'autre Jean Tinguely. Ils aiment les bagnoles. On est en 1957. Ainsi démarre sur les chapeaux de roues l'épopée déroutante de Daniel Andrisse, l'apprenti du garage du père Vernet, le plus jeune des mécaniciens des 24 heures du Mans. Les artistes sont fauchés mais ils achètent la VP (Vernet-Pairard) des records du monde en 1952 à Montlhéry. Dans un coin de Montparnasse, au fond d'une cour encombrée, nuits et dimanches, sans relâche, ils transforment la voiture vedette en vue des prochaines 24 heures du Mans de 1958. La carrosserie sera faite en résine. Un rêve fou dans cette bohème effervescente! Le soir, un visiteur, ami de Paolo, rejoint la cour des miracles: Yves Klein. Il observe. Daniel et Paolo se servent d'éponges marines pour nettoyer les récipients enduits de résine. Elles se solidifient. Serait-ce ici dans cette ruche féconde devant les seaux d'acétone où nagent les éponges, que l'artiste du monochrome, le génie du Bleu, aurait pu parfaire la fabrication des éponges durcies, des sculptures, « ces formes sauvages bourgeonnantes, ces reliefs éponges » imprégnés de bleu? D'autres personnages, artistes et écrivains des années 50-60, Jean-Paul Riopelle, Joan Mitchell, Sam Szafran, Alberto et Annette Giacometti, Kosta Alex, Marguerite Duras, Violette Leduc... circulent dans l'histoire de Daniel, inattendus, captivants, toujours au plus près de l'amitié. Le récit est illustré de photos (en insert/texte) issues pour la plupart des albums personnels de Daniel Andrisse, de clubs d'amateurs des 24 heures du Mans et d'une reproduction pleine page d'un triptyque de 1977 que Jean-Paul Riopelle lui a offert à l'époque (23 pages).
La notion d'Asie centrale a émergé tardivement : ce n'est qu'à partir de 1825 qu'elle vient supplanter celle de « Tartarie », souvent associée à la terreur mongole. Au XXe siècle, deux courants archéologiques ont profondément contribué au renouvellement des études sur cette région : l'école française, portée par la Délégation archéologique française en Afghanistan, et l'école soviétique des grandes expéditions pluridisciplinaires. La redécouverte des deux langues principales de la région, le sogdien et le bactrien, a également fait avancer considérablement les recherches sur cette aire culturelle qui englobe le Turkménistan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan et l'Afghanistan.
Ce présent volume s'attache à entendre et à faire entendre la voix de ceux que l'Histoire aura décidé de qualifier de « créole », prémices annonciatrices d'une nouvelle société de plantation en pleine émergence qui mêle, dans l'effervescence, bossales et colons fraîchement installés. Tantôt Blancs, tantôt Noirs, Afro-descendants des Amériques ou rejetons d'une vieille plante coloniale, tous attestent de l'indifférence d'une Histoire européenne qui n'accorde à cette lointaine population qu'un intérêt économique et géopolitique. Croisant les approches, historique, linguistique, littéraire et musicologique, ce recueil d'articles mobilise des sources et des fonds différents, récits de voyage, romans, textes d'idées, bribes de voix consignées dans les annales de l'Histoire, dans l'unique perspective de donner voix à la parole et au paysage sonore d'un espace caribéen et américain, en quête de sa propre identité. Ironie caustique de l'histoire, c'est bien la voix de la vieille Europe, que le lecteur qui ne saurait être dupe, entend à demi-mot. Pensant écouter de nouvelles voix créoles, que l'on croirait nettoyées des interférences coloniales, le lecteur-auditeur perçoit des mélodies inouïes, mâtinées de rythmes européens et africains. C'est à cette polyphonie culturelle et anthropologique que le recueil Voix créoles. Dire, entendre et faire entendre les voix créoles du XVIIe au XXe siècle invite le lecteur à prêter une oreille attentive.
Quelle femme Albert Einstein considérait-il comme « le génie mathématique le plus considérable ? ». Les Amazones ont-elles existé ? Qui a inspiré au réalisateur Alfred Hitchcock son célèbre film Les Oiseaux ? Quelle femme a été la première à courir un marathon ? Qui a découvert la structure de l'ADN ? Quelle femme photojournaliste se cache dans l'ombre de Robert Capa ? Toutes ces questions et bien d'autres trouveront leurs réponses dans cet ouvrage, agrémenté de tableaux réalisés par l'auteure. Un bel hommage aux pionnières de l'histoire...
Cet ouvrage, écrit par Gilbert Antressangle, féru d'histoire locale, bien connu des habitants de Guilherand-Granges (il fut durant 25 ans correspondant du Dauphiné Libéré), nous conduit au fil des 256 pages agrémentées d'une sélection de cartes postales rares et pittoresques, des origines de Guilherand-Granges à nos jours. L'auteur nous invite à une traversée passionnante dans le temps : pas une rue, une place, pas une maison qui ne rappelle un passé pourtant si présent au coeur de tous. Ensemble parcourons Guilherand-Granges d'hier et d'aujourd'hui. Souvenons-nous de ce petit étang à Vingard où encore au début du siècle les vaches allaient boire, des vignes et arbres fruitiers qui couvraient une grande partie de la commune, du bac à traille permettant de traverser le Rhône, des lavandières, des crues inondant le hameau des Granges, du pont-bascule qui longtemps a permis de peser animaux, paille et fourrage, du maréchal-ferrant M. André, de la Teinturerie du Progrès, de l'huilerie Bard et Agier, des carrières, des différentes écoles, mairies, temples et é
Dans cet ouvrage original, Joël Broustail revisite les notions, si sensibles de nos jours, d'abus et de traumatisme intime et leur extension récente avec une approche historique et pluridisciplinaire. A partir d'un récit minutieux, étayé sur de nombreuses sources et sur un appareil statistique abondant, il propose des analyses approfondies sur la construction et la psychiatrisation du Bien et du Mal dans les sociétés modernes, au coeur du progressisme améliorateur de la société : un idéalisme d'inspiration psychologique aurait pris le relais des idéalismes progressistes d'inspiration sociale, idéologique ou religieuse des XIXème et XXème siècle, légitimant notamment le retour en force de l'État dans la sphère de la vie privée. Joël Broustail est professeur à Sorbonne Université et chercheur à l'institut Sorbonne, Identités, Relations Internationales et Civilisations de l'Europe (SIRICE Sorbonne-CNRS). Il est l'auteur de nombreuses publications, de l'histoire des minorités religieuses à l'histoire des techniques et des pratiques de consommation. Il a exercé diverses responsabilités, notamment en Asie et au Moyen- Orient, et enseigné dans plusieurs universités étrangères. Ancien élève de l'École normale supérieure, de HEC et de la Sorbonne, historien et économiste de formation, il est à la fois agrégé d'histoire et agrégé et docteur en sciences de gestion.
Fruit de la réflexion menée dans le cadre des Journées d'études qui se sont tenues à l'Université de Perpignan en septembre 2015, le présent ouvrage tente de comprendre, à travers un dialogue scientifique interdisciplinaire, comment les élites romaines se mettent en scène dans les différents espaces de la cité, alors même qu'espace public et espace privé tendent progressivement à se compléter, à s'articuler, voire à se confondre. Dès lors, il s'agit de s'interroger sur les stratégies de représentation, sur la manière dont ces élites utilisent ces espaces de « l'entre-deux », mettent à profit cette ambiguïté, pour construire leur propre discours dans l'espace urbain entendu au sens large - espace civique mais aussi privé - et pérenniser ainsi la memoria familiale. Fondée sur des sources documentaires multiples, allant des écrits littéraires et épigraphiques aux monuments et aux images, notre analyse envisage la diversité des espaces romains de l'arc occidental méditerranéen, depuis la période républicaine jusqu'à l'antiquité tardive, pour tenter de percevoir les lignes de force qui se retrouvent sur le temps long.
Les sept contributions que regroupe ce livre explorent, à travers des études de cas concrètes, la notion de résistance. Résistance que des individus ou des groupes humains, souvent réduits, souvent en situation de faiblesse, toujours minoritaires, opposent aux rapports de forces qui structurent leur environnement social, aux pouvoirs qui y imposent leur ordre et leurs hiérarchies. Ces contributions appartiennent à des spécialistes de différentes disciplines et nous font voyager des cachots de la première moitié du xixe siècle aux « zones à défendre » des activistes écologistes d'aujourd'hui, passer des écritures balbutiantes des femmes d'une maisonnée girondine de la deuxième moitié du xixe siècle aux actes de conscience des « justes » de la Seconde Guerre mondiale. Elles examinent des formes de résistances d'une telle humilité qu'elle se situe aux frontières du dicible, à d'autres plus nettement conscientes, théorisées, et quelques fois flamboyantes.
Actes du colloque organisé sous la direction d'Éliane Formentelli en 1978, pour le centenaire de la naissance du poète Victor Segalen. A PROPOS DES AUTEURS Pierre Emmanuel (pseudonyme de Noël Mathieu), né le 3 mai 1916 à Gan (Pyrénées-Atlantiques) et mort le 22 septembre 1984 à Paris, est un poète français d'inspiration chrétienne, élu à l'Académie française, le 25 avril 1968. Gérard Macé est un poète, essayiste, critique, traducteur et photographe français né à Paris le 4 décembre 1946. Jean Roudaut est né à Morlaix le 1er juin 1929. Agrégé de lettres modernes, il enseigne comme lecteur de français à l'Université de Salonique (1956), puis à Pise (1963), avant d'être nommé professeur ordinaire de littérature française moderne et contemporaine à l'Université de Fribourg (1974-1991). Depuis 1991, il vit entre Paris et la Bretagne. Auteur d'un des premiers livres sur Michel Butor (Michel Butor ou le livre futur, 1964), Jean Roudaut s'est imposé comme un spécialiste des rapports entre littérature et peinture (Une ombre au tableau, 1988, Le Bien des aveugles, 1992). Il a également publié des ouvrages de référence sur les villes imaginaires dans la littérature française (Les douze portes, 1990) et sur Louis-René des Forêts (1995). Henry Bouillier, né le 8 janvier 1924 à Boulogne-Billancourt et mort le 20 avril 2014, est un universitaire français et un bibliophile. il rédige une thèse sur le poète, alors peu connu Victor Segalen. Très admiratif de son univers de poésie, Henry Bouillier estime que Victor Segalen peint "le paradis mythique de sa poésie". Le travail exigeant et passionné d'Henry Bouillier participe à faire découvrir l'auteur. Henry Bouillier ne cesse de rendre hommage à sa collaboration avec Annie Joly Segalen, la fille du poète, "ce prodigieux amour filial d'outre-tombe", qui publie des manuscrits inédits, des éditions de textes choisis, ou la correspondance rassemblée de son père. Vadime Elisseeff, né le 4 mai 1918 à à Saint-Pétersbourg et mort le 29 janvier 2002, est un historien et un historien de l'art français, spécialiste de l'Extrême-Orient. François Cheng, né Cheng Chi-hsien (???) le 30 août 1929 à Nanchang dans la province du Jiangxi, est un écrivain, poète et calligraphe chinois naturalisé français en 1971. Giorgio Agamben (né le 22 avril 1942 à Rome) est un philosophe italien, spécialiste de la pensée de Walter Benjamin, de Heidegger, de Carl Schmitt et d'Aby Warburg ; il est particulièrement tourné vers l'histoire des concepts, surtout en philosophie médiévale et dans l'étude généalogique des catégories du droit et de la théologie. La notion de biopolitique, empruntée à Foucault, est au coeur de nombre de ses ouvrages. Henri Lavondès (1926-1998) a été professeur à l'université Paris X-Nanterre au département d'ethnologie et de sociologie, spécialiste de l'Océanie et de Madagascar. Daniel Bougnoux, né en 1943 à Clermont-Ferrand, est un philosophe et médiologue français. Ancien élève de l'École normale supérieure (promotion 1965 Lettres), Daniel Bougnoux est professeur émérite de l'Université Stendhal de Grenoble. Il est spécialiste de Louis Aragon, auquel il a consacré de nombreux travaux. Kenneth White est un poète, écrivain et essayiste écossais né le 28 avril 1936 à Glasgow. Il a été également professeur d'université, animant notamment un séminaire « Orient et Occident » et il donne régulièrement des conférences. Il est aussi l'auteur de plus d'une centaine de livres d'artistes. Il a créé l'Institut international de géopoétique1 en 1989. Diane de Margerie, née le 24 décembre 1927, est une femme de lettres française et une traductrice de l'anglais. Romancière, critique littéraire, nouvelliste, biographe, traductrice, Diane de Margerie est l'auteur d'une oeuvre diverse.
Pourquoi et comment Napoléon gagnait-il ses batailles ? Pourquoi a-t-il finalement perdu ? Comment se passait réellement une bataille, telle que la vivaient les hommes, les officiers et l'état-major ? Sur l'épopée militaire de l'Empire, il existe une littérature technique abondante et une multitude de témoignages partiels. Mais très peu d'ouvrages ont cherché à restituer la réalité quotidienne des combats, vécus à hauteur d'homme. Peu d'auteurs sont parvenus à expliquer à un public de non-spécialistes la stratégie qui a permis à la France de dominer l'Europe pendant plus d'une décennie. Laurent Joffrin tente de combler cette lacune en écrivant comme l'aurait fait un correspondant de guerre auprès de la Grande Armée. Avec l'aide de cartes en perspective, d'illustrations, chacune de ces batailles est racontée sous un angle et un point de vue spécifique : vécue par le simple soldat, dirigée par l'état-major, gagnée grâce à des prouesses d'intendance, etc. Sous une forme à la fois attrayante et pédagogique, c'est un nouveau regard jeté sur les guerres et les stratégies napoléoniennes.
Nouvelle édition (entièrement recomposée) de ce monumental ouvrage sur le folklore de la France. Ce tome (1-b sur 4) reprend la partie consacrée à la Terre (landes et déserts, particularité du sol et de la végétation, cercles mystérieux, observances et pratiques) ; les montagnes ; les forêts ; les rochers et les pierres ; les empreintes merveilleuses ; le monde souterrain, en forment les grands chapitres. On reste toujours surpris de la richesse du folklore recueilli, de sa diversité : on se prend à rêver tout au long des pages de ce livre, classique parmi les classiques du genre.Paul Sébillot, né à Matignon (Côtes d'Armor) en 1843 (il meurt en 1918), est une des figures majeures du folklore breton et français dans son ensemble. Auteur de nombreux ouvrages, dont la Littérature orale de la Haute-Bretagne, et surtout auteur de ce vaste Folklore de France, édité en 4 fort volumes entre 1904 et 1907.
Treize études analysant les causes, les circonstances et les conséquences de la fondation de l'Empire allemand en 1871, ainsi que les répercussions du processus d'unification allemande en France.
Au moment où s'estompent au Canada la notion des « peuples fondateurs » et aux États-Unis celle de « melting pot » travaillées parfois jusqu'à l'érosion par les progrès civiques, il nous est paru urgent de penser les configurations identitaires à venir. Le multiculturalisme, l'interculture, le métissage, le « salad bowl », la transculture apparaissent alors comme autant de métamorphoses de l'utopie originelle : celle que les colons européens ont cherché à fonder en la déniant parfois aux peuples autochtones. Ainsi se pose à nouveau, au-delà des inévitables tentations communautaires, le rapport au politique, à la culture et enfin à l'État.
Le Patient anglais, le film d'Anthony Minghella sorti sur les écrans en mars 1997 et mettant en vedette Ralph Fiennes, Willem Dafoe, Kristin Scott-Thomas et Juliette Binoche a certainement fait découvrir au public français le dernier roman de Michael Ondaatje publié en 1992. Né au Sri Lanka, éduqué en Angleterre, Ondaatje s'est imposé comme l'un des plus grands auteurs canadiens depuis qu'il a émigré au Canada en 1962. L'apport culturel des immigrés a enrichi considérablement la littérature canadienne d'expression anglaise. Inclassable à cause de sa transgression des genres l'oeuvre ondaatjienne est forte car instable dans son mélange foisonnant et ironique. Ondaatje tisse un grand texte à partir de fils épars multicolores et relate la quête d'un homme déchiré par son désir de transcender son état. Seule la mort donne l'éternité. Ce livre évoque les jeux de masques d'une écriture qui emprunte tous les tons et saisit la richesse d'une diversité volontairement déconstruite dans la bonne tradition de la littérature post-coloniale et post-moderne.
L'équilibre entre religion et politique outre-Manche est complexe. Sans prétendre tout traiter les auteurs de ce volume en éclairent certains aspects essentiels. Ils explorent les rapports entre Église et État, qu'il s'agisse du Catholicisme en Irlande, du Non-Conformisme et de l'Anglicanisme en Angleterre et au Pays-de-Galles ou du Presbytérianisme en Ecosse. Les enjeux actuels ne sont pas oubliés : ordination des femmes dans l'Église d'Angleterre ; élévation à la pairie du grand Rabbin ; intégration de la communauté musulmane ; pesanteur religieuse du comportement électoral. Cet ouvrage s'adresse notamment aux anglicistes, aux historiens et tous ceux qui s'intéressent aux problèmes religieux ou à la civilisation britannique.
1936 une année tellement fertile en événements qu'elle s'est chargée de valeurs symboliques ou mythiques, exemplaires au sens espagnol du mot (des phénomènes à la fois modèles et qui s'intègrent dans un ordre supérieur), une année tellement riche qu'elle invite à l'anniversaire et à la célébration. Entre la mort de Valle Inclan, dans les premiers jours de janvier, et celle d'Unamuno, le 31 décembre, en passant par d'autres morts célèbres-Lorca, Maeztu-ou anonymement collectifs, 1936 suggère aussi des ères nouvelles où se matérialisent les espoirs des groupes séculairement dominés, soudain projetés sur le devant de l'Histoire... sans oublier la guerre d'Espagne qui brasse à la fois la mort et l'avenir, le quotidien dramatique et les grandes tensions sociales.
1900, Languedoc. Entre littoral, plaine et montagne, des clichés oubliés redonnent vie aux visages, aux gestes et aux scènes du quotidien d’une époque révolue.
Comment empêcher la guerre ? Est-ce par un refus antimilitariste de porter les armes, ou par un effort préventif pour régler pacifiquement les conflits au moyen d'organismes internationaux ? Peut-on interdire de faire la guerre ? Y-a-t-il des guerres justes ? Pour se défendre par exemple si l'on est attaqué. Peut-on instituer un Droit de la guerre interdisant certaines pratiques ? Le débat autour de la guerre et de la paix n'est pas récent. Dès le Moyen Age et la Renaissance des hommes d'Eglise s'interrogent. Au XVIIIe siècle certains rêvent d'instaurer une paix « perpétuelle ». Mais c'est au XIXe siècle et au XXe que philosophes, économistes, écrivains, hommes politiques, clercs élaborent de nombreux projets. Car, du précepte chrétien Tu ne tueras point à la conception marxiste d'une guerre capitaliste dont les prolétaires seraient les instruments et les victimes, le courant pacifiste s'exprime dans une multitude de mouvements d'inspiration variée, incarnés parfois par d'illustres personnalités. Dans cet ouvrage Nadine-Josette Chaline, professeur émérite à l'Université de Picardie Jules Verne, révèle toute la diversité de ce pacifisme, son écho dans l'opinion publique, mais aussi son échec face à deux guerres mondiales qu'il n'aura pas su ou pas pu empêcher. EXTRAIT Eviter la guerre ou, une fois le combat engagé, l'arrêter... Tel est le but que se donnent divers groupes ou personnalités aspirant à faire disparaître la violence pour régler les différends susceptibles de survenir entre les pays. Ces efforts émanent d'hommes engagés depuis parfois longtemps dans une réflexion sur la nécessité et les moyens de maintenir la paix. En effet, un pacifisme aux multiples facettes se développe au cours du XIXe siècle, beaucoup plus discret que le nationalisme, mais surtout divisé en multiples tendances selon ses motivations. Utilisé pour la première fois au Congrès universel pour la Paix tenu à Glasgow en 1901, le terme « pacifisme » n'est d'ailleurs passé dans le langage courant qu'au début du XXe siècle et n'est admis dans le Dictionnaire de l'Académie qu'en 1930 après de longues discussions. Mais quelle paix veut-on ? Et par quels moyens l'obtenir, puis la garantir ?
Bercy port de Paris, Bercy halle aux vins, Bercy des entrepôts, des wagons-foudres et des ruelles à gros pavés... Dans le vieux quartier promis à la destruction, le photographe a saisi les images d'un monde qui va disparaître. Et l'écrivain s'est amusé à pourchasser les ombres qui hantent encore Bercy, avant qu'elles ne s'éloignent, définitivement.
Qu'il est glorieux dans son horreur profonde ce coin de terre et de sable d'El Moungar, où jeunes et vieux légionnaires, mettant à bien mourir autant de rude bravade qu'ils savaient en mettre à mal vivre, les dents serrées sur leur rage silencieuse, lassèrent l'ennemi à force d'héroïque ténacité, se sacrifiant jusqu'au bout de l'honneur de leur régiment, le 2e Étranger, et à l'accomplissement intégral de leur contrat de soldat. Lieutenant A. Jaeglé
Une invitation à flâner au bord de l'eau et à partir à la recherche des sources, des cascades, des étangs... de Haute-Marne. « Copyright Electre »
C'est au Moyen Âge que les grandes abbayes organisèrent le développement de ces salines entre Guérande et Le Croisic. Le sel était alors l'un des moyens de conservation des aliments, ce qui en faisait un bien extrêmement précieux, mais c'était également le temps de la gabelle. Les dernières salines ont été construites dans les années 1800 qui marquèrent le commencement de leur déclin, concurrencées par celles du Midi et par le sel gemme de l'Est. L'invention des conserves ne fit qu'aggraver le mouvement. Aujourd'hui, pour subsister, les paludiers guérandais ont décidé de jouer la carte de la qualité, afin que soient préservées toute la particularité de cette terre marine et l'élégance de ses géométries, oeuvre d'art née du travail de l'homme.
Le contenu de ce livre va surprendre plus d'un français de l'intérieur du pays. Ces Lorrains qui se mirent jadis au service de la maison d'Autriche ont-ils été assez nombreux pour constituer un groupe social « à part » ? Par quel accident ignoré de l'histoire ont-ils pu s'écarter d'une destinée légitime qui aurait été française ? Ces Lorrains déviés, pour ne pas dire dévoyés, ont-ils eu quelque parenté politique avec ces huguenots qui, à partir de 1685, quittèrent la France pour aller se réfugier auprès de l'électeur de Brandebourg, bientôt roi de Prusse, à Berlin ? Non, il s'agit d'autre chose. Ces Lorrains expatriés n'ont été ni des fugitifs ni des mécontents. Pour comprendre ce phénomène d'émigration presque furtive, il faut d'abord se remettre en mémoire une donnée historique un peu trop oubliée : jusqu'en 1737, la Lorraine fut un État indépendant, avec un duc souverain qui n'avait rien de commun avec les ducs à la française vivant à Versailles dont a parlé Saint Simon dans ses Mémoires. Le duc de Lorraine et de Bar avait une Cour souveraine et des baillis rendant la justice en son nom. Il exerçait pleinement son droit de grâce. Le duc avait sa monnaie propre, ses agents diplomatiques à Versailles, à Rome, à La Haye, à Madrid, à Vienne, à Londres. Dans les églises, les prières du prône étaient faites en son nom. Les fidèles prononçaient : Salvum fac Ducem alors qu'en France on disait : Salvum fac Regem. Le duc pouvait créer des offices, fonder des universités, ouvrir des foires et des marchés, anoblir ses sujets. Il possédait et exerçait sans restriction tous les droits régaliens connus. Ses sujets pouvaient s'expatrier où bon leur semblait, même chez les ennemis du roi de France, pourvu que le duc de Lorraine, seul maître chez lui, leur en ait donné l'autorisation. On vit ainsi au dix-septième siècle, presque au même moment, deux Lorrains authentiques prendre du service armé dans deux camps opposés : le maréchal de Bassompierre chez le roi de France, le feld maréchal François de Mercy chez l'empereur. On aurait bien étonné Bassompierre et Mercy si on les avait traités de transfuges, si on les avait accusés « d'intelligence avec l'ennemi ». L'un et l'autre appartenaient à la haute chevalerie lorraine. Or la Lorraine était trop petite pour eux. Comme Descartes l'avait fait lui-même, ils allèrent chercher un emploi auprès des souverains ayant besoin de leur épée, un point c'est tout.
1666, Sète naît d’un rêve fou : un port au bord de la Méditerranée. De Cette à Sète : Entre nostalgie et réalisme vous plonge dans quatre siècles d’histoire vivante, entre pêcheurs audacieux, joutes légendaires et personnages hauts en couleur.
Découvrez Crime de village, le premier recueil de nouvelles de Jules Renard, paru en 1888. Plongez dans l’univers cynique et drôle de la campagne française du XIXe siècle, où chaque histoire révèle une finesse d’observation unique.
Découvrez comment les politiques manipulent le passé pour servir leurs discours. Utiliser l'Histoire de Jean-Christophe Piot décrypte les idées reçues et les détournements historiques, de la Rome antique au génocide vendéen.
« À quoi bon emprunter sans cesse le même vieux sentier ? Vous devez tracer des sentiers vers l'inconnu. Si je ne suis pas moi, qui le sera ? » Henry David Thoreau (1817-1862) quitte à vingt-huit ans sa ville natale pour aller vivre seul dans la forêt, près du lac Walden. Il a pour habitude de marcher au moins quatre heures par jour. Avec cet éloge de la marche, exercice salutaire et libérateur, Thoreau fait l'apologie de l'éveil à soi par la communion avec la nature.
« Notre langue devient laide et imprécise parce que notre pensée est abrutie, lequel abrutissement est lui-même facilité par la négligence dont souffre notre langue. » George Orwell n'épargne aucun de nos travers langagiers en fustigeant la dégradation des usages chez les politiques, en littérature ou dans nos conversations quotidiennes. Grâce à nombre d'exemples éloquents, il nous enjoint à résister à la vacuité du langage préfabriqué. Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Charles Recoursé
Le peuple n'a que trois moyens de s'en sortir : « Les deux premiers, c'est le cabaret et l'église, la débauche du corps ou la débauche de l'esprit ; le troisième, c'est la révolution sociale. » Dieu et l'État est le texte fondateur de la pensée socialiste libertaire de Mikhaïl Bakounine. Sa critique violente à l'égard de toute autorité se révèle toujours aussi inspirante.
Plongez dans l’hommage vibrant d’André Gide à Henri Michaux, un texte rare et engagé écrit en pleine guerre. Découvrez comment Gide, avec passion et résistance, révèle l’univers mystérieux et poétique de Michaux, un joyau littéraire à ne pas manquer.