Afroamerican Music
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Longtemps on a voulu opposer deux familles du rap français : le rap conscient et le rap bling-bling, les lyricistes et les punchliners - la critique sociale ou le commercial, la poésie ou l'egotrip. Or, l'immense succès du rap de la dernière décennie est venu briser les carcans qui enfermaient cette musique. Ce livre est la chronique de l'explosion artistique qui a vu le rap s'imposer partout. Mehdi Maïzi retrace l'aventure d'un genre qui n'a cessé de passer d'un registre à l'autre, entre la nostalgie du boom bap et l'énergie de la trap, entre l'underground et le succès mondial. Face à une industrie qui encourage les artistes à calibrer leur musique selon la logique productiviste des plateformes d'écoute, il rappelle que la politique du rap ne réside pas tant dans ses textes ou ses publics mais dans son habileté à subvertir ses propres codes.
Plus de 30 ans de jazz. Mémoires de jazz regroupe près de 80 chroniques rédigées par un journaliste grand amateur et connaisseur de ce genre musical et publiées dans Le Devoir. A travers six chapitres thématiques, on peut y lire des portraits de grands musiciens (Miles Davis, Oscar Peterson, Chet Baker, Dexter Gordon et autres); des coups de chapeau à certaines rééditions d'oeuvres musicales majeures; le compte rendu de grands moments du Festival de jazz de Montréal au fil des ans; des textes sur les musiciens canadiens les plus intéressants; et une section sur le jazz et la politique, qui démontre l'implication de certains grands musiciens en faveur de la lutte des Noirs.
Une chose est sûre : le jazz aura été la musique du XXe siècle et Paris l'une des premières et vastes scènes de cette aventure musicale sans précédent. Philippe Hansebout fait entendre la voix d'une confrérie bien particulière : celle des amateurs de jazz. Leur mémoire, la seule qui vaille en art, est celle du coeur. Il convoque ses souvenirs parfois anciens et tente de déployer tout un imaginaire musical. Il a choisi de rendre hommage à ses héros, ses Maîtres anciens pour reprendre le titre d'un célèbre ouvrage de Thomas Bernhard, dans une galerie d'une vingtaine de portraits où les fondateurs de la modernité en jazz côtoient certaines figures singulières ou ayant traversé les époques, quelques tenants du free jazz ou d'éminents représentants de la scène française. Il a choisi de mêler les approches critiques, esthétiques et historiques, n'hésitant pas à établir des correspondances entre le jazz et les autres disciplines de l'esprit : la philosophie, la littérature, la peinture et le cinéma.
L'auteur, spécialiste du jazz des années 1950 et 1960, présente ici une sélection d'enregistrements de cette période. Elle vise à mieux témoigner de toute la charge affective et émotionnelle que porte en elle cette musique, tout en lui restituant ses singularités. Celles-ci sont aussi bien harmoniques que rythmiques, mais aussi inscrites dans une dynamique historique en longue période. Ce qui revient à soulever en conclusion des questions sur la part que tiennent, dans cette musique, les racines africaines, les églises noires, ou les aspirations aux droits civiques.
En trois décennies, Kanye West s'est imposé au coeur des conversations. Sa musique rassemble fans de hip hop, grand public, médias et penseurs. Ses albums ont changé la face du rap et ses collaborations ont redistribué les cartes au sein de l'industrie musicale. Sa vie chaotique, sa personnalité clivante, son narcissisme exacerbé suscitent le débat. Il appartient au clan restreint des musiciens capables de provoquer des changements sociaux et culturels au sein de l'Amérique contemporaine. Adoré, détesté, Kanye West se définit lui-même comme « le plus grand artiste en vie ». Ultra créatif, il s'illustre dans la musique, l'art, la mode, mais aussi la politique ou la religion. Son parcours et sa production questionnent la place de l'expression artistique dans la société actuelle, ses enjeux et ses limites. Adrien Durand est critique musical pour Les Inrockuptibles et communicant. Il est également le fondateur du fanzine Le Gospel. En 2019, il a emporté le prix du meilleur journaliste musical français au International Music Journalism Award du Reeperbahn Festival.
À 90 miles des côtes de Floride, il était logique que les musiques américaines se fassent entendre très tôt à Cuba. Les orchestres blancs nord-américains jouent dans les années 1920 et 1930 à La Havane. Des jazz-bands cubains prennent le relais. Mais le jazz, défini comme musique avec hot et swing, ne pénètre pas dans l'île à cette époque. Dans les années 50 des swingueurs nord-américains viennent se produire à Cuba sans pour autant que des jazzmen cubains émergent. Après la Révolution, les musiciens se retrouvent entre eux pour écouter du jazz sur les radios américaines et en jouer. Faute de rencontres internationales, le jazz devient ce que chacun veut qu'il soit. Quelques disques, dits de jazz, voient le jour. Au début du XXIe siècle, des jazzistas enregistrent plus facilement. Il est alors possible de confronter leur jeu à la définition du jazz, une musique avec une intonation hot et une altération volontaire du rythme produisant un balancement, le swing. Alors y a-t-il du jazz à Cuba ?
Issu d'un paradigme culturel étranger au système des beaux-arts, puisant ses ressources dans la liturgie afro-chrétienne et dans les pratiques carnavalesques, frayant dès son apparition avec la comédie musicale ou plus tard, avec le happening moderniste, le jazz a toujours débordé le domaine de la musique. « Le Jazz et la scène » propose d'appréhender ces débordements comme les manifestations d'une théâtralité aux multiples visages. À travers l'analyse du geste instrumental, des signes explicites et des insinuations discrètes, cet ouvrage montre comment la performance jazz transcende l'abstraction musicale pour faire de la scène un espace de représentation, mais aussi un instrument de légitimation culturelle et de constructions des identités.
Cette étude démontre à travers l'exploration de deux albums du groupe norvégien Shining comment s'associent le metal et le jazz, deux genres musicaux apparemment éloignés l'un de l'autre, pour donner naissance au blackjazz. Stratégie de communication, création d'une communauté autour du groupe, arrangements musicaux minutieux et techniques de saxophone empruntées au free jazz en constituent autant d'éléments. Ce travail de recherche délivre une analyse de cette hybridation musicale exceptionnelle et ouvre la voie à des réflexions critiques sur les musiques extrêmes contemporaines.
Franck Oflo (de son nom de plume) est enseignant et « mosicien ». Il a publié récemment « Photocktails », « Chaman » et « Don Quishepp » (mise en scène par Rosemonde Cathala au festival Jazz In Marciac 2014) aux Éditions Edilivre et expose régulièrement son travail intitulé « Poaimes » (chansons, calligrammes, photos) dans les festivals (à Marciac depuis 1997), les clubs de jazz et les librairies. Elvin Jones de A à ZZ présente des photographies Live de Jazz In Marciac 1998 et du Paris Jazz Festival 2000. Contact : [email protected]
' Mon éloge est un dithyrambe totalement subjectif, sincère et ressenti, un discours "pour l'édification commune", ainsi qu'il est écrit dans les manuels de rhétorique. Il ne cherche pas à plaire aux critiques ou aux chroniqueurs. Il s'adresse aux lecteurs qui veulent découvrir le jazz, à ceux qui l'aiment un peu mais de loin ; aux simples enthousiastes, aussi, ces ravis du jazz, comme moi, qui communient dans la ferveur d'un solo de sax, d'une envolée de trompette, d'un murmure de basse... ' Véritable déclaration d'amour au jazz, ce Petit éloge retrace l'histoire du genre et fait (re)découvrir ses figures les plus mythiques.
Et si le rap était la nouvelle avant-garde littéraire ? Rap : Littérature 2.0 de Juliette Mita brise les frontières entre punchlines et sonnets, révélant comment Booba et Victor Hugo, Dinos et Duras, s’éclairent mutuellement.
Dans cet ouvrage, Ludovic Villard entend balayer les quatre décennies durant lesquelles le rap du Sud des États-Unis ou dirty south, qui a pris ses sources dans les particularismes culturels méridionaux, s'est imposé face aux deux côtes Est et Ouest, et cela par le truchement de labels locaux et indépendants et de personnalités originales. Nous traverserons ainsi le Miami de la bass music du milieu des années 1980, le Houston de J. Prince puis de DJ Screw et de UGK. Après Memphis et sa révolution crunk, nous irons du côté de la Nouvelle Orléans et des empires constitués par No Limit et Cash Money. Depuis l'Atlanta de Laface Records et après l'émergence d'Outkast, nous vivrons la grande prise de pouvoir de la trap dès le début des années 2000. Né à Villeurbanne en 1983, Ludovic Villard enregistre une soixantaine de projets musicaux entre 2007 et 2023 sous le nom de Lucio Bukowski et est l'auteur de recueils poétiques, dont le dernier est paru au Castor Astral, Il faut toujours se préparer à perdre (2022). Récemment il a publié Bandes originales et cinéma de genre (Le mot et le reste, 2023) et Cartilages (Castor Astral, 2024).
Vivant, nerveux, doux, militant, festif, le jazz ravit de nombreux passionnés avec ses rythmes syncopés et ses notes bleues. Mais qu'en connaissons-nous vraiment ? Quel a été le premier morceau de jazz joué en France ? Par quelle manoeuvre incroyable Ella Fitzgerald dut-elle passer pour signer son premier contrat ? Quels sont les rapports du jazz avec la mafia ? Docteur Jazz nous propose une plongée dans l'histoire à travers 49 événements, morceaux et compositeurs célèbres ou oubliés, mais incontournables pour comprendre le jazz. Avec 49 morceaux commentés à écouter dans la playlist accessible en ligne.
Rendre compte de l'histoire du blues et de sa découverte à travers 150 disques glanés au fur et à mesure des concerts, des articles, des rencontres, tel est l'objet de ce livre. Il ne s'agit pas d'être exhaustif mais de proposer un choix parmi les oeuvres les plus marquantes de ce genre musical, depuis Bessie Smith et Robert Johnson jusqu'à Otis Taylor en passant par le blues rural des origines, les hurleurs des années quarante, précurseurs du rock'n'roll, le Chicago blues, la vague britannique de la fin des années soixante et le blues moderne où se mélangent rock, pop, funk et soul. Seuls les albums vinyles ont été retenus, la priorité ayant été donnée à ceux contenant des morceaux remarquables, qui ont fait connaître l'artiste ou laissé une trace dans l'histoire du genre. Né en 1952, Philippe Thieyre a travaillé de 1980 à 2006 à la librairie Parallèles comme disquaire, libraire et éditeur. Journaliste pour Rock&Folk et France Inter, il a écrit de nombreux ouvrages sur la musique.
Née au sein de la diaspora latine de New York au cours des années soixante, la salsa puise ses racines dans une diversité de rythmes originaires de Cuba et des autres Antilles hispanophones. Elle célèbre la vitalité de ce patrimoine afro-caribéen dont elle présente une version plus moderne et cosmopolite, constituant ainsi un rempart culturel à l'hégémonie du rock sur les musiques populaires. Phénomène socioculturel majeur ayant contribué à forger une identité latina transnationale, ce courant musical s'est rapidement diffusé en Amérique latine et au-delà, où il s'est enrichi au contact des traditions musicales locales. À travers une sélection de 100 albums marquants et reflétant la diversité de cette expression musicale, l'ouvrage propose d'explorer l'histoire de la salsa, depuis ses origines caribéennes jusqu'à ses déclinaisons les plus récentes en passant par son âge d'or new-yorkais dans les années soixante-dix. Fabrice Clerfeuille est professeur d'histoire-géographie. Passionné de musiques afro-cubaines et collectionneur, il a effectué plusieurs séjours dans les Caraïbes : à Cuba, en Martinique et en Colombie. Après des études à Porto Rico, Yannis Ruel a été journaliste musical free-lance pour Libération et Les Inrocks entre autres. Auteur des compilations ¡Saoco ! sur le label Vampisoul, il travaille actuellement au secteur Musique des Bibliothèques de Montreuil.
« Coltrane avait une force incroyable dans les muscles du visage ; on ne pouvait tout simplement pas l'arrêter. Miles lui répétait souvent : "Écoute, pourquoi ne joues-tu pas les 27 mesures prévues au lieu de 28 ?", ce à quoi Coltrane répondait : "Je m'implique tellement que je ne sais plus comment m'arrêter". Une fois, lors d'une énième discussion de ce genre, Miles s'est exclamé : "Tu ne sais pas t'arrêter ? Essaie d'enlever le saxophone de ta bouche !" » « Ce livre embrasse une histoire totale : celle d'un homme, d'une musique, et, en filigrane, celle d'un pays. Des premières songs de Broadway à la libération esthétique incarnée par Davis, Cerchiari retrace la grande traversée du jazz comme langage d'affranchissement, comme conquête de modernité, comme affirmation d'un homme noir au coeur de l'Amérique. » Stéphanie Acquette Dans cette biographie magistrale, Luca Cerchiari nous montre Miles non comme un génie isolé, mais comme un laboratoire vivant, moteur et horizon des grandes révolutions du jazz, entouré de musiciens qu'il révèle et transforme (John Coltrane, Cannonball Adderley, Bill Evans, Herbie Hancock, Wayne Shorter, Gil Evans, Joe Zawinul, Chick Corea, Keith Jarrett, John McLaughlin, Jack DeJohnette, Marcus Miller). Refusant toute lecture linéaire ou mythologique, Cerchiari insiste sur les ruptures, les risques et la dramaturgie du son qui fondent l'oeuvre de Davis. La traduction de Stéphanie Acquette, musicienne, restitue avec une rare justesse cette pensée du jazz comme éthique de l'écoute, pratique du risque et manière d'être au monde, où le son devient espace de liberté, de rituel et de transformation. Patrick Frémeaux
"Martial m'a littéralement stupéfié." Sviatoslav Richter "(...) C'est un pionnier. Quelle modernité ! En dépit d'une technique extraordinaire digne d'Art Tatum, Solal n'est pas un virtuose démonstratif et gratuit. Ce sont ses idées qui le rendent virtuose, et non l'inverse. Chez lui aucun effet : que de la musique. Il est un de mes héros." Kenny Werner "L'un des plus grands musiciens du monde, tous styles, tous genres et toutes cultures confondues." Alain Gerber "Rien ici n'est gratuit, les plus folles digressions sont fermement contrôlées. Martial Solal apparaît à tel point improvisateur, pur créateur de l'instant, qu'il est tout près de réaliser ce type d'"improvisation composée" dont rêvaient le Stravinski de Petrouchka, le Debussy de Jeux. (...) Les accidents et les illuminations de ses parcours pianistiques font de lui, actuellement, le premier compositeur de jazz dans le monde." André Hodeir "Martial Solal est certainement le musicien européen le plus important du XXe siècle avec Django Reinhardt. Son oeuvre est celle d'un génial improvisateur mais aussi un des plus grands orchestrateurs et compositeurs comme "A bout de souffle" de Jean-Luc Godard. Il est le pianiste de référence pour tous les pianistes de l'histoire du jazz et se produira sur près de 80 ans de carrière qui recoupe son siècle de jazz, aux côtés de Django Reinhardt, Sidney Bechet, Roy Haynes, Chet Baker, Kenny Clarke, Dizzy Gillespie, Stan Getz, Stéphane Grappelli, Didier Lockwood... Il est l'un des génies de la plus populaire musique savante du XXe siècle." Patrick Frémeaux Martial Solal écrit sa première autobiographie. Après le livre "Ma vie sur un tabouret, transcription d'entretiens avec Franck Médioni chez Actes Sud, et ceux avec Xavier Prévost aux Éditions Michel de Maule/Ina intitulés "Compositeur de l'instant", il nous offre une véritable historiographie de son oeuvre au travers du mouvement musical dont il a façonné le profil européen.
"J'avais pris une demi-douzaine de cours avec Daniel Humair, dans les années soixante-dix... "Alain Gerber est non seulement l'une de nos grandes plumes contemporaines, mais également un historien du jazz de référence. Ces décennies d'émissions sur France Musique et France Culture en attestent. Auteur d'une trentaine de livres sur le jazz, rédacteur-concepteur de la collection des coffrets The Quintessence chez Frémeaux & Associés, il est par ailleurs et surtout batteur amateur. Comme me le confiait récemment Philippe Baudouin, il y a deux types d'historiens-journalistes dans le jazz : ceux qui pratiquent la musique, et les autres. Alain Gerber est donc triplement pertinent pour nous faire comprendre, souvent avec humour, l'art du rythme et de la batterie dans le jazz, et pour nous inciter à goûter les subtilités et les prouesses de Kenny Clarke, Jo Jones, André Ceccarelli, Christian Vander, Aldo Romano, Roy Haynes, Max Roach, Georges Paczynski, Buddy Rich, Elvin Jones, Art Blakey, Baby Doods, Gene Krupa, Connie Kay et même de Ringo Starr. Il offre un véritable support à nos émotions ; celui d'un imaginaire documenté qui nous fournit de nombreuses clés et nous ouvrent des perspectives variées, pour apprécier et comprendre ce qui a révolutionné les musiques du XXe siècle, à savoir l'histoire du rythme." Patrick Frémeaux. Alain Gerber a reçu le prix Goncourt de la nouvelle, mais aussi le prix Interallié pour "Le verger du diable". Critique à Jazz Magazine et Diapason, producteur à France Musique et France Culture, auteur d'une vingtaine de biographies de grands jazzmen, Alain Gerber est le directeur artistique de la collection "The Quintessence" regroupant chez Frémeaux les 80 coffrets offrant une relecture historique parfaite du jazz.
"Les vrais amis sont comme des étoiles ; vous ne pouvez les reconnaître que lorsqu'il fait sombre autour de vous." Bob Marley Bob Marley est l'un des musiciens populaires les plus marquants du XXe siècle. Des rues brûlées par le soleil de Trench Town, un ghetto de Kingston, aux plus grands stades du monde il est devenu, depuis sa disparition à seulement 36 ans, l'icône mondiale du reggae, de la culture rastafari et véritable rockstar planétaire à l'aura intemporelle. Cette biographie discographique a été rédigée par les plus grands spécialistes de Marley et de la musique jamaïcaine : Roger Steffens, Bruno Blum et Leroy Jodie Pierson. On y suit les Wailers (Bob Marley, Peter Tosh et Bunny Wailer) entre 1967 et 1972, avant leur signature avec les disques Island et la reconnaissance internationale. Ces années noires, faites de misère et d'échecs, sont également celles des collaborations avec les producteurs légendaires : Leslie Kong et Lee « Scratch » Perry. On y découvre l'incroyable persévérance et résilience de ces jeunes rebelles, dont la musique s'imprégnait progressivement de tous les phénomènes sociaux et culturels qui traversent la Jamaïque à la fin des années 1960 (racisme, décolonisation, exclusion, développement du mouvement mystique Rastafari). Ce livre retrace non seulement un parcours légendaire et méconnu, mais rend également compte, via l'étude des chansons des Wailers, de l'émergence d'un nouveau style de musique, issu du ska de la soul et du funk, qui allait conquérir le monde : le reggae. Augustin Bondoux & Patrick Frémeaux Bruno Blum, directeur de collection du rock et des musiques des Caraïbes chez Frémeaux avec plus de 60 ouvrages, journaliste et auteur de 30 livres sur le rock et le reggae, il a contribué à la réédition des inédits de Bob Marley. Roger Steffens, est le légendaire et incontesté spécialiste mondial de Bob Marley. Il détient la plus grande collection de documents sur Marley au monde. Il a contribué aux rééditions de nombre d'inédits avec Blum et Pierson. Leroy Jodie Pierson est un musicien de blues, historien et collectionneur érudit de reggae.
« Un jour de 1957 ou 1958, je ne sais plus, un disque orange arriva par la poste à la maison. Il était édité par la Guilde du jazz. (...) Ce mystérieux 25cm inonda la même année des milliers de foyers français et contamina, sans s'en douter, toute une génération d'adolescents au virus du swing. Demandez à Didier Levallet, Jean-Paul Boutellier (fondateur de jazz à Vienne), Alain Pailler, Francis Marmande et beaucoup d'autres encore si cela ne fut pas le cas pour eux. Ce disque qui s'intitulait avec pertinence "Horizons du jazz" fut pour moi et mon frère jumeau Gilles la révélation éblouie d'un nouveau monde. À l'affiche de cette première anthologie jamais publiée en France, des noms qui m'étaient, à l'exception de Sidney Bechet, tous encore inconnus : Art Tatum, Charlie Parker, Coleman Hawkins, Dizzy Gillespie, Erroll Garner, Woody Herman, etc. Dans le texte de pochette, on présentait le jazz comme "l'expression vivante de la musique du peuple afro-américain". Il n'avait pas tort. Je ne cesse depuis d'essayer avec passion et détermination d'élargir les horizons. » Pascal Anquetil Pourquoi aimons-nous le jazz ? Pascal Anquetil, plume essentielle et témoin infatigable des scènes françaises, y répond par une collection de chroniques où l'émotion guide la pensée. De Billie Holiday à Ella Fitzgerald, de Monk à Miles, de Django à Petrucciani, il célèbre celles et ceux qui ont façonné cette musique de fièvre, de combat et de beauté. Son écriture, à la fois sensible et précise, saisit l'instant : une voix, un souffle, un éclat de lumière sur une scène de club. Ces textes sont autant d'exercices d'admiration que de déclarations d'amour au jazz. Une invitation à écouter autrement. Patrick Frémeaux Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Shirley Horn, Abbey Lincoln, Diana Krall, Nat King Cole, Frank Sinatra, Scream Jay Hawkins, Al Green, Louis Armstrong, Sidney Bechet, Duke Ellington, Thelonious Monk, Miles Davis, John Coltrane, Art Blakey, Chet Baker, Stan Getz, Keith Jarrett, Brad Mehldau, Django Reinhardt, Stéphane Grappelli, Martial Solal, Trio HUM, Michel Petrucciani, Didier Lockwood Pascal Anquetil est journaliste français spécialisé dans le jazz, notamment à Jazz Magazine. Il a également dirigé le Centre d'Information du Jazz, contribuant à la diffusion et à la structuration de la connaissance sur cette musique et sa professionnalisation. Son travail s'inscrit dans une approche critique et documentaire de l'histoire du jazz.
Un livre illustré de photos et de dessins originaux qui propose une approche collective, multiple, texte et image, pour percer le fameux mystère Monk.Il y a quarante ans, le 17 février 1982, disparaissait l'une des figures essentielles du jazz : Thelonious Sphere Monk. Poète de l'essentiel, il a écrit quelques unes de plus belles pages du jazz moderne avec Charlie Parker, Miles Davis, Sonny Rollins et John Coltrane. Le pianiste est singulier, le compositeur, auteur du célèbre standard " Around Midnight ", est l'un des plus prolifiques de l'histoire du jazz. L'homme est fantasque, mutique, mystérieux.Dans Mystère Monk, Franck Médioni a rassemblé plus de cent-vingt contributions de par le monde. Ils sont musiciens (Sonny Rollins, Herbie Hancock, Chick Corea, Martial Solal, Archie Shepp, Bill Frisell, Joe Lovano, John McLaughlin, Laurent de Wilde, Yaron Herman, Henri Texier, Bernard Lubat, Jean-Claude Vannier, Alain Planès, Pascal Dusapin...), journalistes (Michel Contat, François-René Simon, Guy Darol, Edouard Launet...), musicologues (Leïla Olivesi, Lewis Porter), écrivains (Jacques Réda, Yannick Haenel, Philippe Sollers, Jean Echenoz, Yves Buin, Zéno Bianu, Allen Ginsberg, Christian Bobin, Sylvie Kandé, Jack Kerouac, Esther Tellermann, John Edgar Wideman, Julio Cortázar, Roberto Bolaño, Nimrod, Éric Sarner, Marcus Malte, Pacôme Thiellement...), photographes (Jean-Pierre Leloir, Guy Le Querrec, Bob Parent, Roberto Polillo, Marcel Fleiss, Christian Rose...), dessinateurs (José Muñoz, Cabu, Serguei, Willem, Blutch, Youssef Daoudi, Edmond Baudoin, Louis Joos, Jacques Loustal, Serge Bloch, Jochen Gerner, Christophe Chabouté...), peintres (Miguel Barceló, Ben, CharlÉlie Couture...) ou réalisateurs (Bertrand Tavernier, Clint Eastwood).Cet ouvrage collectif est kaléidoscopique. Il multiplie les angles (témoignages, analyses, récits, fictions, poésies, photographies, dessins, peintures). Un livre polyphonique qui est à la fois chronologique et thématique. Écritures variées, rythmes éclatés, images et couleurs démultipliées, un portrait saisissant de Monk s'esquisse.Prix André Manoukian 2022
Ne croyez pas ce que disent les vieux bluesmen du Delta. Le blues n'est ni une affaire d'hommes ni le fruit du diable, on le doit à une femme : Ma Rainey, la « mère du blues ». Elle a été la première à incarner cette musique, où se reflétaient la douleur et les espoirs d'être née noire, femme et pauvre dans le Sud des États-Unis, à l'orée du xxe siècle. Pionnière dans une époque de changements, son parcours et sa voix témoignent autant de l'affranchissement des artistes noirs que d'une féminité rebelle, assumant une sexualité libérée. Star du vaudeville et des premiers 78-tours dans les années 1920, elle a été le modèle de Bessie Smith, Louis Armstrong et bien d'autres. Ancêtre commun au jazz, au rock, au funk, au hip-hop et à toute leur descendance, sa contribution est historique. Steven Jezo-Vannier, né en 1984, est un spécialiste de la musique et de son histoire. Il a écrit des documentaires (Dieu, Diable et Rock'n'roll) et plus d'une douzaine de livres publiés aux éditions Le mot et le reste, des essais (Respect, le rock au féminin, Contre-Culture(s)) et des biographies: Frank Sinatra, Grateful Dead, The Byrds, ou Ella Fitzgerald.
John Coltrane, l'amour suprême est la biographie la plus complète existante en France à ce jour. Elle se distingue de la biographie américaine de référence, celle de Lewis Porter (John Coltrane, sa vie, sa musique), en développant deux aspects essentiels : Coltrane politique et Coltrane mystique. Franck Médioni analyse ses rencontres marquantes (Miles Davis, Thelonious Monk), met des coups de projecteur sur ses albums importants (Giant Steps, My Favorite Things, A Love Supreme). Il inscrit John Coltrane dans son époque, dans l'histoire du jazz, et questionne son message, son héritage. Journaliste et écrivain, Franck Médioni est le producteur, entre 1995 et 2014, de l'émission hebdomadaire "Jazzistisques" sur France Musique et collaborateur régulier pour France Culture et FIP. Il est l'auteur de nombreux livres consacrés au jazz dont Le tour du jazz en 80 écrivains illustré par Pierre Alechinsky, ou Sound of surprise (Le Mot et le Reste).
L'histoire n'est pas l'étude du passé : c'est l'étude du changement. L'histoire nous apprend ce qui demeure inchangé, ce qui change et comment les choses changent. » Yuval Noah Harari Nexus (Albin Michel) « Si n'était tapie, dans cette inexplicable et inextinguible pulsion de vie, l'incommensurable force résiliente de la prière, de la musique, de la poésie, d'une cosmogonie inventée pour échapper à cet univers apocalyptique. (...) » Christiane Taubira Ex-Garde des Sceaux et Ministre de la Justice Dans l'histoire américaine, les musiques des Caraïbes sont l'éléphant au milieu de la pièce. Elles sont l'évidence - mais tabou, passées sous silence. Les musiques américaines ont bouleversé le monde et doivent beaucoup aux Caraïbes. Pourtant, leur rôle crucial dans le développement de ces musiques est largement occulté. On connaît souvent les versions américanisées issues de la diaspora, mais le blues et le jazz caribéens, pourtant remarquables, restent méconnus. Pour joindre l'écoute à la lecture, chaque chapitre correspond à un coffret CD disponible chez Frémeaux et Associés. Spécialiste des musiques des Caraïbes comme des États-Unis, Bruno Blum dévoile ici avec érudition une relecture radicale qu'une part très substantielle des musiques américaines modernes sont une émanation des Caraïbes : jazz, salsa, rap, soul, ska, funk, etc. qui ont des origines créoles communes de la Jamaïque à Cuba, de la Martinique à New York et de Haïti à la Nouvelle-Orléans. En retour elles ont été nourries par les musiques américaines dans un va-et-vient passionnant, éblouissant, raconté ici. Patrick Frémeaux Musicien, ex journaliste du magazine Best, Bruno Blum a vécu en Jamaïque et réalise plus de 80 coffrets CD pour les collections « Caraïbes » et « Rock » de Frémeaux et Associés. Historien de la musique, il est notamment l'auteur de « Le rap est né en Jamaïque » et « Le Reggae » (Le Castor Astral), Bob Marley & The Wailers 1967-1972 - Soul Revolution avec Roger Steffens et L. J. Pierson (Frémeaux).
« Armstrong ; cette voix qui unit le ciel et l'enfer. » Philippe SOUPAULT « (...) Une « direction artistique » assurée par l'un des meilleurs écrivains du jazz, Alain Gerber (magnifique liner notes). » Frédéric GOATY, Jazz Magazine « Mesure-t-on bien que, dans l'ordre de la création, Louis Armstrong, au XXe siècle, n'a qu'un égal, Picasso ? Ce gosse pauvre, fils d'une blanchisseuse de La Nouvelle-Orléans placé dans un orphelinat où il apprend à jouer du cornet à pistons, va inventer à lui seul ou presque la musique du siècle, la musique classique américaine. » Michel CONTAT, Télérama Dans ce livre, regroupant les livrets écrits pour les coffrets Frémeaux & Associés, Alain Gerber raconte Louis Armstrong, Jelly Roll Morton, Sidney Bechet, Bessie Smith, Fletcher Henderson, Bix Beiderbecke, Earl Hines et Fats Waller. Tous participent à la création d'un langage nouveau : une musique libre, inventive, portée par l'improvisation et le swing. Une plongée au coeur du moment où, véritablement, Dieu créa le jazz. Patrick FRÉMEAUX Alain Gerber a reçu le prix Goncourt de la nouvelle, mais aussi le prix Interallié pour « Le verger du diable ». Critique à Jazz Magazine et Diapason, producteur à France Musique et France Culture, auteur d'une vingtaine de biographies de grands jazzmen, Alain Gerber est le directeur artistique de la collection « The Quintessence » regroupant chez Frémeaux les 80 coffrets offrant une relecture historique parfaite du jazz.
Un bègue, une cagette. Il faut les faire sonner comme un band. Voilà leSaint-Esprit qui descend sur Besman et Siracuse. La semelle bat la mesurecontre une palette. Un micro au ras du sol capture le stomp. Un autre microsur la guitare. Les latrines, 2,50 mètres plus loin. L'enceinte est chambréedans la cuvette des chiottes. Dans cette cuvette, face à l'enceinte, encoreun micro. Son câble retourne au studio, dans une enceinte orientée sur laguitare, qui rebalance toute la sauce dans la caisse par la rosace, et fermela boucle ! Charles Shaar Murray, qui décrit la scène, écrase une larmedevant l'invention fortuite et précoce de la chambre d'écho. Intéressé par l'idée de reconnecter les fans de rock au blues, PhilippeManoeuvre donne à Christian Casoni les clefs de la rubrique BeanoBlues dans Rock&Folk pour parler du chant des jukes, ces abreuvoirscampagnards. Il décide de le faire sur un ton qu'il veut légèrementsacrilège, et met au ban le traitement savant de cette musique. Au fild'une anthologie d'articles qui sonnent comme autant de nouvellesde série noire, le journaliste tend à montrer que s'adresser aux fansdes Stooges et des White Stripes, c'est inévitablement parler à ceuxde Howlin' Wolf, Elmore James ou Hound Dog Taylor. Christian Casoni est un garçon de bureau né en 1958, un temps postier, prof, illustrateur et dessinateur de presse, il a été rédacteur en chef de Blues Again et pigiste chez Rock&Folk.
"Ce livre est très remarquable. Je dirais même exemplaire, et pour plus d'une raison. C'est fou ce qu'on y trouve, et plus fou encore ce qu'il vous invite à chercher." Alain Gerber Quand Henri Crolla meurt en 1960, poètes, réalisateurs, musiciens et acteurs du Tout-Paris lui rendent un hommage public. La vie de ce guitariste inouï aura été aussi fulgurante et incandescente que le chemin que tracent les poussières d'étoiles en entrant dans l'atmosphère. Né en 1920, ce fils de musi-ciens napolitains en exil, grandit dans les basfonds parisiens, dans la « zone », où il côtoie une certaine famille Reinhardt. Adolescent, il joue de la mandoline devant les cafés de Montparnasse, y rencontre Prévert et le Groupe Octobre qui le prennent sous leur aile. Après-guerre, il devient l'un des guitaristes de jazz français les plus incontournables de son temps, compose des musiques de films, accompagne ou assure la direction musicale des plus grandes vedettes comme Piaf et Montand. Il apprend même la guitare à Jacques Higelin... Avant de disparaitre à seulement quarante ans. Stéphane Carini réalise une inestimable somme qui nous plonge dans la constellation musicale et la vie d'un artiste injustement oublié. Sa musique est pourtant la clé de voute de la bande-son de la France des années 1950. L'auteur brosse le portrait de l'un des plus grands guitaristes du XXe siècle et à tra-vers lui, celui d'une époque révolue, le début des Trente Glorieuses : un âge d'or pour le jazz, le mu-sic-hall, la poésie ou le cinéma. Augustin Bondoux et Patrick Frémeaux Né en 1960, Stéphane Carini est diplômé de Sciences Po Paris. Il a contribué aux Cahiers du jazz ou à la revue Jazzman. Il est l'auteur de Les Singularités flottantes de Wayne Shorter, publié aux éditions Rouge Profond en 2005, qui est l'ouvrage de référence sur le saxophoniste américain.
Et si le jazz était né d’un mélange inattendu entre Robespierre, des pharaons et un moine allemand ? Sur les routes du jazz révèle les secrets méconnus d’une musique qui a traversé les siècles et les continents.
« Lorsqu'ils s'étaient hissés sur l'estrade de ce club, leur seul espoir était de tuer le temps. En fait, ils l'avaient arrêté. L'espace d'un instant, ils étaient devenus éternels. » Alain Gerber Et si les fausses biographies disaient plus vrai que les biographies savantes ? Avec une langue impressionniste, Alain Gerber prête sa voix au saxophoniste Sonny Criss et restitue non pas les faits mais l'expérience vécue du jazz. À travers ces mémoires imaginaires surgit une vérité sensible : la Black California des années cinquante, ses clubs enfumés, ses héros fragiles, l'ombre tutélaire de Charlie Parker. On croise Dizzy, Dexter Gordon, Teddy Edwards, Hampton Hawes, Eric Dolphy, et toute une génération de musiciens partagée entre marginalité et grandeur. Ce livre n'est pas une reconstitution historique : il est une plongée dans l'atmosphère, l'émotion et la condition de ces créateurs, il comble le silence laissé par Sonny Criss, dont la voix écrite nous manquait. Patrick Frémeaux Alain Gerber a reçu le prix Goncourt de la nouvelle, mais aussi le prix Interallié pour « Le verger du diable ». Critique à Jazz Magazine et Diapason, producteur à France Musique et France Culture, auteur d'une vingtaine de biographies de grands jazzmen, Alain Gerber est le directeur artistique de la collection « The Quintessence » regroupant chez Frémeaux les 80 coffrets offrant une relecture historique parfaite du jazz.
"Mes disques avec les Red Hot Peppers ont montré au monde entier ce qu'il convenait de faire, si l'on voulait se prévaloir du titre de jazzman. Ils ont prouvé une fois pour toutes qu'il ne suffit pas de braire dans un instrument en enfilant sur un fil tordu toutes les idées qui vous passent par la tête, dans le désordre où elles se présentent !" Jelly Roll Morton "Directeur de la collection de coffrets "The Quintessence" qui présente les meilleurs enregistrements d'une cinquantaine de génies du jazz, Alain Gerber impose Jelly Roll Morton comme troisième artiste de la collection, entre Count Basie et Duke Ellington, et le choisit aujourd'hui comme personnage de son "roman autobiographique". Biographe et discographe du jazz, Gerber pousse la confession de personnages dont il connaît le parcours dans les moindres détails. Délectable à souhait, Un Noël de Jelly Roll Morton donne la parole à celui qui n'hésitait pas à écrire "inventeur du jazz" sur ses cartes de visite, un certain Ferdinand Joseph Lamothe dont les multiples compositions ont durablement imprimé l'histoire de la musique américaine." Patrick Frémeaux Alain Gerber a reçu le prix Goncourt de la nouvelle, mais aussi le prix Interallié pour "Le verger du diable". Critique à Jazz Magazine et Diapason, producteur à France Musique et France Culture, auteur d'une vingtaine de biographies de grands jazzmen, Alain Gerber est le directeur artistique de la collection "The Quintessence" regroupant chez Frémeaux les 80 coffrets offrant une relecture historique parfaite du jazz.
Acteur et témoin privilégié de l'émergence du free jazz à la fin des années cinquante, le trompettiste afro-américain Don Cherry s'est construit dans l'ombre des plus grands saxophonistes de son temps: Ornette Coleman, John Coltrane et bien d'autres. Tête de proue de l'avant-garde, Cherry se sent tôt à l'étroit dans une Amérique conservatrice et va alors entamer un long voyage, au sens propre, et se construire un univers unique où se mêlent le jazz, les folklores du monde et maints autres champs. Sa vie emprunte ainsi une trajectoire singulière où se croisent notamment Lou Reed, Allen Ginsberg, Alejandro Jodorowsky ou Sun Ra. Cette biographie entend donner au lecteur les clés de ce monde en proposant une discographie contextualisée et appuyée par de nombreux témoignages d'époque. Originaire de Bretagne, Nicolas Fily a travaillé deux ans au festival des Trans Musicales avant de devenir disquaire à Rennes puis à Bruxelles, où il vit toujours. Depuis 2015 il chronique, principalement le jazz, pour le webzine Goûte Mes Disques. Son premier livre John Coltrane, The Wise One, publié aux éditions Le mot et le reste, est sorti en 2019.
"On ne sait pas si le cinéma est important dans notre siècle. Peut-être que ce qui est important, c'est un jazzman, comme Duke Ellington." Orson Welles. "Alain Pailler est un spécialiste et, mieux encore, un amoureux d'Ellington. Voici qu'il se lance dans l'exploration de Ko-Ko - la version princeps du 6 mars 1940 {...} Sa précision n'a d'égal que son lyrisme. Son enthousiasme, communicatif, n'empiète jamais sur la rigueur de l'historien." Jacques Aboucaya (Jazz Magazine). "Lorsque j'ai demandé à Alain Pailler lequel de ses trois livres sur le Duke pouvait avoir ses faveurs, il m'a répondu sans hésitation que c'était Ko-Ko, couronné par l'Académie du Jazz et, selon lui, synthèse de son travail sur l'univers ellingtonien. Sur les ondes de France Musique, Franck Médioni a pour sa part précisé : "C'est l'étude, minutieuse, du chef d'oeuvre de Duke Ellington. C'est aussi, en creux, un subtil portrait du Duke." Dans ce livre, j'ai vu Ellington comme on voit Mozart ; la juxtaposition sensible et solaire de la composition, de l'arrangement et de l'interprétation comme une seule et même oeuvre, démontrant le génial aller-retour entre arbitrage individuel et effort collectif. Plus qu'un texte sur l'un des jazzmen majeurs du XXe siècle, il s'agit d'une analyse qui s'attache à saisir ce que recouvre le terme « création ». A juste titre, Alex Dutilh rappelle que Ko-Ko est "tout simplement un des chefs-d'oeuvre de l'histoire du jazz." Patrick Frémeaux. Écrivain et chroniqueur de jazz, Alain Pailler est devenu le spécialiste reconnu de Duke Ellington avec trois livres qui lui sont consacrés. Il est aussi le traducteur de poètes états-uniens du XXe siècle, et a participé aux cahiers du jazz. Alain Pailler a été le directeur artistique chez les disques Frémeaux & Associés de l'anthologie "Plaisir d'Ellington" qui a reçu les distinctions Choc Jazzman, Diapason d'Or et Évènement Télérama.